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Affichage des articles du mai, 2026

Doro - Doro (1990)

Si sur le papier, Force Majeure marque le point de départ de la carrière solo de la chanteuse, c’est bien ce disque éponyme - son second - qui incarne ses premiers pas hors de Warlock, son aîné n’ayant pu bénéficier d’une sortie sous la bannière du groupe que pour des raisons essentiellement juridiques. Désireuse ne plus être liée à une seule formation dont elle estime qu‘elle bride sa liberté, Doro décide donc désormais de voler de ses propres ailes, ce que confirme bien le nom de cet opus aux airs de nouveau départ. En outre, le succès aidant, elle fait le choix d’affirmer une "américanisation" de sa musique que Triumph and Agony et Force Majeure avaient déjà entamé. Fini les visuels typés heroic fantasy, la jolie teutonne s’affiche sur la pochette de Doro à la manière d’une chanteuse pop. Autre signe qui ne trompe pas : la présence de Gene Simmons (Kiss, mais est-il besoin de le préciser ?) en tant que producteur exécutif. L’avisé musicien et amateur de belles femmes col...

Clint Eastwood - American Sniper (2014)

Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait.  Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...

Doro - Force Majeure (1989)

Premier album publié en solo, Force Majeure tient un rôle particulier dans la discographie de Doro en cela qu’il fait office de transition avec son précédent groupe. En 1987, alors qu’il publie son quatrième opus, Triumph And Agony avec le succès que l’on sait, Warlock n’est déjà plus ce qu’il était à ses débuts. De la formation d’origine, la jeune femme, qui s'est très vite imposée au détriment de ses compagnons, est la seule à être encore présente et la musique, au départ très heavy, a peu à peu dérivé vers des rivages plus mélodiques et FM. Le groupe aurait pu survivre à cette évolution, mais privé du droit de conserver le nom Warlock à cause de leur ex-manager, Doro grave donc en 1989 ce qui aurait pu être le successeur de Triumph And Agony, ce qui explique pourquoi Force Majeure est sorti, à l'instar également de la compilation Rare Diamonds , sous la double bannière Doro + Warlock La présence du batteur Bobby Rondinelli (ex Rainbow), du bassiste Tommy Henriksen et du...

Clint Eastwood - Jersey Boys (2014)

Clint Eastwood poursuit sa carrière hors des modes et du temps. Alors âgé de 84 ans (!), l'année 2014 le voit offrir deux films, Jersey Boys et American Sniper , deux biopics aussi différents que réussis qui illustrent si besoin en était encore, la large palette de son inspiration et surtout sa verve cinématographique quand tant d'autres réalisateurs ont été mis à la retraite depuis longtemps. Après les funèbres Lettres d'Iwo Jima et ou Au-delà et les pesants Invictus ou J.Edgar , cette adaptation d'une comédie musicale, retraçant la carrière d'un groupe de rock fameux aux Etats-Unis, les Four Seasons, semble presque être l'oeuvre d'un jeune metteur en scène. Classique dans le fond, sa forme swingue, emportée par un tempo enlevé cependant que les comédiens n'hésitent pas à s'adresser directement à la caméra. Après Une nouvelle chance , sur un mode mineur néanmoins, quel plaisir de voir Eastwood revenir à un cinéma simple, s'appuyant sur des...

Paradise Lost - Medusa (2017)

Les vieux cons comme votre serviteur se souviennent encore du jour où ils ont découvert le groupe d'Halifax grâce à ce Lost Paradise matriciel dont la pochette comme sortie des enfers, continue encore de les hanter après tout ce temps. Qui aurait pu croire alors que les Anglais seraient toujours parmi nous (presque) trente ans plus tard ? Peu de monde assurément et sans doute pas les principaux intéressés eux-mêmes. Quinze albums ont coulé sous les ponts depuis 1990 comme autant de jalons d'une carrière en constante mutation. Après le retour au gothic metal qui a fait sa renommée avec Symbol Of Life (2002), Paradise Lost a entamé à partir de Tragic Idol (2012) une descente au fond d'une mine de charbon, glissement dans une obscurité sinistre dont nous pensions que le radical "The Pague Within" l'avait achevé trois ans plus tard. Pourtant, Medusa vient nous rappeler que ses créateurs furent bien au début des années 90 un des trois côtés de la Sainte Trinité ...

