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Affichage des articles du mars, 2026

Brian De Palma - Scarface (1983)

Quelques très grands films jalonnent la carrière d'Al Pacino : la trilogie du Parrain (1972,1974, 1990), L'épouvantail (1973), Serpico (1973), Un après-midi de chien (1975), Cruising (1980) et donc Scarface lequel, il faut le reconnaître, lui offre une de ses dernières apparitions dans une œuvre majeure. S'étant tellement investi dans le rôle de Tony Montana, dont on n'imagine même pas qu'il puisse être incarné par un autre que lui, Pacino a mis longtemps à se remettre de son interprétation. On ne le reverra ainsi que deux ans plus tard à l'écran dans le pesant Révolution de Hugh Hudson. Au départ, le rôle ne lui est pourtant pas proposé en priorité. Sylvester Stallone est d'abord associé mais il lui préférera Stayling Alive . De même, Brian De Palma n'est pas le premier choix du producteur Martin Bregman qui pense d'abord confier la mise en scène à Sidney Lumet, qui décline le job, jugeant l'histoire trop violente. C'est donc l'auteu...

Hooded Menace / Anima Morte - Split (2010)

Lasse Pyykkö (Claws, Vagrant Coffins et bien d’autres encore) est trop attaché à l’underground pour ne pas aimer pratiquer l’exercice viril du split. Avec son Hooded Menace au statut culte quasiment dès sa sortie de terre il y a à peine trois ans, il s’associe, en attendant celui annoncé avec Asphyx (!), avec les suédois de Anima Morte le temps de cette rondelle limitée à 500 exemplaires d’ors et déjà épuisée et éditée sous la forme d’un 7’ picture disc de toute beauté. Bref, ça sent l’objet de collection. Culte quoi, à l’image de ses auteurs et du label Doomentia records.  Allant jusqu’au bout du concept, les deux groupes ont décidé de se délester chacun d’une reprise (instrumentale) de l’autre. Et ce qu’il y a de fascinant ici est que les deux protagonistes en présence ont su conserver leur identité, leur style et ce, d’autant plus qu’ils n’arpentent pas tout à fait les mêmes caveaux, l’un (Hooded Menace) pataugeant dans un death doom baveux et old school tandis que l’autre (Anim...

Brian De Palma - Blow Out (1981)

Brian De Palma s’est imposé dans les années 70 grâce à une série de films très personnels, thriller ( Obsession ) ou fantastique ( Carrie , Phantom Of The Paradise ), dont l’affolante virtuosité technique a fait de lui l’un des cinéastes les plus doués de sa génération. Après le succès de Pulsions , il souhaite à l’aube des années 80 s’extraire du cinéma de genres et se frotter à des projets plus ambitieux. L’adaptation du roman de Robert Daley, Le prince de New York , devait lui en fournir l’occasion mais il est finalement renvoyé de la production, remplacé par Sidney Lumet. A la place, il réalise Blow Out dont il est l’auteur du scénario. De prime abord, celui-ci semble s’inscrire dans la continuité de ses films précédents, particulièrement du fait de cette influence hitchockienne toujours de mise et dont il ne se départira vraiment qu’après Body Double (1984). Le héros qui sauve une femme de la noyade, la cloche de la liberté, cette variation autour du cri ou cette course-poursuit...

Burning Witches - The Dark Tower (2023)

Incapable à ses débuts de graver deux albums de suite avec les mêmes musiciennes, Burning Witches a enfin fixé son line-up depuis que la guitariste Larissa Ernst a remplacé Sonia Anubis. Il est probable que cette stabilité inédite n'est pas étrangère à la bonne tenue de The Dark Tower , qui aligne le même quintet déjà à l'œuvre sur The Witches Of The North . Mais contrairement à celui-ci qui marquait légèrement le pas comparé à Hexenhammer et surtout à Dance With The Devil , ce cinquième album enchante bien davantage. Evidemment, le registre demeure inchangé, à savoir un heavy metal typique des années 80 auquel un casting 100% féminin confère non seulement un charme évident mais aussi sa particularité, même si le genre n'a pas attendu les Suissesses pour cela, (Girlschool et autre Vixen). Une entame furieuse dans la rugissante tradition (l'imparable 'Unleash The Beast'), la ballade obligée qui a toutefois le bon goût de ne pas patauger dans le sirop ('Tomorr...

