S'il n'atteint pas encore des sommets dans le gore dégueu comme le feront plus tard des perles poétiques telles que Cannibal Holocaust, Cannibal ferox ou La secte des cannibales, il n'en demeure pas moins que Au pays de l'exorcisme s'impose comme une oeuvre matricielle de tout ce sous genre du cinéma bis italien : le film de cannibale. Quand bien même on préfère lorsque Umberto Lenzi tourne des polars urbains, certaines scènes restent marquantes : langues tranchées, viol collectif, décapitation. Et surtout on retrouve là une des plus grandes gueules du cinéma transalpin parallèle, celle de Ivan Rassimov ainsi que la beauté épicée de Me Me Lai. Ceci dit, Au pays de l'exorcisme parait un peu trop fleur bleue pour totalement emporter l'adhésion. Un classique cependant dans le genre. (04.07.2010) ⍖⍖
De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...




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