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Paul Grau - 6 Swedish Girls In The Alps (1983)


Dernier des quatre films d'une série gentiment coquine initiée par ce roublard de Erwin C. Dietrich qui en confie cette fois-ci les rênes à Paul Grau (planqué sous le pseudonyme de Michael Thomas, pour qu'on le confonde peut-être avec Pascal Thomas ?), 6 Swedish Girls In The Alps reprend la recette qui a fait le succès des précédentes bobines qu'il se contente toutefois de réchauffer sans grande imagination. Mais là n'est pas vraiment le sujet d'une production qui, à nouveau, ne cherche qu'à utiliser un canevas anémique comme prétexte à désaper des filles qui de toute façon n'ont pas froid aux yeux et se frottent à tout ce qui rampe au sein d'un casting masculin animé encore une fois par Eric Falk ou le célèbre hardeur français Alban Ceray. La présence de ce dernier ne doit cependant pas vous tromper, ce quatrième épisode ne bine pas, contrairement à 6 Swedish Girls On Ibiza, la terre du porno même s'il n'est par moment pas loin d'en faire autant, à l'image des nombreuses pipes vaguement camouflées que ne manquent jamais de prodiguer  nos charmantes étudiantes scandinaves. 

De même, si elle trône sur certaines jaquettes de son exploitation vidéo, Brigitte Lahaie ne rempile pas. Malheureusement. Les six comédiennes ne possèdent ni le charisme de la sculpturale égérie du X hexagonal ni le piquant de leurs devancières. Mignonnes et sexy dans leur beauté naturelle, elles assurent cependant le quota érotique, notamment lors de gourmandes séquences saphiques. On ne s'ennuie donc pas dans cette quatrième aventure aussi idiote que graveleuse néanmoins incontestablement inférieure à ses aînées, lesquelles n'étaient pas sans idées, témoins la scène presque onirique, avec Brigitte Lahaie justement, dans 6 Suédoises au collège ou celle qui voit une des filles faire l'amour avec un bonhomme à travers un poste de télé dans 6 Suédoises à la pompe. Cet ultime rejeton est donc à prendre pour ce qu'il est, une comédie érotique ni particulièrement cocasse ni vraiment hard en dépit de certaines tentations mais joyeusement friponne et qui ne débande à aucun moment. (24.01.2021) ⍖⍖





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TOP DE LA SEMAINE

Burning Witches - Wings Of Steel (2019)

Avec son unique piste inédite flanquée de trois extraits live, Wings Of Steel ressemble davantage à un single gonflé aux OGM qu'à l'EP vendu comme tel par Nuclear Blast. Ajoutons à cela le fait que le morceau-titre en question a déjà été diffusé en format digital en juin dernier et vous aurez donc compris tout seul que l'intérêt de cet objet se révèle très limité ou destiné aux fans désireux de tout posséder de leur groupe favori, jusqu'à la moindre miette. Bref, quelle est l'utilité d'une telle rondelle, si ce n'est, pour l'écurie teutonne, le besoin de capitaliser sur le nom de Burning Witches dont le casting 100% féminin n'est étranger ni à son succès et ni à son exposition accrue. Ceci étant, Wings Of Steel possède au moins le mérite de présenter à ceux qui ne la connaîtraient pas encore la remplaçante de Seraina Telli, partie se concentrer sur son Dead Venus à elle. Ancienne chanteuse du modeste Shadowrise, qui n'a semble-t-il pas survécu ...

Onségen Ensemble - Fear (2020)

Onségen Ensemble fait partie de ces formations assez inclassables qu'on serait tenté de ranger, maladroitement peut-être, dans le rock progressif, selon la définition crimsonienne du terme. Comprendre que les Finlandais font moins dans le déballage technique que dans la performance artistique, dans le happening sonore. C'est le plus souvent instrumental bien que des chœurs, féminins ou masculins, viennent par moment hanter des compositions aux contours flous, à l'architecture mouvante. Autour d'un noyau guitare/basse/batterie se greffe un line-up à géométrie variable dans lequel saxophoniste, clarinettiste ou violoniste (entre beaucoup d'autres) se croisent. Nappé de claviers fantomatiques, l'ensemble se pare d'atours puissamment cinématiques. Sur un socle cependant plutôt lourd, vestiges des racines metal de ses principaux artisans, le space rock le plus cosmique s'emboite au free jazz le plus barré dans une fusion des éléments qui n'est parfois pas...

Robert Wise - Le coup de l'escalier (1959)

Très admiré par Jean-Pierre Melville, tourné entre le remarquable Je veux vivre (1958) avec Susan Hayward et la célèbre comédie musicale West Side Story (1961), Le coup de l’escalier représente un des sommets de l’œuvre de Robert Wise et du film noir en général. Comme souvent, son titre français, au demeurant non dénué d’une certaine poésie, est à côté de la plaque, à croire que les distributeurs n’ont visionné que la dernière bobine ! Drapé dans un très beau noir et blanc, Odds Against Tomorrow n’est pas qu’une énième histoire de braquage de banque (évidemment) foireux. Le coup lui-même n’occupe que le dernier tiers du film. Au vrai, il s’agit avant tout du portrait de deux hommes, un noir et un blanc qui, obligés de travailler ensemble, vont finir par se détester et s’entre-tuer. On suit pendant près d’une heure leur chemin respectif, leurs problèmes, les motivations qui en découlent et les poussent à accepter ce casse organisé par un ancien flic.  Le noir, c’est Harry Belafon...