Dotés d’un son idéal (le mixage, ainsi que le mastering sont dus à l’expert Achim Kölher), leurs titres restent toujours heavy, accrocheurs, d’une durée raisonnable et forts de refrains mémorisables (« le très beau 'Throne Of Isolation'). Bref, ils s’y entendent pour écrire de vraies chansons. Les superbes 'The Music Of Despair', 'The Oath Of The Witch' et 'Mourner', notamment, en sont la parfaite illustration. Cette accessibilité n’empêche pourtant nullement Dawn Of Winter de répandre sa tristesse avec largesse, sentiment profond véhiculé par des textes poignants (The Peaceful Dead est dédié au fils de Gerritz) et plus encore par l’organe de ce dernier que mine un désespoir réel. Et quand le groupe se décide à serrer le frein à main pour se lancer dans un tempo à l’agonie qui vous écrase à la manière d'une chape de plomb comme il sait le faire durant 'All The Gods You Worship' et le déchirant morceau éponyme et terminal long de près de 10 minutes où Gerritz donne tout ce qu’il a et chante avec son cœur, on ne peut dès lors que partager avec le groupe cette douleur. Ce doom pur et plus émotionnel que suicidaire recèle une vraie beauté grise qui touchera tous ceux qui, durant leur vie, ont perdu un être cher. The Peaceful Dead est une cathédrale de souffrance et dans le genre doom traditionnel, une des meilleures sorties de l’année 2008. (2008 | MW) ⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...


Commentaires
Enregistrer un commentaire