On ne mesure pas toujours assez l’impact que Burzum, légende noire du black metal, a pu avoir sur tout un pan de cette scène. Si Emperor reste le père spirituel du black symphonique et Darkthrone l’influence majeure de toutes les hordes embourbées dans le true black primitif, que serait le black suicidaire sans Varg Vikernes le révéré ? Rien assurément. Prenez par exemple Forteresse, duo enraciné dans le Canada enneigé (le Québec pour être précis), contrée dont on se demandait si elle parviendrait un jour, alors qu’elle possède le terreau propice à l’émergence d’une telle musique, à engendrer des défenseurs de l’art noir intéressants, il est évident que ses deux géniteurs, Moribond et Athros connaissent sans doute par cœur les Tables de la Loi écrites par le Count Grishnackh, aussi bien dans la forme (son pollué, rythme lancinant, ambiances crépusculaires) que dans le fond (un discours nationaliste revendiqué). Il y aura bien quelques gauchistes bien pensants pour s’en offusquer. Tant pis. Ou tant mieux.
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...


Commentaires
Enregistrer un commentaire