Réalise en 1972 par Stanislav Rostotski, La 359e section est un film insolite. Si sa forme où le noir et blanc est émaillé de séquences en couleurs, surprend, le récit qu'il tisse sur plus de 2h30, partagé en deux parties distinctes, se révèle plus curieux encore, suivant le destin d'un bataillon de femmes enrôlées pour la Grande Guerre patriotique. Si le premier segment qui nous présente les divers protagonistes autour du sergent Vaskov n'évite pas toujours l'ennui, le second qui suit l'exécution successive des cinq héroïnes victimes des Allemands dans cette forêt perdue de Carélie, s'avère en revanche nettement plus réussie et passionnante en cela qu'elle tricote une tension palpable autour de ces femmes auxquelles on s'attache très vite. Leur beauté n'est d'ailleurs pas étrangère à l'empathie que l'on ressent pour elles. Enfin, le cadre isolé de cette contrée perdue participe de ce climat étrange, presque irréel, comme s'il s'agissait d'un rêve… (23.11.2016) ⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...



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