Ritchie Blackmore et les lives, c’est une longue histoire d’amour débutée en 1972. A cela rien de surprenant quand on sait que c’est bien sur scène, quand bien même il excelle aussi sur disque, que le talent du guitariste prend toute son envergure, toute sa dimension. Made In Japan (1972), Made In Europe (1976) et le Live In London (1982) pour Deep Purple, On Stage (1977) pour Rainbow sans oublier tous les trésors exhumés ses dernières années tels que le Mark III – The Final Concerts (1996) pour le premier, Live In Munich 1977 (2006) pour le second, sa carrière est balisée par des enregistrements de ce type tout bonnement mythiques. A cette litanie immortelle, on peut désormais rajouter ce premier double live de Blackmore’s Night, projet que l’on ne présente plus maintenant. Capturé en Allemagne, sans doute avec le Japon où l’Homme en noir est un dieu vivant, le premier pays à avoir succombé à la musique écrite par le précieux duo, durant le Fires At Midnight Tour, Past Times With Good Company pioche comme il se doit dans les trois albums que le groupe a alors dans sa besace : Shadow Of The Moon (« Shadow Of The Moon », absolument gigantesque, « Play Minstrel Play » et son bouquet final, l’instrumental « Minstrel Hall », « Renaissance Faire » et le très rock « Writing On The Wall »), Under A Violet Moon (« Past Time With Good Company », « Under A Violet Moon », le très beau « Beyond The Sunset », « Morning Star », introduit par un violon aux accents presque tziganes et le médiéval « Durch Den Wald Zum Bachhaus ») et bien sûr le petit dernier (« Fires At Midnight », long de plus de douze minutes, « Home Again » et « I Still Remember »).
De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...


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