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George McCowan - Alerte dans le cosmos (1979)


Alerte dans le cosmos fait partie de ces films de SF au rabais tournés à la va-vite pour capitaliser sur le succès de Star Wars. Si le nom de H.G. Wells apparaît en gros sur l'affiche, on peut chercher longtemps la moindre trace de The Shape Of Things To Come, déjà adapté au cinéma par William Cameron Menzies sous le titre La vie future (1936). Le projet est ambitieux mais entre les mains d'un producteur tel que Harry Alan Towers, capable de faire passer Roger Corman pour Cecil B. DeMille, le résultat ne peut qu'être mal fichu. George McCowan, dont les seuls titres de gloire (?) furent La chevauchée des sept mercenaires et Les crapauds, fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne, c'est-à-dire, pas grand chose. 

Effets spéciaux hilarants, décors en toc, comédiens qui déambulent en pyjama rapprochent davantage Alerte dans le cosmos d'un épisode de Galactica ou de Cosmos 1999 que d'un grandiose space opera. Ajoutons à cela un Jack Palance qui a depuis longtemps oublié qu'il fut jadis un acteur talentueux, on comprend alors qu'il n'y a quasiment rien à sauver de ce nanar ringard et ennuyeux, si n'est la beauté de Carole Linley dont les brillants débuts paraissent alors déjà loin. Quant au vétéran John Ireland, on devine qu'il a été embauché pour vernir le film d'un modeste prestige, un peu, mais toute proportion gardée, comme Alec Guinness et Peter Cushing pour La guerre des étoiles... (25/04/2018) ⍖



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TOP DE LA SEMAINE

Burning Witches - Wings Of Steel (2019)

Avec son unique piste inédite flanquée de trois extraits live, Wings Of Steel ressemble davantage à un single gonflé aux OGM qu'à l'EP vendu comme tel par Nuclear Blast. Ajoutons à cela le fait que le morceau-titre en question a déjà été diffusé en format digital en juin dernier et vous aurez donc compris tout seul que l'intérêt de cet objet se révèle très limité ou destiné aux fans désireux de tout posséder de leur groupe favori, jusqu'à la moindre miette. Bref, quelle est l'utilité d'une telle rondelle, si ce n'est, pour l'écurie teutonne, le besoin de capitaliser sur le nom de Burning Witches dont le casting 100% féminin n'est étranger ni à son succès et ni à son exposition accrue. Ceci étant, Wings Of Steel possède au moins le mérite de présenter à ceux qui ne la connaîtraient pas encore la remplaçante de Seraina Telli, partie se concentrer sur son Dead Venus à elle. Ancienne chanteuse du modeste Shadowrise, qui n'a semble-t-il pas survécu ...

Onségen Ensemble - Fear (2020)

Onségen Ensemble fait partie de ces formations assez inclassables qu'on serait tenté de ranger, maladroitement peut-être, dans le rock progressif, selon la définition crimsonienne du terme. Comprendre que les Finlandais font moins dans le déballage technique que dans la performance artistique, dans le happening sonore. C'est le plus souvent instrumental bien que des chœurs, féminins ou masculins, viennent par moment hanter des compositions aux contours flous, à l'architecture mouvante. Autour d'un noyau guitare/basse/batterie se greffe un line-up à géométrie variable dans lequel saxophoniste, clarinettiste ou violoniste (entre beaucoup d'autres) se croisent. Nappé de claviers fantomatiques, l'ensemble se pare d'atours puissamment cinématiques. Sur un socle cependant plutôt lourd, vestiges des racines metal de ses principaux artisans, le space rock le plus cosmique s'emboite au free jazz le plus barré dans une fusion des éléments qui n'est parfois pas...

Robert Wise - Le coup de l'escalier (1959)

Très admiré par Jean-Pierre Melville, tourné entre le remarquable Je veux vivre (1958) avec Susan Hayward et la célèbre comédie musicale West Side Story (1961), Le coup de l’escalier représente un des sommets de l’œuvre de Robert Wise et du film noir en général. Comme souvent, son titre français, au demeurant non dénué d’une certaine poésie, est à côté de la plaque, à croire que les distributeurs n’ont visionné que la dernière bobine ! Drapé dans un très beau noir et blanc, Odds Against Tomorrow n’est pas qu’une énième histoire de braquage de banque (évidemment) foireux. Le coup lui-même n’occupe que le dernier tiers du film. Au vrai, il s’agit avant tout du portrait de deux hommes, un noir et un blanc qui, obligés de travailler ensemble, vont finir par se détester et s’entre-tuer. On suit pendant près d’une heure leur chemin respectif, leurs problèmes, les motivations qui en découlent et les poussent à accepter ce casse organisé par un ancien flic.  Le noir, c’est Harry Belafon...