La pornographie est aussi vieille que le cinéma comme nous le rappelle Messe noire, court-métrage qu’une analyse au carbone 14 date de 1928 (mais pas la bande-son aux pistons industriels qui lui a été accolée) ! L’objet dont la paternité est inconnue serait français par ailleurs ! Ce ne sont pas là les seules curiosités de ce loop avant l’heure qui, comme son titre le suggère, baigne dans une ambiance satanique, poissée de sang et de sperme. Longue de moins de 6 minutes, la bobine colle à cet éternel fantasme où rituels sataniques et bacchanales sexuelles se confondent.
On y voit une femme introduite dans un cercle mystérieux que préside Lucifer lui-même, moustachu bedonnant affublé d’une cape et auquel elle prodigue une pipe après avoir été fouettée. S’en suit une brève séance de ça-va-ça-vient jusqu’à la jouissance finale. L’origine incertaine et l’impression d’être le voyeur silencieux d’une cérémonie obscure créent une ambiance bizarre, presque malsaine, distillant l’idée que Messe noire serait plus qu’un film mais bel et bien un rituel satanique capté comme un snuff, témoignage des mœurs les plus déviants d’une élite ivre d’expériences perverses. (13.08.2024) ⍖⍖
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