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George McCowan - Alerte dans le cosmos (1979)


Alerte dans le cosmos fait partie de ces films de SF au rabais tournés à la va-vite pour capitaliser sur le succès de Star Wars. Si le nom de H.G. Wells apparaît en gros sur l'affiche, on peut chercher longtemps la moindre trace de The Shape Of Things To Come, déjà adapté au cinéma par William Cameron Menzies sous le titre La vie future (1936). Le projet est ambitieux mais entre les mains d'un producteur tel que Harry Alan Towers, capable de faire passer Roger Corman pour Cecil B. DeMille, le résultat ne peut qu'être mal fichu. George McCowan, dont les seuls titres de gloire (?) furent La chevauchée des sept mercenaires et Les crapauds, fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne, c'est-à-dire, pas grand chose. 

Effets spéciaux hilarants, décors en toc, comédiens qui déambulent en pyjama rapprochent davantage Alerte dans le cosmos d'un épisode de Galactica ou de Cosmos 1999 que d'un grandiose space opera. Ajoutons à cela un Jack Palance qui a depuis longtemps oublié qu'il fut jadis un acteur talentueux, on comprend alors qu'il n'y a quasiment rien à sauver de ce nanar ringard et ennuyeux, si n'est la beauté de Carole Linley dont les brillants débuts paraissent alors déjà loin. Quant au vétéran John Ireland, on devine qu'il a été embauché pour vernir le film d'un modeste prestige, un peu, mais toute proportion gardée, comme Alec Guinness et Peter Cushing pour La guerre des étoiles... (25/04/2018) ⍖



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Thumos - Symposium (2023)

Selon sa (bonne) habitude, Thumos ne reste jamais silencieux bien longtemps, venant frapper à notre porte tous les six mois environ, parfois moins comme l'illustre Symposium qui surgit à peine quatre mois après le EP Kallipolis . Nous pourrions évidemment craindre que cette insolente fertilité se solde par un assèchement de la créativité de ce groupe si particulier mais il n'en est pour l'instant rien. Nous pourrions craindre également que celui-ci finisse par se répéter, enfermé dans le cadre imposé par un post doom instrumental dont les limites semblent de prime abord évidentes. Là encore, Thumos réussit à chaque fois à éviter le piège de la redite, de la photocopie d'une signature au demeurant désormais clairement identifiée tant dans la forme (une partition engourdie par une pesanteur sévère) que dans le fond (la Grèce antique comme curieux combustible). Le mystère demeure toujours autour de ce groupe dont on n'est pas certain qu'il en soit véritablement un,...

Laudanum - The Coronation (2009)

Le laudanum est un médicament à base d'opium utilisé comme calmant et très en vogue au XIXème siècle. C'est aussi le nom d'un groupe dont la musique se veut plus proche de la corrosion des drogues que d'un somnifère. Aux confins du doom halluciné, du sludge tellurique, du drone et de la noise, les Américains sculptent au burin un univers très personnel, dérive psychopathe rongée par une lèpre vicieuse. Cinq ans après une première dose remarquée ( The Apotheker ), The Coronation a quelque chose d'un labyrinthe humide d'une noirceur abyssale. 100 fois plus evil que bien des hordes grimées à la truelle et exaltant les forces des ténèbres, Laudanum écrit des bandes-sons cauchemardesques qui ne filent jamais droit. Il y a véritablement quelque chose de pourri, de souillé dans ce magma brulant et maladif, preuve en est le déglingué "Invoke", reptation stridente aux riffs obsédants. Basé sur un canevas pour moitié instrumentale ("Procession" "...

Paradise Lost - The Plague Within (2015)

Actif depuis la fin des années 80, Paradise Lost pourrait aspirer à une retraite bien méritée. Mais les Anglais ne sont pourtant pas pès de se retirer dans un caveau. Pourquoi le feraient-ils d'ailleurs, poursuivant une œuvre exemplaire qu'aucun faux pas n'est jamais venu assombrir, pas même lors de leur période la plus commerciale (c'est-à-dire la moins Metal). Mieux, quand certains de leur génération se contentent d'envoyer une carte postale de temps à autre, les gars d'Halifax vont jusqu'à besogner ailleurs entre deux albums. C'est surtout le cas de deux d'entre eux - et pas des moindres - soit le chanteur Nick Holmes et le guitariste Greg Mackintosh, respectivement associés à Bloodbath et Vallenfyre. Nous aurions pu croire que le fait d'assouvir leur soif de death metal avec cette activité extra-conjugale leur suffirait, laissant leur principal port d'attache forger cet art gothique fixé depuis longtemps. Or, The Plague Within témoigne a...