Burning Witches - The Witch Of The North (2021)

Si nous ne surprendrons jamais Burning Witches en flagrant délit d’originalité, au moins faut-il reconnaître aux Suissesses une louable fertilité. Ainsi, un peu plus d’un an après avoir enfanté le solide Dance With The Devil , les Amazones du heavy metal européen exécutent déjà une quatrième saillie alors même que les EPs Acoustic Sessions puis The Circle Of Five les ont occupées entre ces deux rondelles et en pleine disette scénique imposée par ce fichu épisode  Covid.  Sans doute les belles étaient-elles impatientes de présenter au public leur nouvelle incarnation suite au recrutement de Larissa Ernst, qui a la lourde tâche de remplacer Sonia Nusselder partie caresser son manche au sein de Cobra Spell et surtout Crypta qu’elle a formé avec d’anciennes nanas de Nervosa. Certes, la paire de mini-albums avait déjà présenté la guitariste mais un seul nouveau titre, ‘The Circle Of Five’ et des relectures acoustiques n’étaient pas suffisants pour réellement juger cette recrue. ...

Brian De Palma - Phantom Of The Paradise (1974)

Comparé à tort au Rocky Horror Picture Show dont il se distingue par sa foisonnante richesse aussi thématique que visuelle, Phantom Of The Paradise brasse de nombreuses influences, film musical et fantastique qui se nourrit aussi  bien du Fantôme de l'opéra de Gaston Leroux que du Portrait de Dorian Gray ou du mythe de Faust en une oeuvre gigogne baroque et jubilatoire. Il est une critique du show business où une mode en chasse une autre mais surtout une histoire d'amour tragique façon La belle et la bête. Après Soeur de sang (1973), le talent de Brian de Palma explose sur pellicule, abusant avec une virtuosité gourmande de ce langage cinématographique dont il est (déjà) friand : travellings à couper le souffle, splitscreen, recours à des focales très courtes etc...  On y retrouve également toutes ses obsessions, le voyeurisme symbolisé par cette multitude d'écrans et de caméra, son amour incestueux pour Hitchcock (cf. le clin d'oeil à Psychose ), sans oublier des ré...

Burning Witches - The Circle Of Five (2020)

Malgré sa jeunesse, Burning Witches a déjà connu plusieurs départs dans ses rangs. Après celui de la guitariste Alea Wyss (en 2018) et de la chanteuse Seraina Telli l'année suivante, c'est au tour de la fine lame Sonia Nusselder, par ailleurs très appréciée des fans, de faire sa valise ! Et comme elles l'avaient fait avec Wings Of Steel , alors chargé de soumettre au public la hurleuse Laura Guldemond , les tigresses se fendent aujourd'hui d'un EP afin de présenter leur nouvelle parure. Espérons que cette énième incarnation avec Larissa Ernst à la seconde guitare soit (enfin) la bonne. Produit hydride, The Circle Of Five n'est malheureusement guère prometteur et nous laisse craindre une instabilité récurrente autour des historiques Romana Kalkuhl (guitares), Jeanine Grob (basse) et Lala Frischknecht (batterie). L'inédit qui donne son nom à cette maigre rondelle n'est pas en cause, solide bustier enfermant un heavy metal à la Judas Priest qui voit les bel...

