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Justin Hardy - A Feast At Midnight (1994)


Si la présence de Christopher Lee  et une affiche vaguement inquiétante où l'ombre du comédien dessine le crâne d'un dinosaure annoncent une bobine qui fout la pétoche, on cherchera en vain la moindre trace de frissons dans A Feast At Midnight. Il s'agit en réalité d'une comédie, pleine de tendresse et d'émotions qui voit un jeune garçon rejoindre une prestigieuse école anglaise. Face aux brimades de ses camarades et, plus singulier, au régime alimentaire particulièrement strict qui y est appliqué, Magnus se réfugiera la nuit dans les cuisines pour mijoter des gourmandises avec d'autres gamins de plus en plus nombreux. Ils formeront ainsi le club du festin de minuit. Rien d'effrayant donc dans ce curieux sujet. Cela en fait-il un mauvais film pour autant ? 

Bien au contraire car, sur un mode léger, le long métrage mitonné par le fils de Robert Hardy (qui campe le directeur) évoque la sévérité rigide de ces établissements scolaires britanniques d'un autre âge et en corolaire, la cruauté des enfants entre eux, jamais avares en moqueries et humiliations. C'est amusant et délicieux, croquant même le Jurassic Park de Spielberg lorsque le Christopher Lee, surnommé le Raptor, rôde dans les cuisines à la recherche de ses élèves. Comme toujours avec le cinéma anglais, l'interprétation est savoureuse, qu'il s'agisse des vétérans déjà cités, auxquels se joint Edward Fox, que nous aurions aimé voir davantage à l'écran, ou bien des acteurs en herbe tous parfaits, notamment Freddie Findlay. Plus anecdotique, on relèvera la participation furtive de Michael Gove, futur ministre de Brian Johnson et chancelier du duché de Lancastre ! Saupoudré de ce charme typiquement british, A Feast At Midnight parait ne pas avoir rencontré un franc succès commercial, justifiant plus encore sa (re)découverte. (05.04.2021) ⍖⍖



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