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Articles

Affichage des articles du novembre, 2025

B. Skow - A Gonzo Story : Open House (2015)

B. Skow poursuit sa série Gonzo Story avec ce film de plus de deux heures qui enfilent quatre scènes qu'animent successivement quatre actrices, Nina Elle, Cherie DeVille, Jasmine Jae et Bridgette B. Avec pour thème cette fois-ci les gros nénés. Notre manche se braque surtout vers ceux de Nina Elle, qui se fait défoncer la rondelle par Mick Blue, et ceux de Bridgette B, plus désirable que jamais. (24.01.2017) ⍖⍖

Henry Hathaway - L'attaque de la malle-poste (1951)

Si le polar américain a parfois adopté les codes du western, que l'on songe aux Inconnus dans la ville (Richard Fleischer - 1955) et surtout à Un homme est passé (John Sturges - 1955), l'inverse est également vrai. En resserrant son intrigue entre les quatre murs (ou presque) d'un relais de poste où un couple et un enfant sont pris en otage par des bandits qui attendent le passage d'une diligence chargée d'or, L'attaque de la malle-poste en constitue un bon exemple. Un des plus achevés surtout. Contrairement à ce que son titre français pourrait laisser espérer, Rawhide (qui n'a rien à voir avec la série qui lancera la carrière de Clint Eastwood) n'offre que peu de scènes d'action, si ce n'est lors d'un dénouement filmé avec toute la nervosité nécessaire. Ici l'atmosphère et la tension d'un huis-clos étouffant priment sur les fusillades et les bagarres, comme dans un film noir.  Davantage que les deux principaux protagonistes, assez...

Klaus Schulze - Shadowlands (2013)

A bientôt 66 ans, Klaus Schulze est un homme fatigué. Jadis stakhanoviste effrenné capable de composer la moitié de Timewind en une seule nuit ou de graver plusieurs albums en quelques mois, ses sorties officielles se font de plus en plus distantes les unes des autres, quand bien même la série de compilation La Vie Electronique et les nombreux témoignages capturés sur scène lors de la tournée en compagnie de la déesse Lisa Gerrard, tels que Rheingold ou Big In Japan , sont venus gonfler une discographie déjà pléthorique qu'une vie entière ne suffirait pas à explorer. Marqué physiquement comme nous avions pu le constater lors de son dernier passage parisien, l'Allemand aura donc mis cinq ans pour accoucher du successeur de l'album écrit à quatre mains avec la chanteuse de Dead Can Dance à la réussite artistique mitigée. Pour toutes ces raisons, c'est avec une impatience mêlée d'inquiétude que nous accueillons aujourd'hui Shadowlands , oeuvre encore une fois pant...

1349 - Revelations Of The Black Flame (2009)

Voilà bien un album qui ne devrait pas faire que des heureux et encore moins l'unanimité chez quelques Ayatollahs étriqués. En effet, après trois méfaits passés à ériger un black metal taillé à vif conjuguant rapidité fielleuse et précision chirurgicale dans son exécution, 1349 a décidé cette fois-ci de ne pas caresser ses fans dans le sens du poil (de la bête). Certes Beyond Apocalypse et surtout Hellfire témoignaient déjà, par l'entremise de compositions plus travaillées et surtout plus longues, que ses géniteurs n'étaient pas de ceux à considérer le genre comme inféodé à la seule brutalité épidermique. Pour autant, on ne s'attendait pas à ça ! Mais le fait que les Norvégiens, parmi lesquels on reconnaît bien entendu toujours l'exceptionnel batteur Frost (Satyricon), aient recruté Tom G. Warrior, qui en connaît un rayon en matière d'atmosphères putrides et mortifères, aurait cependant dû déclencher en nous un signal d'alarme. Car autant ne plus tourn...

Liselle Bailey - 44 ans, ma mère préfère les jeunes (2016)

Ce qu'il y a - notamment - de chouette avec le porno, c'est que tout est souvent dans le titre ! Après 40 ans, les vacances sans mon mari ou 43 ans, les nuits d'une femme mariée , 44 ans, ma mère préfère les jeunes poursuit cette série Marc Dorcel avec l'élégance et l'esthétisme habituels. S'il n'est pas le plus excitant du lot, cependant qu'on se demande ce que viennent faire là les scènes avec la mimi Inès Lenvin, qui n'a pas rêvé d'avoir une maman comme Sensuality Jane dont les mamelles généreuses sont un appel à la tétée ?? (02.11.2016) ⍖⍖

Allan Dwan - Quatre étranges cavaliers (1954)

