Ce qu'il a y de chouette avec les années 70, c'est qu'on pouvait tout se permettre, tout oser, comme mélanger comédie loufoque à la manière des premiers Woody Allen avec des scènes porno. Tel est le cas de ce film fauché et underground réalisé par Joseph W. Sarno, petit maître de la sexploitation, dont la carrière oscille entre le cul et le culte (Le château des messes noires en 1973), qui voit Harry Reems (entre autres), acteur légendaire du X américain, jouer son propre rôle. C'est drôle, coquin et bon enfant. Une petite découverte qui détourne avec malice le thème du génie et de la lampe magique. On vous laisse imaginer la nature des voeux à exaucer ! (16.03.2016) ⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...



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