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Milton Ingley - 69 Pump Street (1988)


Comparé aux productions actuelles, mues par une véritable obsession anatomique, le cinéma pornographique des années 80 ressemblent bien souvent à des bluettes (presque) inoffensives. Il illustre en outre - et surtout - le déclin de cette industrie qui, notamment en raison de l'avènement de la vidéo, commence alors sérieusement remiser autant son audace, son inventivité parfois et un esprit joyeusement salace. 69 Pump Street en témoigne. 

Emballé par Milton Ingley, acteur et réalisateur de plus d'une centaine de bobines, le film ne s'encombre pas d'un scénario. Celui-ci est réduit à sa portion congrue, plaçant ses protagonistes dans un lieu unique çà l'intérieur duquel ils vont donc s'emboîter à tour de rôle en alternant les combinaisons. Aucune recherche visuelle (la copie visible est plutôt endommagée) mais il y a la présence troublante de Sharon Mitchell dont le charme androgyne enduit l'ensemble d'une saveur bi sexuelle. A ses côtés, les belles Aja, Dana Lynn et Katleen Gentry n'ont aucune difficulté à dominer un casting dont le versant masculin brille par sa fadeur. 69 Pump Street nous sert donc un porno éprouvé, aussi sympathique que peu mémorable. (17.11.2020) ⍖⍖





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Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait.  Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...

Paradise Lost - Medusa (2017)

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Clint Eastwood - Jersey Boys (2014)

Clint Eastwood poursuit sa carrière hors des modes et du temps. Alors âgé de 84 ans (!), l'année 2014 le voit offrir deux films, Jersey Boys et American Sniper , deux biopics aussi différents que réussis qui illustrent si besoin en était encore, la large palette de son inspiration et surtout sa verve cinématographique quand tant d'autres réalisateurs ont été mis à la retraite depuis longtemps. Après les funèbres Lettres d'Iwo Jima et ou Au-delà et les pesants Invictus ou J.Edgar , cette adaptation d'une comédie musicale, retraçant la carrière d'un groupe de rock fameux aux Etats-Unis, les Four Seasons, semble presque être l'oeuvre d'un jeune metteur en scène. Classique dans le fond, sa forme swingue, emportée par un tempo enlevé cependant que les comédiens n'hésitent pas à s'adresser directement à la caméra. Après Une nouvelle chance , sur un mode mineur néanmoins, quel plaisir de voir Eastwood revenir à un cinéma simple, s'appuyant sur des...