Sous couvert d'une série B, Quatre étranges cavaliers est un western extrêmement intéressant, qui prouve qu 'un "petit" film par son budget et sa durée (moins d'une 1h20) peut être grand. Il ouvre pour Allan Dwan le dernier et meilleur chapitre de sa carrière où, associé au producteur Benedict Bogeaus, il enfile westerns ( Tornade ), polar ( Deux rouquines dans la bagarre ) et aventures ( Les rubis du prince Birman ), passés inaperçus à l'époque mais que les cinéphiles chérissent à raison. Malgré ses belles qualités visuelles (nombreux plans séquences, travellings à travers cette petite ville que l'on sent vivre et cette façon de montrer les extérieurs par des fenêtres), Silver Lode séduit avant tout pour son scénario, à la fois classique de par son thème cher au cinéma américain, celui du lynchage (on pense à Furie de Fritz Lang) et son récit "attentiste" basé sur une unité de temps et de lieu (comme dans Le train sifflera trois fois ) et po...

Deadly Carnage - Manthe (2014)

Au départ, Deadly Carnage n'était qu'un escadron de plus perdu à l'intérieur de la chapelle suicidaire italienne que la présence de mercenaires ayant la douleur chevillée au corps distinguait toutefois du tout venant du Black Metal aux confins du Doom. En 2011, Sentiero II - Ceneri dévoilait pourtant une formation plus intéressante qu'il n'y parait car prenant soin de s'affranchir des principaux codes du genre tout en l'aérant d'autres influences qui loin d'en désamorcer la noirceur contribuait au contraire à l'enrichir. L'envie était donc grande, de pouvoir découvrir cette troisième offrande. Celle-ci ne fait pas que confirmer le potentiel de ses géniteurs en creusant encore davantage une identité unique, à la fois plus abyssale et nuancée. De fait, plus encore que ses deux aînés, Manthe gravite quelque part aux frontières de l'inconnu. S'il peut parfois s'enfoncer dans un abîme de lourdeur, comme l'illustre 'Beneath For...

Peste Noire - Ballade Cuntre Lo Anemi Francor (2009)

Peste Noire ou la perversion, la pourriture mises en musique. Après deux années d'absence depuis Folkfuck Folie , cependant bien chargées par le split de Valfunde avec Amesoeurs, celui avec Horna et la somme Mors Orbis Terrarum , le bubon revient cracher son fiel. Les anars et autres bien-pensants gauchistes vont de nouveau se pincer le nez devant ce menu faisandé aux relents fétides mangé par les mouches. Peste Noire est détenteur d'une forte personnalité, laquelle réside dans ce black metal décharné, crapoteux et sale comme le sang menstruel et qui explique la place singulière que tient le projet au sein de la scène extrême, hexagonale ou pas. Plus que jamais, le groupe se présente comme le véhicule de la Sale Famine de Valfunde. Neige et Winterhaller ont quitté le navire et seule la chanteuse Audrey Sylvain s'accroche aux branches quand bien même sa contribution à ce nouvel étron fumant reste somme toute anecdotique - on perçoit ses vocalises sur une poignée de chants p...

Charles Frend - L'aimant (1950)

Sous couvert d'une comédie enfantine, c'est à un récit initiatique dans l'Angleterre de l'après-guerre à laquelle nous convie Charles Frend. Production Ealing, L'aimant porte la marque de son scénariste T.E.B. Clarke auquel on doit Passeport pour Pimlico, A cor et cri, Les guerriers de l'ombre ou Police sans arme, oscillant entre morale et fantaisie, tendresse et ironie. Interprété avec beaucoup de naturel par le débutant James Fox, Johnny est tiraillé par la culpabilité dans un monde d'adultes que l'on découvre à travers son regard, celui d'un enfant espiègle et astucieux.  S'il peut paraître mineur comparé à   La mer cruelle ou à  L'aventure sans retour , le film n'en est pas moins conduit avec une sobriété naturaliste par Charles Frend dont on devine la longue expérience de monteur (pour Hitchcock notamment). Un charme suranné se dégage de The Magnet , évocateur d'une Angleterre aujourd'hui disparue... (03.11.2017) ⍖⍖⍖ ...

Sarkasm - Les affres du néant (2021)

Sarkasm est un trio breton qui enfante avec Les affres du néant , son premier méfait, mais son origine géographique ne doit pas vous égarer du côté d'une musique sautillante et folklorique. Il en est même très loin. Fort heureusement. Au contraire, le groupe honore la mémoire du pur black metal des années 90, raclant de sa verge mortifère aussi bien le terreau national que scandinave.  Aux commandes figurent donc trois musiciens dont Antoine Ruins dont les activités en temps que patron du label Alchemic Sound Museum et son projet Dedale(s) l'attirent davantage dans les méandres de partitions industrielles et dark ambient. Mais comme il n'est pas rare de surprendre l'art noir en train rôder autour de ces terres voisines, voir le bonhomme poser sa voix pleine d'aspérités racleuses sur une offrande de metal noir dans la grande et sinistre tradition du genre, se justifie pleinement et ce, d'autant plus que l'outro et de parcimonieuses notes d'orgue tendent u...

