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Milad Bessada - A Quiet Day In Belfast (1974)


Contrairement aux apparences, A Quiet Day In Belfast n'est pas un film irlandais mais canadien. Si cela ne se voit pas, en revanche, cela s'entend car certains acteurs peinent à restituer l'accent local. A commencer par Margot Kidder (Sœurs de sang, Superman) que nous sommes tout étonnés de retrouver ici. Là ne réside malheureusement pas le seul défaut de cette curieuse production dont le caractère bavard et languissant trahit à la fois l'origine théâtral de son matériau et la modestie des moyens mis à la disposition de l'inconnu Milad Bessada. Les deux tiers du film se bornent à des scènes verbeuses où se croisent les divers protagonistes entre quelques rues (de Dublin et non pas de Belfast) et le local tenu par Barry Foster. 

Si son titre empreint d'une glaciale ironie laissait espérait mieux, A Quiet Day In Belfast n'est pourtant pas sans qualités dans son illustration du conflit entre les Irlandais du Nord et l'armée britannique que le metteur en scène choisit de filmer à la hauteur d'un simple quartier dont le microcosme résume les forces et les haines en présence. Non sans humour (noir), le métrage installe peu à peu ce drame qui s'achève dans le sang et dans la mort qui surgissent brusquement. Par leur brutalité saignante, les dernières images tranchent avec la quiétude apparente du reste de la bobine dont il est dommage qu'il faille attendre la fin pour en palper la tension sourde et croissante... (vu le 08.07.2021) ⍖


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Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait.  Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...

Paradise Lost - Medusa (2017)

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Clint Eastwood - Jersey Boys (2014)

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