A cause, à cause d'une femme se révèle très représentatif de l'oeuvre de jeunesse de Michel Deville dont il s'agit de la quatrième réalisation. Charmant marivaudage et badinage élégant l'emportent sur une vague intrigue policière dont le metteur en scène et son fidèle scénariste Nina Companeez se désintéressent bien vite. C'est un film léger, plein de grâce et d'humour dont le maniérisme n'a en réalité rien à voir avec le cinéma français d'alors et encore moins avec la Nouvelle Vague. Davantage que Jacques Charrier, néanmoins parfait, ce sont les comédiennes qui portent le récit, véritable défilé de beauté brunes (Marie Laforêt) ou blondes (Mylène Demongeot, Jill Haworth) que magnifie la mise en scène délicate de Deville. (12.04.2016) ⍖⍖
Selon sa (bonne) habitude, Thumos ne reste jamais silencieux bien longtemps, venant frapper à notre porte tous les six mois environ, parfois moins comme l'illustre Symposium qui surgit à peine quatre mois après le EP Kallipolis . Nous pourrions évidemment craindre que cette insolente fertilité se solde par un assèchement de la créativité de ce groupe si particulier mais il n'en est pour l'instant rien. Nous pourrions craindre également que celui-ci finisse par se répéter, enfermé dans le cadre imposé par un post doom instrumental dont les limites semblent de prime abord évidentes. Là encore, Thumos réussit à chaque fois à éviter le piège de la redite, de la photocopie d'une signature au demeurant désormais clairement identifiée tant dans la forme (une partition engourdie par une pesanteur sévère) que dans le fond (la Grèce antique comme curieux combustible). Le mystère demeure toujours autour de ce groupe dont on n'est pas certain qu'il en soit véritablement un,...


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