Deströyer 666 - Defiance (2009)

Après une longue trêve de sept ans, seulement entrecoupée de quelques assauts de courte durée ( ... Of Wolves, Woman And War et Terror Abraxas , commis respectivement en 2002 et 2003) et de la participation de deux de ses membres au projet Razor Of Occam, le panzer australien repart (enfin) en campagne. Sa nouvelle opération porte le nom de Defiance . Ses armes sont toujours les mêmes aussi bien dans le fond (blasphèmes sataniques, la guerre, la haine comme combustible) que  dans la forme (rapidité d'exécution, brutalité épidermique et tempo écrasant). De fait, c'est un euphémisme que d'énoncer que Deströyer 666 ne fait pas de prisonniers et ce, dès la première bataille entreprise (le poétique "Weapons Of Conquest"). Tel un Attila du black metal, l'herbe ne repousse pas après son passage ("The Barricades Are Breaking") ; vicieux, il fait  couler le sang et le stupre lorsqu'il se lance dans la conquête de l'entre-cuisses de ses captives. Et s...

Stu Segall - Insatiable (1980)

Malgré son important budget pour un film de ce genre, malgré le caractère autobiographique (même s'il ne s'agit pas vraiment de cela, on y pense tout de même) d'un récit qui repose entièrement sur la (jolie) personne de Marilyn Chambers dont il marque en quelque sorte le retour aux affaires après un détour par le cinéma traditionnel bien que toujours underground (le Rage de David Cronenberg), Insatiable , que signe Stu Segall sous le pseudo de Godfrey Daniels, jouit d'une réputation flatteuse mais exagérée. De bonnes idées, des transitions entre le présent et les souvenirs parfois astucieuses et surtout des scènes pornographiques superbes, notamment celle unissant Marilyn et Serena (beau fist-fucking d'ailleurs !) sauvent la pauvreté d'un scénario vierge d'humour et de folie.  Mais il y a la regretté comédienne, véritable égérie du X américain, belle cochonne que rien n'effraie et surtout pas le sexe légendaire du fameux John Holmes, lequel n...

Obiat - Eyes Tree π (2009)

Hiver 2007, je me rends dans un obscur rade de quartier dans le Nord de Paris pour y voir jouer Obiat. Je ne connais alors pas trop ce groupe. Après plus d'une heure de set, le verdict tombe : un coup de foudre. Et une interrogation : pourquoi un tel potentiel doit se contenter de modestes bars PMU, dont le côté prolétaire convient d'ailleurs parfaitement à la formation et davantage qu'un hard rock café pour bobos en mal de sensations fortes ? Rapidement, je me procure les deux opus de cette équipe anglo-polonaise, Accidentally Making Enemies et surtout l'énorme Emotionnally Driven Disturbulence (ah ce monstrueux "Stare The Distance" !). Travailler plus pour gagner plus, paraît-il. En effet à force de multiplier les concerts atomiques, Obiat commence à se faire un nom. Il y a donc quand même (parfois) une justice, comme le prouve la récente signature avec le label Small Stone Recordings. Et enfin après quatre ans de silence discographique et de longs mois à ...

Sui Caedere - Thrène (2009)

Si pendant longtemps le Québec a peiné à devenir le terreau d'une scène black metal fertile et intéressante (seul Frozen Shadows a paru alors la symboliser), la situation a aujourd'hui bien évolué et on ne compte plus désormais le nombre de formations qui prolifèrent dans les congères gelées. Comme il existe un art noir à la norvégienne par exemple, on peut évoquer un black metal à la québécoise dont l'identité réside moins dans sa plastique musicale mais davantage dans sa thématique, dans sa philosophie identitaire justement. De Forteresse à Monarque, de Utlagr à Sombres Forêts, tous ces groupes partagent un même attachement à des valeurs ancestrales, à une histoire, à une culture. Ils sont les hérauts d'une vision nationaliste du genre qui passe notamment par le recours à la langue française présentée comme une arme de résistance. Sui Caedere illustre bien ce paradigme. Monté par Morphée, âme noire de Ciel nordique, autre entité insurrectionnelle, ce projet est égalem...

