Mètre-étalon du film policier à la française des années 70, Peur sur la ville évoque beaucoup de choses. En vrac : Minos, ce tueur psychopathe qui punit les femmes adultères et les putains, les cascades de Bébel, sur les toits ou sur un métro, le tandem que celui-ci forme avec Charles Denner, la visite chez "Cacahuète" et sa cave "comme les autres"... Au sommet de sa forme, Henri Verneuil trousse un film haletant, multipliant les idées de mise en scène. La longue séquence qui commence chez Rosy Varte et se termine avec la mort de Marcucci est un grand moment de cinéma. Peur sur la ville est à la fois une réponse française au polar urbain américain avec Paris et ses rues, ses tours et son métro à la place de San Francisco ou de New York et un même personnage de flic dur à cuir entre Eastwood et McQueen, tout en s'inspirant du giallo italien (les meurtres en série) que soulignent la présence de Adalberto Maria Merli dans son plus grand rôle ainsi que la musique de Morricone. (02/03/2018) ⍖⍖⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...



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