Coast-Guard est réalisé en 1939. Toujours à l'aise avec l'aventure - personne n'a oublié son Réveil de la sorcière rouge (1948) - comme l'illustre la séquence de sauvetage maritime en ouverture, Edward Ludwig se montre en revanche moins convaincant lorsqu'il s'agit de filmer un triangle amoureux lequel, il est vrai, n'évite pas les clichés. Le coeur de Frances Dee (madame Joel McCrea à la ville) balance ainsi entre Randolph Scott et Ralph Bellamy, l'éternel ami auquel les femmes préfèrent le héros plus viril. Dans la peau de celui-ci, son partenaire est encore loin du personnage vengeur et fermé qu'il construira au gré d'admirables westerns des années 50. Curieusement, lors des scènes finales en arctique, c'est presque un second film que l'on découvre, polaire et haletant et qui sauve de justesse cette série B de la banalité. (05/11/2018) ⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...



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