Clint Eastwood - J. Edgar (2011)

Avec J. Edgar , biopic consacré à Edgar Hoover, Clint Eastwood propose une vaste fresque à la fois ample et intimiste. D'un côté, il traverse quarante ans de l'histoire américaine à travers le portrait du patron du F.B.I. dont il nous montre la naissance. La disparition du bébé de l'aviateur Charles Lindbergh sert de fil rouge à cette dimension historique que le metteur en scène dirige d'une main de maître. De l'autre, agissant comme le reflet d'un miroir, il y a la peinture d'un homme complexe, rongé par la paranoïa dont l'homosexualité refoulée est évoquée sans fard mais avec toute la pudeur coutumière du vétéran. Hoover est un "héros" selon son coeur, en clair-obscur, qu'il n'hésite pas à présenter sous un jour sombre et torturé, être menteur et autoritaire qui veut ficher les gens mais cherche à garder secrètes ses pulsions.  Par son talent, Clint évite le ridicule imposé par une scène comme celle où Di Caprio se pare de la robe et ...

Paradise Lost - The Plague Within (2015)

Actif depuis la fin des années 80, Paradise Lost pourrait aspirer à une retraite bien méritée. Mais les Anglais ne sont pourtant pas pès de se retirer dans un caveau. Pourquoi le feraient-ils d'ailleurs, poursuivant une œuvre exemplaire qu'aucun faux pas n'est jamais venu assombrir, pas même lors de leur période la plus commerciale (c'est-à-dire la moins Metal). Mieux, quand certains de leur génération se contentent d'envoyer une carte postale de temps à autre, les gars d'Halifax vont jusqu'à besogner ailleurs entre deux albums. C'est surtout le cas de deux d'entre eux - et pas des moindres - soit le chanteur Nick Holmes et le guitariste Greg Mackintosh, respectivement associés à Bloodbath et Vallenfyre. Nous aurions pu croire que le fait d'assouvir leur soif de death metal avec cette activité extra-conjugale leur suffirait, laissant leur principal port d'attache forger cet art gothique fixé depuis longtemps. Or, The Plague Within témoigne a...

Clint Eastwood - Au-delà (2010)

De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...

Paradise Lost - Symphony For The Lost (2015)

Comme son titre le laisse deviner, Symphony For The Lost voit Paradise Lost s'accoupler avec un orchestre symphonique. Or, nous avons tendance à nous méfier - souvent à raison - de ce genre d'exercice ô combien casse-gueule, novateur à l'époque de Deep Purple en 1969 mais rarement réussi et qui du reste n'étonne désormais plus personne. Si les Anglais ont toujours été inspirés, quoiqu'en disent ceux que le virage plus commercial entamé avec One Second et achevé avec Believe In Nothing a déçus, force est de reconnaître que cette fois-ci, ils ont eu tort de tenter cette expérience en 2014. Mais d'où viennent les grumeaux ? Tout simplement du fait que l'orchestre (de Plovdiv en Bulgarie pour être précis) n'apporte rien aux compos choisies par le groupe. Pire, il semble même les vider de leur substance froide et mélancolique. Il suffit d'écouter la version du classique parmi les classiques 'Gothic', qui ressemble à du mauvais Therion, pour mes...

Clint Eastwood - Invictus (2009)

Malgré son très bon score dans les salles françaises, faisant de lui un des plus gros succès de son auteur, Invictus n'en reste pas moins un film décevant de la part de Clint Eastwood. Celui-ci ne semble pas s'être beaucoup investi, donnant l'impression d'avoir accepté de le tourner pour faire plaisir à son copain Morgan Freeman. Plus à l'aise avec les recoins, les angles morts de la vie, avec des personnages au traitement moins manichéen, le réalisateur ne parvient pas à passionner totalement. Bien entendu, Invictus est inattaquable tant d'un point de l'interprétation (Freeman est bon, sans pour autant l'être plus que d'habitude) que de la mise ne scène, fluide et classique même si Eastwood abuse lors de ralentis qui ne s'imposaient pas lors du match final.  Si les parties de rugby sont convaincantes, quand bien même les spécialistes de ce sport ont pu relever de menues erreurs, c'est cependant lors des séquences plus intimes où Mandela dévo...

