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Luigi Zampa - A Girl In Australia (1971)


Claudia Cardinale au sommet de son impulsive beauté face à Alberto Sordi et devant la caméra de Luigi Zampa : cela ne se refuse pas ! A Girl In Australia n'est peut-être pas la comédie italienne la plus connue mais elle est pourtant savoureuse et typique de la façon dont les réalisateurs de la péninsule s'emparent d'un sujet dramatique qu'ils plongent dans le bain d'un humour ravageur, d'un burlesque absurde. Le thème du film n'en reste pas moins curieux, évoquant une page méconnue de l'histoire italienne. Dans les années qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre d'Italiens ont émigré en Australie, constituant peu à peu une communauté. Arrivés seuls, les hommes se marient à distance avec des femmes restées en Europe qu'ils ne connaissent souvent pas et qu'ils font venir dans leur terre d'adoption. Tel est le cas d'Amedeo, homme simple et bon qui souffre d'une solitude grandissante. A l'autre bout du monde, Carmela accepte de le rejoindre en le prenant pour un autre sur la photo qu'il lui a adressée. 

Quand elle débarque, trop belle pour lui, il n'ose pas lui avouer qu'il n'est pas celui qu'elle croit trouver et se fait passer pour un ami charger de l'accompagner pendant plusieurs jours. Il n'est pas celui qu'elle croit mais elle non plus, prostituée bien loin des valeurs morales et traditionnelles que Amedeo attend de sa nouvelle épouse. De cette confusion, Zampa tire le fil d'une comédie franchement cocasse à travers les paysages humides ou désertiques australiens. Elle c'est donc Claudia Cardinale, pleine de ce charme bourrue et ensoleillé, lui, c'est Alberto Sordi, sa gueule de Droopy pathétique, sa dégaine populaire. Mais comme souvent avec le genre, l'humour masque une situation dramatique, au cas particulier la solitude de ces migrants, éternels étrangers dans leur nouveau pays dans lequel ils ne peuvent se résoudre à s'assimiler. Le film brosse aussi la détresse de ces femmes prêtes à épouser un homme qu'elles ne connaissent pas, à se déraciner afin d'échapper à leur condition et trouver une issue sociale que leur terre natale ne peut leur offrir. Un sujet triste heureusement balayé par le souffle comique d'un duo formidable car en parfaite osmose, au service d'une comédie qui n'a pas pris une ride, bien au contraire... (25.04.2022) ⍖⍖⍖




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De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...

Doro - Doro (1990)

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Paradise Lost - Medusa (2017)

Les vieux cons comme votre serviteur se souviennent encore du jour où ils ont découvert le groupe d'Halifax grâce à ce Lost Paradise matriciel dont la pochette comme sortie des enfers, continue encore de les hanter après tout ce temps. Qui aurait pu croire alors que les Anglais seraient toujours parmi nous (presque) trente ans plus tard ? Peu de monde assurément et sans doute pas les principaux intéressés eux-mêmes. Quinze albums ont coulé sous les ponts depuis 1990 comme autant de jalons d'une carrière en constante mutation. Après le retour au gothic metal qui a fait sa renommée avec Symbol Of Life (2002), Paradise Lost a entamé à partir de Tragic Idol (2012) une descente au fond d'une mine de charbon, glissement dans une obscurité sinistre dont nous pensions que le radical "The Pague Within" l'avait achevé trois ans plus tard. Pourtant, Medusa vient nous rappeler que ses créateurs furent bien au début des années 90 un des trois côtés de la Sainte Trinité ...