Robert Wise - Le mystère Andromède (1971)

Adaptation fidèle d’un roman de Michael Crichton paru en 1969, Le mystère Andromèd e relate la mission confiée à un groupe de quatre scientifiques visant à identifier un virus d’origine extraterrestre qui s’est propagé suite au crash d’un satellite américain chargé de collecter des micro-organismes inconnus. Ceux qui s’attendent à un film catastrophe bactériologique à gros sabots comme Virus (1980) ou plus tard Alerte ! (1994) risquent d’être fortement déçus par les partis-pris radicaux choisis par Robert Wise qui troque volontairement les acteurs de renom pour d’obscurs seconds couteaux peu enthousiasmants (heureusement doublés en français par les chevronnés Jean-Claude Michel, François Darbon, Paule Emanuele, Raymond Loyer ou Evelyne Séléna) et l’action pour une approche cérébrale et minutieuse. Passé un générique prometteur par ses relents anxiogènes et une entame ad hoc, le film s’installe ensuite dans un huis clos claustrophobique fourni par la base souterraine dans les entraille...

Burning Witches - Wings Of Steel (2019)

Avec son unique piste inédite flanquée de trois extraits live, Wings Of Steel ressemble davantage à un single gonflé aux OGM qu'à l'EP vendu comme tel par Nuclear Blast. Ajoutons à cela le fait que le morceau-titre en question a déjà été diffusé en format digital en juin dernier et vous aurez donc compris tout seul que l'intérêt de cet objet se révèle très limité ou destiné aux fans désireux de tout posséder de leur groupe favori, jusqu'à la moindre miette. Bref, quelle est l'utilité d'une telle rondelle, si ce n'est, pour l'écurie teutonne, le besoin de capitaliser sur le nom de Burning Witches dont le casting 100% féminin n'est étranger ni à son succès et ni à son exposition accrue. Ceci étant, Wings Of Steel possède au moins le mérite de présenter à ceux qui ne la connaîtraient pas encore la remplaçante de Seraina Telli, partie se concentrer sur son Dead Venus à elle. Ancienne chanteuse du modeste Shadowrise, qui n'a semble-t-il pas survécu ...

Robert Wise - Le coup de l'escalier (1959)

Très admiré par Jean-Pierre Melville, tourné entre le remarquable Je veux vivre (1958) avec Susan Hayward et la célèbre comédie musicale West Side Story (1961), Le coup de l’escalier représente un des sommets de l’œuvre de Robert Wise et du film noir en général. Comme souvent, son titre français, au demeurant non dénué d’une certaine poésie, est à côté de la plaque, à croire que les distributeurs n’ont visionné que la dernière bobine ! Drapé dans un très beau noir et blanc, Odds Against Tomorrow n’est pas qu’une énième histoire de braquage de banque (évidemment) foireux. Le coup lui-même n’occupe que le dernier tiers du film. Au vrai, il s’agit avant tout du portrait de deux hommes, un noir et un blanc qui, obligés de travailler ensemble, vont finir par se détester et s’entre-tuer. On suit pendant près d’une heure leur chemin respectif, leurs problèmes, les motivations qui en découlent et les poussent à accepter ce casse organisé par un ancien flic.  Le noir, c’est Harry Belafon...

Onségen Ensemble - Fear (2020)

Onségen Ensemble fait partie de ces formations assez inclassables qu'on serait tenté de ranger, maladroitement peut-être, dans le rock progressif, selon la définition crimsonienne du terme. Comprendre que les Finlandais font moins dans le déballage technique que dans la performance artistique, dans le happening sonore. C'est le plus souvent instrumental bien que des chœurs, féminins ou masculins, viennent par moment hanter des compositions aux contours flous, à l'architecture mouvante. Autour d'un noyau guitare/basse/batterie se greffe un line-up à géométrie variable dans lequel saxophoniste, clarinettiste ou violoniste (entre beaucoup d'autres) se croisent. Nappé de claviers fantomatiques, l'ensemble se pare d'atours puissamment cinématiques. Sur un socle cependant plutôt lourd, vestiges des racines metal de ses principaux artisans, le space rock le plus cosmique s'emboite au free jazz le plus barré dans une fusion des éléments qui n'est parfois pas...

