Il faut être un homme. Oui, il faut avoir une queue entre les jambes pour pourvoir apprécier comme il le mérite Semen Drenched Slave Of The Devil. Ce pré requis n'est pas indispensable mais ça aide. Il faut être incollable sur toutes les porno queens et aimer avaler des heures et des heures de bandes avec des partouzes, des gang bangs jusqu'à l'écoeurement pour goûter tout le charme de ce trio dont on ne sait pas grand chose hormis que Master Of Scat Sermon, Master Of Anal Insertion et Master Of Orgasmatic Strangulation (ça ne s'invente pas) sont sortis de la terre hollandaise il y a peu. Occult Anal Rape Of Slave Whores (hmmm... quel titre très poétique !) est leur première véritable éjaculation après une petite coulée - Blood Is A Natural Lubricant - libérée l'an passé. Faisant copuler un black metal ultra rapide et des textes nourris au sperme du porno, le groupe pourrait sembler anecdotique et son intérêt, ne pas dépasser le stade du gimmick, de la bonne blague.
De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...



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