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Ignacio F. Iquino - 4 salopards pour Garringo (1971)


Dans le sillage des Italiens qui viennent poser chez eux leurs caméras, les Espagnols se sont également mis à bricoler des westerns à partir de la seconde moitié des années 60 et surtout au début de la décennie suivante. 4 salopards pour Garringo est l'un d'entre eux mais pas un des meilleurs. Malgré une production partagée avec les Ritals et l'habituelle tête d'affiche américaine (ici le pale Robert Woods), ce film possède clairement un cachet hispanique auquel participe un budget anémique. Ce n'est pas grave. Ce qui l'est plus en revanche est l'absence totale de conviction du réalisateur, Ignacio F. Iquino, pourtant vieux mercenaire de la pelloche et auteur, dans le genre, de Ni Sabata, ni Trinita, moi c'est Sartana ou de Creuse ta tombe Garringo, Sabata revient lequel, malgré son titre, parait n'avoir aucun rapport avec 4 salopards pour Garringo qui nous intéresse présentement. Mystère ou charme (ou les deux) de l'exploitation européenne de ces années là ! 


Ce qui est certain par contre est qu'on aurait préféré retrouver Richard Harrison plutôt que Robert Woods pour camper ce héros plus policier que simple shérif tant ce dernier est dénué de charisme et surtout de talent. Le matériau imaginé par Lou Carrigan fournit néanmoins un récit truculent qui se suit sans trop d'ennui. L'absence de véritable montage, une musique jamais dans le ton et une terne distribution dont on ne retient guère que la présence furtive de Antonio Molino Rojo, une gueule familière du western spaghetti, qui disparait vite de l'écran, vident cependant Un Colt Por 4 Cirios de ses maigres qualités... (30.08.2020) ⍖

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TOP DE LA SEMAINE

Burning Witches - Wings Of Steel (2019)

Avec son unique piste inédite flanquée de trois extraits live, Wings Of Steel ressemble davantage à un single gonflé aux OGM qu'à l'EP vendu comme tel par Nuclear Blast. Ajoutons à cela le fait que le morceau-titre en question a déjà été diffusé en format digital en juin dernier et vous aurez donc compris tout seul que l'intérêt de cet objet se révèle très limité ou destiné aux fans désireux de tout posséder de leur groupe favori, jusqu'à la moindre miette. Bref, quelle est l'utilité d'une telle rondelle, si ce n'est, pour l'écurie teutonne, le besoin de capitaliser sur le nom de Burning Witches dont le casting 100% féminin n'est étranger ni à son succès et ni à son exposition accrue. Ceci étant, Wings Of Steel possède au moins le mérite de présenter à ceux qui ne la connaîtraient pas encore la remplaçante de Seraina Telli, partie se concentrer sur son Dead Venus à elle. Ancienne chanteuse du modeste Shadowrise, qui n'a semble-t-il pas survécu ...

Onségen Ensemble - Fear (2020)

Onségen Ensemble fait partie de ces formations assez inclassables qu'on serait tenté de ranger, maladroitement peut-être, dans le rock progressif, selon la définition crimsonienne du terme. Comprendre que les Finlandais font moins dans le déballage technique que dans la performance artistique, dans le happening sonore. C'est le plus souvent instrumental bien que des chœurs, féminins ou masculins, viennent par moment hanter des compositions aux contours flous, à l'architecture mouvante. Autour d'un noyau guitare/basse/batterie se greffe un line-up à géométrie variable dans lequel saxophoniste, clarinettiste ou violoniste (entre beaucoup d'autres) se croisent. Nappé de claviers fantomatiques, l'ensemble se pare d'atours puissamment cinématiques. Sur un socle cependant plutôt lourd, vestiges des racines metal de ses principaux artisans, le space rock le plus cosmique s'emboite au free jazz le plus barré dans une fusion des éléments qui n'est parfois pas...

Robert Wise - Le coup de l'escalier (1959)

Très admiré par Jean-Pierre Melville, tourné entre le remarquable Je veux vivre (1958) avec Susan Hayward et la célèbre comédie musicale West Side Story (1961), Le coup de l’escalier représente un des sommets de l’œuvre de Robert Wise et du film noir en général. Comme souvent, son titre français, au demeurant non dénué d’une certaine poésie, est à côté de la plaque, à croire que les distributeurs n’ont visionné que la dernière bobine ! Drapé dans un très beau noir et blanc, Odds Against Tomorrow n’est pas qu’une énième histoire de braquage de banque (évidemment) foireux. Le coup lui-même n’occupe que le dernier tiers du film. Au vrai, il s’agit avant tout du portrait de deux hommes, un noir et un blanc qui, obligés de travailler ensemble, vont finir par se détester et s’entre-tuer. On suit pendant près d’une heure leur chemin respectif, leurs problèmes, les motivations qui en découlent et les poussent à accepter ce casse organisé par un ancien flic.  Le noir, c’est Harry Belafon...