Au début des années 90, à l'instar de ses collègues qui ont comme lui alimenté d'innombrables pépites le cinéma de genre italien entre les années 60 et 70, Umberto Lenzi n'a plus de tunes ni d'inspiration pour tourner des (bons) films. A-t-il même encore la passion sinon l'envie ? La question mérite d'être posée à constater la médiocrité de A la recherche du scorpion d'or , son avant-dernier effort. Alors que Fou à lier (1988), quoique déjà un peu foireux, maintenait néanmoins encore l'illusion grâce à sa violence graphique tâchant l'écran avec largesse, que sauver de ce qui est présenté comme un ersatz d'Indiana Jones destiné aux profondeurs de l'exploitation mais braconne finalement davantage sur les terres belliqueuses des sous-Rambo moulinés quelques années plus tôt et sans plus de réussite par Antonio Margheriti. A la recherche du scorpion d'or est ainsi percé de scènes de fusillades au milieu de trois bouts décors encerclés par l...
Seulement des films et des disques...