Mètre-étalon du film policier à la française des années 70, Peur sur la ville évoque beaucoup de choses. En vrac : Minos, ce tueur psychopathe qui punit les femmes adultères et les putains, les cascades de Bébel, sur les toits ou sur un métro, le tandem que celui-ci forme avec Charles Denner, la visite chez "Cacahuète" et sa cave "comme les autres"... Au sommet de sa forme, Henri Verneuil trousse un film haletant, multipliant les idées de mise en scène. La longue séquence qui commence chez Rosy Varte et se termine avec la mort de Marcucci est un grand moment de cinéma. Peur sur la ville est à la fois une réponse française au polar urbain américain avec Paris et ses rues, ses tours et son métro à la place de San Francisco ou de New York et un même personnage de flic dur à cuir entre Eastwood et McQueen, tout en s'inspirant du giallo italien (les meurtres en série) que soulignent la présence de Adalberto Maria Merli dans son plus grand rôle ainsi que la musique de Morricone. (02/03/2018) ⍖⍖⍖⍖
De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...



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