Il faut être un homme. Oui, il faut avoir une queue entre les jambes pour pourvoir apprécier comme il le mérite Semen Drenched Slave Of The Devil. Ce pré requis n'est pas indispensable mais ça aide. Il faut être incollable sur toutes les porno queens et aimer avaler des heures et des heures de bandes avec des partouzes, des gang bangs jusqu'à l'écoeurement pour goûter tout le charme de ce trio dont on ne sait pas grand chose hormis que Master Of Scat Sermon, Master Of Anal Insertion et Master Of Orgasmatic Strangulation (ça ne s'invente pas) sont sortis de la terre hollandaise il y a peu. Occult Anal Rape Of Slave Whores (hmmm... quel titre très poétique !) est leur première véritable éjaculation après une petite coulée - Blood Is A Natural Lubricant - libérée l'an passé. Faisant copuler un black metal ultra rapide et des textes nourris au sperme du porno, le groupe pourrait sembler anecdotique et son intérêt, ne pas dépasser le stade du gimmick, de la bonne blague.
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...



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