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Marduk - Plague Angel (2004)


Malgré le grand ménage de printemps balayé par le commandant en chef de la division Marduk, Morgan, qui a vu ce dernier se séparer de son hurleur et du batteur, le blindé suédois nous revient déjà et sa haine intense ne sait toujours pas tarie. Ni son goût pour les blasts sauvages et les titres rapides qui ne font pas de prisonniers. « The Hangman Of Prague » et « Throne Of Rats » ouvrent la danse macabre dans la plus pure tradition mardukienne. Sans finesse donc mais avec un sens de l’agression à même de laisser sur le carreau la plupart de ses rivaux. Le black metal hyper bourrin baignant dans un climat guerrier se calme le temps du mid tempo « Seven Angels, Seven Trumpets ». Le (relatif) répit est de courte durée car la machine s’emballe à nouveau avec le déchaîné « Life’s Emblem », qui permet encore une fois au batteur Emil de démontrer ses talents de blasteur, si besoin en était. 


Et hormis les lourds et reptiliens, et donc très réussis, « Perish In Flames » et « Deathmarch », inquiétant à souhait, lesquels, en outre, prouvent que le groupe aurait peut-être tout intérêt à ralentir le rythme plus souvent car quand il y consent, le résultat se révèle cent fois plus puissant, malsain et intense que lorsqu’il donne l’impression de participer à un concours de vitesse, Plague Angel  va à fonds, pied au plancher. Si Mortuus, le désormais préposé aux hurlements de gargouille, apporte à Marduk une noirceur abyssale bienvenue, on aimerait tant que Morgan renouvelle un peu son écriture, plutôt que de vomir ad vitam aeternam le même black metal qui mise un peu trop sur la rapidité là où on souhaiterait qu’il soigne davantage les ambiances. Même l’absence de Peter Tägtgren derrière la console ne se fait pas remarquer. Cette nouvelle offrande s’impose encore comme un bon disque dans le genre qui est le sien, annihilant sur des kilomètres à la ronde tous ses ennemis ; mais on attend plus de Morgan, compositeur doué capable de bien mieux que ce Plague Angel solide mais attendu. Un disque de plus, quoi… (03.10.2007 | MW) ⍖⍖

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