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George McCowan - Alerte dans le cosmos (1979)


Alerte dans le cosmos fait partie de ces films de SF au rabais tournés à la va-vite pour capitaliser sur le succès de Star Wars. Si le nom de H.G. Wells apparaît en gros sur l'affiche, on peut chercher longtemps la moindre trace de The Shape Of Things To Come, déjà adapté au cinéma par William Cameron Menzies sous le titre La vie future (1936). Le projet est ambitieux mais entre les mains d'un producteur tel que Harry Alan Towers, capable de faire passer Roger Corman pour Cecil B. DeMille, le résultat ne peut qu'être mal fichu. George McCowan, dont les seuls titres de gloire (?) furent La chevauchée des sept mercenaires et Les crapauds, fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne, c'est-à-dire, pas grand chose. 

Effets spéciaux hilarants, décors en toc, comédiens qui déambulent en pyjama rapprochent davantage Alerte dans le cosmos d'un épisode de Galactica ou de Cosmos 1999 que d'un grandiose space opera. Ajoutons à cela un Jack Palance qui a depuis longtemps oublié qu'il fut jadis un acteur talentueux, on comprend alors qu'il n'y a quasiment rien à sauver de ce nanar ringard et ennuyeux, si n'est la beauté de Carole Linley dont les brillants débuts paraissent alors déjà loin. Quant au vétéran John Ireland, on devine qu'il a été embauché pour vernir le film d'un modeste prestige, un peu, mais toute proportion gardée, comme Alec Guinness et Peter Cushing pour La guerre des étoiles... (25/04/2018) ⍖



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Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait.  Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...

Paradise Lost - Medusa (2017)

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Clint Eastwood - Jersey Boys (2014)

Clint Eastwood poursuit sa carrière hors des modes et du temps. Alors âgé de 84 ans (!), l'année 2014 le voit offrir deux films, Jersey Boys et American Sniper , deux biopics aussi différents que réussis qui illustrent si besoin en était encore, la large palette de son inspiration et surtout sa verve cinématographique quand tant d'autres réalisateurs ont été mis à la retraite depuis longtemps. Après les funèbres Lettres d'Iwo Jima et ou Au-delà et les pesants Invictus ou J.Edgar , cette adaptation d'une comédie musicale, retraçant la carrière d'un groupe de rock fameux aux Etats-Unis, les Four Seasons, semble presque être l'oeuvre d'un jeune metteur en scène. Classique dans le fond, sa forme swingue, emportée par un tempo enlevé cependant que les comédiens n'hésitent pas à s'adresser directement à la caméra. Après Une nouvelle chance , sur un mode mineur néanmoins, quel plaisir de voir Eastwood revenir à un cinéma simple, s'appuyant sur des...