Dotés d’un son idéal (le mixage, ainsi que le mastering sont dus à l’expert Achim Kölher), leurs titres restent toujours heavy, accrocheurs, d’une durée raisonnable et forts de refrains mémorisables (« le très beau 'Throne Of Isolation'). Bref, ils s’y entendent pour écrire de vraies chansons. Les superbes 'The Music Of Despair', 'The Oath Of The Witch' et 'Mourner', notamment, en sont la parfaite illustration. Cette accessibilité n’empêche pourtant nullement Dawn Of Winter de répandre sa tristesse avec largesse, sentiment profond véhiculé par des textes poignants (The Peaceful Dead est dédié au fils de Gerritz) et plus encore par l’organe de ce dernier que mine un désespoir réel. Et quand le groupe se décide à serrer le frein à main pour se lancer dans un tempo à l’agonie qui vous écrase à la manière d'une chape de plomb comme il sait le faire durant 'All The Gods You Worship' et le déchirant morceau éponyme et terminal long de près de 10 minutes où Gerritz donne tout ce qu’il a et chante avec son cœur, on ne peut dès lors que partager avec le groupe cette douleur. Ce doom pur et plus émotionnel que suicidaire recèle une vraie beauté grise qui touchera tous ceux qui, durant leur vie, ont perdu un être cher. The Peaceful Dead est une cathédrale de souffrance et dans le genre doom traditionnel, une des meilleures sorties de l’année 2008. (2008 | MW) ⍖⍖
De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...


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