Robert Wise - Destination Gobi (1953)

Davantage film d'aventure voire même western que récit guerrier, Destination Gobi raconte une histoire bien invraisemblable pourtant inspirée d'un fait réel. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, menée par un officier de la marine, une mission de scientifique s'installe dans le désert de Gobi. Menacé par l'aviation japonaise, ce groupe d'hommes se lie avec des troupes Mongoles avant de devoir traverser le désert pour rejoindre la mer. La Fox confie la réalisation à Robert Wise, célèbre monteur d'Orson Welles ( Citizen Kane , La splendeur des Amberson ) et déjà auteur de quelques œuvres essentielles dont Nous avons gagné ce soir (1949) ou Le jour où la terre s'arrêta (1951). Il y découvre l'usage de la couleur, ce qui aboutit à de très belles images magnifiquement éclairées (notamment à la fin, celles du port et de l'affrontement avec les Japonais) que signe Charles B. Drake.  Mais ce qui frappe le plus dans ce film réside dans le ton souvent hum...

Crystal Viper - Tales Of Fire And Ice (2019)

Un peu plus d'un an après avoir enfanté à la va-vite l'anecdotique At The Edge Of Time , faux EP ou vrai single qui n'apportait pas grand-chose, les Polonais de Crystal Viper nous offrent aujourd'hui le vrai successeur de l'acclamé Queen Of The Witches . Qu'attendre ou espérer de ce septième effort ? Sans surprise, Crystal Viper ne quitte jamais le chemin qu'il laboure depuis une quinzaine d'années, à savoir ce heavy metal comme les aciéries d'outre-Rhin aiment l'usiner avec chant haut perché et cavalcades de guitares, le tout martelé par un tempo bien speed et orné de breloques heroic fantasy. Seule originalité, cette voix féminine chargée de conter ces récits guerriers et légendaires au sein d'un univers musical d'ordinaire plutôt testiculeux. Bigrement efficace, la recette nous a séduit quand le quintet publiait son deuxième album, Legends (2010) mais parait désormais de plus en plus datée, comme l'illustre ce Tales of Fire And Ic...

Seijun Suzuki - Histoire de mélancolie et de tristesse (1977)

Histoire de mélancolie et de tristesse scelle le retour au cinéma de Seijun Suzuki tombé en disgrâce après La marque du tueur (1967), aujourd’hui considéré comme une œuvre majeure, longue  période de purgatoire qu’il occupera en tournant des publicités et surtout A Mummy’s Love , première épisode d’une série fantastique. Trop peu conventionnel et démontrant en cela que le cinéaste n’a rien perdu de ses fulgurances baroques malgré sa traversée du désert, Hishū monogatari n’en sera pas moins un échec commercial. Bancal mais fascinant, le film donne en effet l’impression de s’égarer entre plusieurs directions qui lui dictent autant d’ambiances différentes. Il commence comme une classique chronique sportive autour de l’ascension d’une jeune golfeuse (interprétée par la charmante autant que désirable Yoko Shiraki). Néanmoins déjà, les relations entre les personnages sont bizarres, à la fois brutales et suintant un érotisme sourd, plus particulièrement entre l’héroïne et son entraîneur...

Crystal Viper - At The Edge Of Time (2018)

Une mise en garde pour commencer : At The Edge Of Time n’est ni le nouvel album de Crystal Viper ni même un véritable EP comme AFM se plait à le vendre. Certes, fort de ses cinq pistes s’étalant sur une vingtaine de minutes, l’objet en a le format. Mais, n’offrant en réalité que deux titres vraiment inédits, la rondelle s’apparente davantage à un single gonflé aux hormones. Du coup, malgré toute la sympathie que l’on peut avoir pour les Polonais et notamment pour sa chanteuse, la redoutable Marta Gabriel, il est permis de trouver douteux ce qui n’est au final d’un produit mercantile, lequel donne qui plus est l’impression d’avoir été fabriqué à la va-vite afin de capitaliser sur le succès de Queen Of The Witches , dernier opus du groupe dont ce 10 pouces semble vouloir être le complément, comme le suggère la relecture de ‘When The Sun Goes Down’ dont la belle tenue ne la rend pas moins inutile. Le fait de proposer deux fois le morceau éponyme, en Anglais tout d’abord, puis dans la lan...

