Au-delà de sa valeur artistique, Devil In Miss Jones marque une étape importante dans l'histoire du cinéma X américain en cela qu'il constitue avec Gorge profonde et Derrière la porte verte, un des premiers grands films du genre. Comme le rappelle Jacques Zimmer dans les bonus du dvd édité par Wild Side, le fait que ces trois oeuvres soient sorties en pleine période de contestation post Vietman et post hippie n'est en soit pas anodin. S'il n'est pas le plus excitant des classiques du porno, Devil In Miss Jones est en revanche remarquable tant d'un point de vue du récit, sadien en diable où une femme après avoir goûté tous les plaisirs du sexe, se retrouve dans un enfer qu'elle partage avec un seul homme que la luxure n'intéresse pas justement, qu'en terme de mise en scène (cf. la séquence de la masturbation féminine au son d'une musique d'Ennio Morricone reste un grand moment de cinéma). Très court (à peine plus d'une heure), Devil In Miss Jones suit une montée en puissance du sexe hallucinante. En outre, il porte la griffe de son metteur en scène, Gerard Damiano, un des rares réalisateurs du genre à pouvoir être considéré comme un auteur. Un classique. (13.12.2010) ⍖⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...


Commentaires
Enregistrer un commentaire