A cause, à cause d'une femme se révèle très représentatif de l'oeuvre de jeunesse de Michel Deville dont il s'agit de la quatrième réalisation. Charmant marivaudage et badinage élégant l'emportent sur une vague intrigue policière dont le metteur en scène et son fidèle scénariste Nina Companeez se désintéressent bien vite. C'est un film léger, plein de grâce et d'humour dont le maniérisme n'a en réalité rien à voir avec le cinéma français d'alors et encore moins avec la Nouvelle Vague. Davantage que Jacques Charrier, néanmoins parfait, ce sont les comédiennes qui portent le récit, véritable défilé de beauté brunes (Marie Laforêt) ou blondes (Mylène Demongeot, Jill Haworth) que magnifie la mise en scène délicate de Deville. (12.04.2016) ⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...


.jpg)
Commentaires
Enregistrer un commentaire