Paradise Lost - Tragic Idol (2012)

Que reste-t-il aujourd'hui de la Sainte Trinité du doom britannique ? Entre un My Dying Bride en pilotage automatique, incapable d'évoluer depuis le four 34.788% ... Complete (1998) et un Anathema jadis inspiré mais désormais banal suiveur, pompant Pink Floyd ( Judgement ), Radiohead ( A Fine Day To Exit ) et enfin l'école Steven Wilson, ne demeure donc plus que Paradise Lost dont on peut affirmer sans prendre trop de risque qu'il n'a jamais accouché d'un mauvais disque. Bien que plus lisse, plus pop même, la trilogie One Second / Host / Believe In Nothing gravée entre 1997 et 2001, possède - à raison - ses amateurs. A l'instar de Moonspell, les Anglais donnent même l'impression, en négociant il y a dix ans un retour en arrière salvateur, d'avoir digéré les différentes lignes de force qui les animent, aboutissant à un style qui noue un peu plus de proximité avec Draconian Times qu'avec les trois albums enfantés à la charnière des années 90 et 2...

Clint Eastwood - Gran Torino (2008)

On peut ranger les clintophiles en trois catégories. Il y a ceux qui pensent que Clint, c'était mieux avant, louant des films plus simples sinon modestes, plus secs également, sans afféteries. Il y a ensuite les puceaux façon Allociné qui semblent croire que Eastwood est né avec Impitoyable ou Sur la route de Madison . Et puis, il y a ceux, dont fait partie Childéric Thor, qui estiment que la vérité le concernant, se situe quelque part entre les deux. Alors oui, le réalisateur est peut-être désormais surestimé, ses films se confondent de plus en plus avec des oeuvres pour festivals et récompenses mais il faudrait être de mauvaise foi pour affirmer que La sanction (jubilatoire au demeurant) ou Firefox sont supérieurs à un Space Cowboys ou à Gran Torino justement. Ce dernier, en marquant un retour à une forme de simplicité qui faisait défaut à Mémoires de nos pères par exemple, rejoint les grands classiques du maître. Au départ, la rumeur circulait qu'il s'agirait d'un...

Paradise Lost - Symbol Of Life (2002)

Le virage plus commercial - plus pop diront certaines mauvaises langues - entamé avec l'excellent One Second et poursuivi par les plus inégaux Host et Believe In Nothing , ne fut pas au goût de la plupart des fans des Anglais. Le passage (éphémère) chez le géant EMI ne fut pas non plus pour rassurer quant à la démarche d'un groupe qui siégeait autrefois tout en haut de l'Olympe du metal extrême de la Perfide Albion. Sans être un retour à l'ère Draconian Times , cette nouvelle galette s'éloigne néanmoins incontestablement de ses récents prédécesseurs. Certes la musique que façonne aujourd'hui Paradise Lost s'apparente toujours davantage à une pop sombre et mélancolique qu'au metal gothic dont il fut un des pionniers, mais on note avec bonheur que les guitares du duo Greg Mackintosh / Aaron Aedy sonnent plus heavy que ces dernières années, que la production de Rhys Fulber est énorme, et que l'ensemble des titres envoie la sauce sévère. Des chansons co...

Paradise Lost - One Second (1997)

Ce disque ne va pas faire que des heureux, c'est une certitude. Pour faire simple, il a davantage de chance de plaire à ceux qui découvriront le groupe par son entremise - ce qui va sans aucun doute se produire -, plutôt qu'aux fans de la première (dégoûtés depuis longtemps) et de la seconde heure. Ca été en effet le grand nettoyage de printemps du côté des Britanniques qui nous offre avec One Second un tout nouveau visage. Alors qu'il aurait pu, suite au succès sans précédent de Draconian Times , album qui l'imposa il y a deux ans, se contenter de faire marcher le photocopieur, et de proposer ce que ses admirateurs attendaient de lui, Paradise Lost a, contre toute attente, décidé d'aller de l'avant. Ce qui, tout bien considéré, a toujours été sa ligne de conduite. Il n'y a qu'à comparer Lost Paradise , Gothic ou Icon , pour s'en rendre compte ! Mais voilà, bien que très différents les uns des autres, ces disques n'en étaient pas moins de pures ...