Richard Fleischer - Soleil Vert (1973)

Ce qu'il y a de plus frappant - et de plus inquiétant - avec Soleil Vert , est que, plus les années passent et moins son sujet parait relever de la science-fiction, tant le monde que nous connaissons aujourd'hui et celui qui risque que de lui succéder, ressemblent à celui imaginé dans ce film pas vraiment d'anticipation. Pollution, surpopulation, réchauffement climatique, disparition de la faune et de la flore, société de classes de plus en plus affirmée, femmes réduites au rang de "mobilier" et nourriture douteuse définissent ce futur qui n'en est (presque) plus un. S'inscrivant dans un double contexte, celui du nouvel Hollywood et celui de la naissance de l'écologie moderne, Soleil Vert est évidemment un classique du cinéma de science-fiction des années 60/70 (mais pas que), aux côtés des 2001 : l'odyssée de l'espace , La Planète des singes , THX 1138 et Silent Running . Classique, il l'est aussi par sa facture. Perméable à toutes les ...

Old Silver Key - Tales Of Wanderings (2011)

On les entend déjà les jamais contents, les grincheux qui ne manqueront pas de pester contre Roman Saenko, auquel ils ne reconnaissent pas le droit de vouloir évoluer ni de vouloir s'associer avec qui il veut. Depuis le sabordage du regretté Hate Forest, nombreux considèrent - à tort - que l'Ukrainien a perdu une bonne part de sa puissance créatrice et de son génie ; inspiration en berne à peine redressée par Handful Of Stars et Sun In The House Of The Scorpion , les dernières offrandes respectives de Drudkh et de Blood Of Kingu, pourtant largement supérieures à Microcosmos pour le premier et De Occulta Philisophia pour le second, deux opus à posteriori plutôt décevants. Et ce n'est certainement pas ce Old Silver Key, nouveau projet qui agglomère au line-up actuel de Drudkh (soit outre Saenko, Thurios, Krechet et Vlad), la voix fragile de Neige (puisque c'est de lui qu'il s'agit), musicien admiré par certains pour son travail avec Amesoeurs, Peste Noire (dont ...

Drudkh - Microcosmos (2009)

Nonobstant les qualités réelles de Season Of Mist, on se demande quand même ce que vient faire Drudkh chez l'écurie marseillaise ! Alors certes, une légende telle que Mayhem a rejoint depuis longtemps ce label mais les Ukrainiens se répètent dans un humus bien plus underground que celui des Norvégiens. Pour ceux qui ont découvert cette mystérieuse entité avec la gemme noire qu'est Forgotten Legends en 2003, cette promotion ne peut que laisser perplexe, après tant d'années passées chez Supernal Music, structure plus modeste qui lui convenait bien davantage et qui du reste accueille tous les projets de Roman Saenko, l'âme du "groupe", du regretté Hate Forest à Dark Ages sans oublier Blood Of Kingu. Car Drudkh fait partie de ces formations qui ne peuvent proliférer que dans l'obscurité : ni photos ni crédits dans  des livrets réduits au strict minimum, à des années-lumière donc des digipacks et autre coffret luxueux aujourd'hui de mise. Season Of Mist n...

Julien Duvivier - L'homme à l'imperméable (1957)

Quand il est sorti, L'homme à l'imperméable , adaptation par René Barjavel d'un roman de James Hadley Chase, a été sévèrement critiqué par la clique des Cahiers du cinéma. A tort. Car sans se hisser au niveau de Voici le temps des assassins que Duvivier a tourné l'année précédente, le film demeure un amusant divertissement dont le seul défaut est justement d'hésiter entre la comédie et le polar, mélange des genres qui sied peu à la noirceur du réalisateur, laquelle suinte cependant de l'immeuble sinistre de Montmartre. Quelques longueurs, dès que la caméra quitte les deux principaux acteurs, mitent par ailleurs un ensemble qui aurait mérité de se concentrer uniquement sur le personnage de Albert Constantin.  Mais il y a Fernandel dans un rôle plutôt inhabituel de faux coupable, maladroit et malchanceux. Il faut le voir dans son intérieur de classes moyennes qui sent l'encaustique, évoluer avec une gestuelle quasi mécanique. Quant à Bernard Blier, il campe ...

Nyktalgia - Nyktalgia (2004)

Bien  qu'haïe par nombre de gratte-papiers bien pensants, le fait est que l'œuvre de Varg Vikerness et de son Burzum est responsable de toute une frange de la scène black metal actuelle, celle qui s'enfonce corps et âme dans un art noir et suicidaire, préférant les longues, lancinantes et répétitives sentences de mort aux exécutions brutales et rapides. Membre de l'écurie No Colours Records (le nom est déjà tout un programme), laquelle abrite en son sein, une tripotée de groupuscules de ce type, Nyktalgia a admirablement assimilé les préceptes du Count Grishnack, avec sa voix de gargouille écorchée, ses 4 longs titres en 40 minutes, ses mid-tempos obsédants (emporté par des blast furieux, "Cold Void", infirme cela néanmoins), ses riffs de guitares grésillants ultra répétitifs et ses ambiances lugubres qui suintent un profond désespoir. Et même si la production se veut plus claire, moins polluée que celle de Burzum, le rendu est identique ; les Allemands accouc...