Notre première rencontre avec Furies remonte à 2015 et une mémorable soirée partagée avec les doomeux de Barabbas. Un groupe entièrement animé par des filles et pratiquant de surcroit un heavy old school ne pouvait que nous taper dans l'oeil. Depuis, la formation a cédé à la parité en accueillant la paire de guitaristes Billy Laser et Sam Flash en remplacement de Kim Hell White et Levana. Nous n'en attendions pas moins avec une impatience non feinte le premier véritable album des Français, alléchés par des prestations scéniques bigrement énergiques et de prometteurs petits efforts dont une ébouriffante reprise de Dalida, 'Mourir sur scène' ! Sept ans après que le groupe a vu le jour, Fortunate's Gate débarque enfin pour ramoner nos cages à miel. En guise de remarque liminaire, soulignons que le line-up actuel apparaît comme le mieux armé pour propulser Furies vers les sommets qui lui sont destinés. Non pas que les précédentes damoiselles n'assuraient pas le job, mais force est de reconnaître que les deux gaillards apportent une assise en béton armé qui faisait quelque peu défaut au quatuor durant ses vertes années. Deuxième constat, les Parisiens ont eu raison de prendre leur temps afin d'enfanter les meilleures chansons possibles. Ils ont donc mitonné un menu extrêmement accrocheur auquel il paraît bien difficile de résister.
De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...

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