3Some Pleasures (2018)

Basé sur le thème "deux filles pour un bonhomme", 3Some Pleasures est un film magnifique, qui s'articule autour de quatre longue séquences dont seule la dernière se révèle plus faible. Fellations aussi interminables qu'excitantes et femmes superbes en augmentent la valeur ajoutée. Les Mick Blue et Ramon Nomar sont gâtés avec les belles Angel Smalls, Riley Star, Anya Olsen ou  Kristen Scott. (14.10.2018) ⍖⍖⍖

Clint Eastwood - L'échange (2008)

L'échange est au départ un projet du médiocre Ron Howard ; finalement, Eastwood le récupère, Howard restant néanmoins producteur. On voit bien ce qui a intéressé Clint dans cette histoire. Etant lui-même né en 1930, l'époque lui est familière, qu'il fait revivre avec minutie, tandis que le combat obsessionnel de cette femme de tête, individualiste de surcroît, tend un pont évident avec d'autres personnages qu'il a mis en scène et/ou joués. De même, le thème de l'enfance volée est récurent dans son oeuvre, de L'inspecteur Harry à Un monde parfait , sans oublier bien entendu Mystic River , dont L'échange est un peu le versant féminin, les deux films nouant de nombreux liens, notamment au niveau de leur plastique visuelle en clair-obscur où les images semblent constamment déchirées entre ombre et lumière. Enfin, la  critique d'une institution (ici la police de Los Angeles), dont les résonances contemporaines sont claires, n'est pas pour déplaire ...

Paradise Lost - Icon (1993)

La stagnation artistique n'est pas un reproche que l'on peut accrocher au dos de Paradise Lost. Peu de groupes ont en effet autant su évoluer au cours de leur carrière. Chantre du doom death sur son premier méfait, Lost Paradise , il est parvenu ensuite à forger un style qui lui est propre. Ce faisant, il jette alors sans le savoir les bases de ce que l'on baptise depuis le metal gothique. Mais attention, on ne parle pas ici de tous ces groupuscules à chanteuses pour jeunes filles gothic suicidaires, lesquels ne sont finalement qu'une version abâtardie du genre. Non, le vrai metal gothique, celui façonné par les Britanniques est une musique méchante, qui plonge ses racines dans le metal extrême, et dans le doom death notamment, qu'il adoucit de quelques voix féminines et d'orchestrations discrètes. Gothic , publié en 1991 en fut l'acte de naissance. Plus accessible, Icon s'inscrit de fait dans la continuité de son prédécesseur, Shades Of God . Comme sur ...

Clint Eastwood - Lettres d'Iwo Jima (2006)

Alors qu'il prépare Mémoires de nos pères , Clint Eastwood décide très vite de lancer dans la foulée le chantier d'un second film qui s'intéresserait à l'autre camp, le vécu des Japonais, démarche inédite tant dans la forme - il n'existe aucun autre diptyque de ce genre dans l'histoire du cinéma - que dans le fond, l'ennemi nippon ayant toujours été au film de guerre ce que l'Indien fut au western, sauf que la figure de celui-ci a évolué au fil du temps. Pour ce faire, Paul Haggis, alors trop occupé pour en assurer le scénario, lequel s'inspire notamment du propre bouquin Picture Letters From Comander In Chief du général Kuribayashi,  propose à Eastwood de faire appel à Iris Yamashita. Plus que le versant japonais de Flags Of Our fathers , Lettres d'Iwo Jima en est le plus complément, Clint évitant tout effet de symétrie aussi facile qu'attendu. De fait, les deux films ne partagent guère qu'un même cadre géographique, cette île que le ca...

Midnight Odyssey - Firmament (2009)

Saluons pour commencer l'heureuse initiative de Atmf via sa sous division I, Voidhanger Records qui a récupéré dans son giron ce Firmament , seconde offrande de Midnight Odyssey jusqu'à présent seulement disponible sous la forme d'un modeste cd-r. Heureuse initiative car il aurait vraiment été dommage de passer à côté de cette pépite qui a vu la nuit l'an passé, expulsée d'un sol australien décidément aussi riche qu'actif en matière de black métal. Avec des entités de l'acabit de Naxzul, Drowning The Light et bien évidemment Austere, pour n'en citer que quelques unes, cette terre des antipodes est en passe de devenir l'épicentre principal du séisme noir. On se s'en plaindra pas. Jouet d'une seule créature de la nuit qui telle une pieuvre s'est chargée de tous les instruments hormis la batterie, Midnight Odyssey accouche avec Firmament d'un grand disque de black métal aux traits à la fois mélodiques et épiques. Les cris aiguës comme vo...