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Renzo Genta, Richard Harrison - 2 frères appelés Trinita (1972)


2 frères appelés Trinita fait partie de ces faux Trinita qui n'ont pas manqué de fleurir dans le sillage du western de Enzo Barboni. Cependant ici, le coupable est moins le film lui même, malgré le tribut évident qu'il doit aux comédies du tandem Terence Hill / Bud Spencer, que le distributeur français qui a confondu (volontairement ?) Trinita avec Trinity, la ville où se déroule l'histoire. Point de personnage appelé Trinita donc mais deux demi-frères Jesse et Lester que tout oppose. Le premier est un pécheur qui aime l'action et les filles, le second, un pieu frappé par la parole divine. Richard Harrison (par ailleurs à l'origine du projet qu'il a imaginé, produit et semble-t-il en partie réalisé) et Daniel O'Brien les incarnent respectivement. Ils forment un savoureux duo qui imprime au récit une bonne part de sa joyeuse énergie. 


S'il témoigne du déclin du western spaghetti qui dès le début des années 70 sombre franchement dans la farce, Jesse & Lester - Due fratelli in un posto chiamato Trinità est étonnamment agréable à regarder alors qu'on pouvait craindre le pire. Le rythme est vigoureux, l'histoire amusante, Richard Harrison promène sa virilité goguenarde et on croise même Salvatore Baccaro (Le château de l'horreur, Holocaust nazi), une des plus sales trognes du bis italien. Avec son regard halluciné, Daniel O'Brien en fait des caisses et le scénario se réduit finalement à une succession de saynètes vaguement reliées entre elles mais on ne s'ennuie jamais, faisant de cette pantalonnade un western pas plus mauvais (bien au contraire) que tous les ersatz de Trinita. Une bonne surprise. (28.08.2023) ⍖⍖


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De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...

Doro - Doro (1990)

Si sur le papier, Force Majeure marque le point de départ de la carrière solo de la chanteuse, c’est bien ce disque éponyme - son second - qui incarne ses premiers pas hors de Warlock, son aîné n’ayant pu bénéficier d’une sortie sous la bannière du groupe que pour des raisons essentiellement juridiques. Désireuse ne plus être liée à une seule formation dont elle estime qu‘elle bride sa liberté, Doro décide donc désormais de voler de ses propres ailes, ce que confirme bien le nom de cet opus aux airs de nouveau départ. En outre, le succès aidant, elle fait le choix d’affirmer une "américanisation" de sa musique que Triumph and Agony et Force Majeure avaient déjà entamé. Fini les visuels typés heroic fantasy, la jolie teutonne s’affiche sur la pochette de Doro à la manière d’une chanteuse pop. Autre signe qui ne trompe pas : la présence de Gene Simmons (Kiss, mais est-il besoin de le préciser ?) en tant que producteur exécutif. L’avisé musicien et amateur de belles femmes col...

Paradise Lost - Medusa (2017)

Les vieux cons comme votre serviteur se souviennent encore du jour où ils ont découvert le groupe d'Halifax grâce à ce Lost Paradise matriciel dont la pochette comme sortie des enfers, continue encore de les hanter après tout ce temps. Qui aurait pu croire alors que les Anglais seraient toujours parmi nous (presque) trente ans plus tard ? Peu de monde assurément et sans doute pas les principaux intéressés eux-mêmes. Quinze albums ont coulé sous les ponts depuis 1990 comme autant de jalons d'une carrière en constante mutation. Après le retour au gothic metal qui a fait sa renommée avec Symbol Of Life (2002), Paradise Lost a entamé à partir de Tragic Idol (2012) une descente au fond d'une mine de charbon, glissement dans une obscurité sinistre dont nous pensions que le radical "The Pague Within" l'avait achevé trois ans plus tard. Pourtant, Medusa vient nous rappeler que ses créateurs furent bien au début des années 90 un des trois côtés de la Sainte Trinité ...