Notre première rencontre avec Furies remonte à 2015 et une mémorable soirée partagée avec les doomeux de Barabbas. Un groupe entièrement animé par des filles et pratiquant de surcroit un heavy old school ne pouvait que nous taper dans l'oeil. Depuis, la formation a cédé à la parité en accueillant la paire de guitaristes Billy Laser et Sam Flash en remplacement de Kim Hell White et Levana. Nous n'en attendions pas moins avec une impatience non feinte le premier véritable album des Français, alléchés par des prestations scéniques bigrement énergiques et de prometteurs petits efforts dont une ébouriffante reprise de Dalida, 'Mourir sur scène' ! Sept ans après que le groupe a vu le jour, Fortunate's Gate débarque enfin pour ramoner nos cages à miel. En guise de remarque liminaire, soulignons que le line-up actuel apparaît comme le mieux armé pour propulser Furies vers les sommets qui lui sont destinés. Non pas que les précédentes damoiselles n'assuraient pas le job, mais force est de reconnaître que les deux gaillards apportent une assise en béton armé qui faisait quelque peu défaut au quatuor durant ses vertes années. Deuxième constat, les Parisiens ont eu raison de prendre leur temps afin d'enfanter les meilleures chansons possibles. Ils ont donc mitonné un menu extrêmement accrocheur auquel il paraît bien difficile de résister.
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...

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