S'il n'atteint pas encore des sommets dans le gore dégueu comme le feront plus tard des perles poétiques telles que Cannibal Holocaust, Cannibal ferox ou La secte des cannibales, il n'en demeure pas moins que Au pays de l'exorcisme s'impose comme une oeuvre matricielle de tout ce sous genre du cinéma bis italien : le film de cannibale. Quand bien même on préfère lorsque Umberto Lenzi tourne des polars urbains, certaines scènes restent marquantes : langues tranchées, viol collectif, décapitation. Et surtout on retrouve là une des plus grandes gueules du cinéma transalpin parallèle, celle de Ivan Rassimov ainsi que la beauté épicée de Me Me Lai. Ceci dit, Au pays de l'exorcisme parait un peu trop fleur bleue pour totalement emporter l'adhésion. Un classique cependant dans le genre. (04.07.2010) ⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...




Commentaires
Enregistrer un commentaire