Contre toute attente, et alors que ses fans de la première heure espéraient que Shadow Of The Moon resterait sans lendemain, Ritchie Blackmore revient deux ans plus tard avec une seconde offrande sous la bannière de son projet acoustico-médiéval qu’il a monté avec sa compagne Candice Night. La chance de pouvoir écouter un jour un nouvel essai de Rainbow, lequel était pourtant encore envisagé en 1997 avec un line-up qui aurait totalement été remanié (la rumeur d’un retour de Ronnie James Dio circulera même quelques années plus tard), semble de fait de plus en plus improbable. Apaisé et heureux comme il ne l’a pas été depuis très (très) longtemps, le ténébreux guitariste a donc décidé de se concentrer désormais uniquement sur Blackmore’s Night, au sein duquel il apparaît effectivement très l’aise. Sans surprise, Under A Violet Moon poursuit le chemin entamé par son aîné avec sa collection de ritournelles folkloriques essentiellement acoustiques même si l’Homme en noir sait encore dégainer sa Stratocaster durant de rares instants, à l’image du superbe "Gone With The Wind", rehaussé de chœurs grandioses ; certainement un des meilleurs titres du lots, un des plus rock également. Alors certes, c’est toujours une jouissance de pouvoir entendre le maître jouer en électrique, mais il faut pourtant se faire une raison : celui-ci en a visiblement assez du hard-rock, courant dont il fût pourtant un des géniteurs et, à cinquante ans (bien) tassés, il aspire à composer une musique qui dorénavant lui correspond davantage.
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...


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