Seijun Suzuki - A Hell Of A Guy (1961)

Le titre anglais de Muteppo-Daisho est quand même trompeur. Ainsi, A Hell Of A Guy suggère un film noir hard boiled dans la lignée des séries B melviliennes telles que A Killer's Key par exemple. Las, Seijun Suzuki se contente de (bien) filmer un récit adolescent teinté de polar. On y suit un jeune homme qui, à l'aide de deux copains, sillonnent les rues à la manière d'une patrouille pour les sécuriser contre la violence et la corruption des yakuza. Ce qui les conduira à affronter le chef de ceux-ci dont le bras droit s'est entichée de celle qui fait battre le cœur de notre héros en herbe, karatéka de surcroît.  Peu d'action et encore  moins de violence, si ce n'est lors d'un dénouement dont l'énergie rachète la nonchalance bavarde et amusante de l'ensemble. Mais, colorées et parfois grignotées par une obscurité menaçante, les images sont belles et la moralité qui cible la génération corrompue des Japonais d'après-guerre, propose un modèle sym...

Crystal Viper - Crimen Excepta (2012)

Cédant peut-être aux effets de mode, jadis plus porté sur l’heroic fantasy, Crystal Viper semble désormais vouloir auréoler sa musique d’un occultisme bon teint. Les dernières photos du combo polonais où sa chanteuse, toute de cuir vêtue (hmm), trône avec un crâne dans la main au milieu de fumigènes, illustrent d’ailleurs cette évolution du reste purement formelle car le fond, quant à lui, demeure inchangé depuis des débuts survenus il y a déjà bientôt dix ans. Soit un Heavy Metal comme les aciéries d’Outre-Rhin en usinaient durant les années 80. Si le Kai Hansen période Walls Of Jericho avait eu une paire de seins au lieu du reste, il aurait pu s’appeler Marta Gabriel, front woman de charme autant que de sang, celui qui poisse ses griffes de tigresse. Héritière des metal queen d’autrefois, la belle est l’incontestable arc-boutant de cette cathédrale dont les fondations s’enracinent dans un socle très (trop) traditionnel. Elle explique à elle seule le (modeste) succès rencontré par Cr...

Alex Conte - 5 Shades Of Private (2015)

Dans la lignée élégante des productions Marc Dorcel, Alex Conte offre avec 5 Shades Of Private   l'écrin vénéneux d'un pornochic qui mouille dans le bondage. Léchée et séduisante, l'oeuvre monte crescendo en tension sexuelle pour aboutir à une séquence finale où les corps se mélangent, se fondent en une partouze baroque... (18.08.2018) ⍖⍖⍖

Blackmore's Night - Here We Come A-Caroling (2020)

En 2015 Blackmore's Night publiait All Our Yesterdays , offrande qui n'apportait malheureusement pas grand chose par rapport à ses devancières, laissant craindre que le couple ait pressé une bonne part de son inspiration. D'ailleurs, celui-ci ne l'a que mollement défendu sur scène. Peut-être parce que le toujours aussi ombrageux guitariste avait alors la tête ailleurs, dans la résurrection (plus que la reformation) de Rainbow disparu depuis les ultimes concerts de 1997. Las, ce retour à une expression électrique, que le maître n'a en réalité jamais vraiment désertée, en a déçu beaucoup qui l'ont jugé pataud et pas toujours convaincant. C'est oublier que Ritchie souffre d'arthrose, maladie qui rouille sa légendaire dextérité. Il est pourtant permis de trouver du charme à cette nouvelle incarnation qui a troqué le mordant pour le feeling mais semble condamnée à ne jamais franchir le stade d'une poignée de concerts estivaux répétés entre 2016 et 2019 et...