Coast-Guard est réalisé en 1939. Toujours à l'aise avec l'aventure - personne n'a oublié son Réveil de la sorcière rouge (1948) - comme l'illustre la séquence de sauvetage maritime en ouverture, Edward Ludwig se montre en revanche moins convaincant lorsqu'il s'agit de filmer un triangle amoureux lequel, il est vrai, n'évite pas les clichés. Le coeur de Frances Dee (madame Joel McCrea à la ville) balance ainsi entre Randolph Scott et Ralph Bellamy, l'éternel ami auquel les femmes préfèrent le héros plus viril. Dans la peau de celui-ci, son partenaire est encore loin du personnage vengeur et fermé qu'il construira au gré d'admirables westerns des années 50. Curieusement, lors des scènes finales en arctique, c'est presque un second film que l'on découvre, polaire et haletant et qui sauve de justesse cette série B de la banalité. (05/11/2018) ⍖⍖
De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...



Commentaires
Enregistrer un commentaire