On ne mesure pas toujours assez l’impact que Burzum, légende noire du black metal, a pu avoir sur tout un pan de cette scène. Si Emperor reste le père spirituel du black symphonique et Darkthrone l’influence majeure de toutes les hordes embourbées dans le true black primitif, que serait le black suicidaire sans Varg Vikernes le révéré ? Rien assurément. Prenez par exemple Forteresse, duo enraciné dans le Canada enneigé (le Québec pour être précis), contrée dont on se demandait si elle parviendrait un jour, alors qu’elle possède le terreau propice à l’émergence d’une telle musique, à engendrer des défenseurs de l’art noir intéressants, il est évident que ses deux géniteurs, Moribond et Athros connaissent sans doute par cœur les Tables de la Loi écrites par le Count Grishnackh, aussi bien dans la forme (son pollué, rythme lancinant, ambiances crépusculaires) que dans le fond (un discours nationaliste revendiqué). Il y aura bien quelques gauchistes bien pensants pour s’en offusquer. Tant pis. Ou tant mieux.
Avec son unique piste inédite flanquée de trois extraits live, Wings Of Steel ressemble davantage à un single gonflé aux OGM qu'à l'EP vendu comme tel par Nuclear Blast. Ajoutons à cela le fait que le morceau-titre en question a déjà été diffusé en format digital en juin dernier et vous aurez donc compris tout seul que l'intérêt de cet objet se révèle très limité ou destiné aux fans désireux de tout posséder de leur groupe favori, jusqu'à la moindre miette. Bref, quelle est l'utilité d'une telle rondelle, si ce n'est, pour l'écurie teutonne, le besoin de capitaliser sur le nom de Burning Witches dont le casting 100% féminin n'est étranger ni à son succès et ni à son exposition accrue. Ceci étant, Wings Of Steel possède au moins le mérite de présenter à ceux qui ne la connaîtraient pas encore la remplaçante de Seraina Telli, partie se concentrer sur son Dead Venus à elle. Ancienne chanteuse du modeste Shadowrise, qui n'a semble-t-il pas survécu ...


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