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Tommy Noonan - 3 Nuts In Search Of A Bolt (1964)


Demi-frère de John Ireland et acteur de second plan ayant promené son visage un peu mou dans quelques pépites du cinéma américain des années 50 telles que Les hommes préfèrent les blondes (1953), Une étoile est née (1954) ou Les inconnus dans la ville (1955) sans qu'on l'y remarque vraiment, Tommy Noonan réalise, écrit et produit en 1964, 3 Nuts In Search Of A Bolt, comédie au budget anémique dont il partage la paternité avec la b(l)onde atomique Mamie van Doren. Sex symbol des années 50 dans le sillage platine de Marilyn Monroe, la belle est d'ailleurs le seul argument qui plaide vraiment en faveur de ce film curieux. Ainsi, le scénario qui voit trois personnages enrôler un acteur au chômage pour s'épancher à leur place, faute de moyen, chez un psychiatre qui du coup le confond avec un schizophrène, ne tient absolument pas debout tandis qu'on se demande bien pourquoi le noir et blanc alterne avec la couleur, laquelle (dés)habille les quelques séquences où Mamie dévoile ses charmes girons. 

Le monologue auquel elle se prête en prenant son bain est quand même d'un érotisme assez osé pour l'époque, digne d'une page centrale de Playboy ! S'aspergeant de bière, elle ne nous laisse alors rien ignorer de son anatomie, offrant ses seins et sa croupe généreuse dans d'excitantes postures. Le reste est plutôt idiot et nous rappelle que n'est pas un Frank Tashlin qui veut ! Mais, jouissant d'une modeste aura de cul(te), 3 Nuts In Search Of A Bolt demeure néanmoins un ovni pelliculé sexy qui annonçait peut-être la naissance d'un véritable auteur. Ce que nous ne saurons jamais puisque Noonan mourra quatre ans plus tard. Au vu de sa qualité très moyenne, il est toutefois permis d'en douter ! A voir.... Pour Mamie van Doren donc et uniquement !  (10.03.2021) ⍖⍖

 

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TOP DE LA SEMAINE

Burning Witches - Wings Of Steel (2019)

Avec son unique piste inédite flanquée de trois extraits live, Wings Of Steel ressemble davantage à un single gonflé aux OGM qu'à l'EP vendu comme tel par Nuclear Blast. Ajoutons à cela le fait que le morceau-titre en question a déjà été diffusé en format digital en juin dernier et vous aurez donc compris tout seul que l'intérêt de cet objet se révèle très limité ou destiné aux fans désireux de tout posséder de leur groupe favori, jusqu'à la moindre miette. Bref, quelle est l'utilité d'une telle rondelle, si ce n'est, pour l'écurie teutonne, le besoin de capitaliser sur le nom de Burning Witches dont le casting 100% féminin n'est étranger ni à son succès et ni à son exposition accrue. Ceci étant, Wings Of Steel possède au moins le mérite de présenter à ceux qui ne la connaîtraient pas encore la remplaçante de Seraina Telli, partie se concentrer sur son Dead Venus à elle. Ancienne chanteuse du modeste Shadowrise, qui n'a semble-t-il pas survécu ...

Onségen Ensemble - Fear (2020)

Onségen Ensemble fait partie de ces formations assez inclassables qu'on serait tenté de ranger, maladroitement peut-être, dans le rock progressif, selon la définition crimsonienne du terme. Comprendre que les Finlandais font moins dans le déballage technique que dans la performance artistique, dans le happening sonore. C'est le plus souvent instrumental bien que des chœurs, féminins ou masculins, viennent par moment hanter des compositions aux contours flous, à l'architecture mouvante. Autour d'un noyau guitare/basse/batterie se greffe un line-up à géométrie variable dans lequel saxophoniste, clarinettiste ou violoniste (entre beaucoup d'autres) se croisent. Nappé de claviers fantomatiques, l'ensemble se pare d'atours puissamment cinématiques. Sur un socle cependant plutôt lourd, vestiges des racines metal de ses principaux artisans, le space rock le plus cosmique s'emboite au free jazz le plus barré dans une fusion des éléments qui n'est parfois pas...

Robert Wise - Le coup de l'escalier (1959)

Très admiré par Jean-Pierre Melville, tourné entre le remarquable Je veux vivre (1958) avec Susan Hayward et la célèbre comédie musicale West Side Story (1961), Le coup de l’escalier représente un des sommets de l’œuvre de Robert Wise et du film noir en général. Comme souvent, son titre français, au demeurant non dénué d’une certaine poésie, est à côté de la plaque, à croire que les distributeurs n’ont visionné que la dernière bobine ! Drapé dans un très beau noir et blanc, Odds Against Tomorrow n’est pas qu’une énième histoire de braquage de banque (évidemment) foireux. Le coup lui-même n’occupe que le dernier tiers du film. Au vrai, il s’agit avant tout du portrait de deux hommes, un noir et un blanc qui, obligés de travailler ensemble, vont finir par se détester et s’entre-tuer. On suit pendant près d’une heure leur chemin respectif, leurs problèmes, les motivations qui en découlent et les poussent à accepter ce casse organisé par un ancien flic.  Le noir, c’est Harry Belafon...