Les baroudeurs fait partie de ces films des années 60/70 qui plongent des héros, aventuriers davantage guidés par l'appât du gain que par une cause politique, dans un contexte historique. On pense bien entendu également à De l'or pour les braves de Brian G. Hutton. Malgré le sympathique tandem que constituent Tony Curtis dans sa période Danny Wilde et Charles Bronson et qui, sans faire des étincelles, fonctionne plutôt bien, ce film n'a rien de mémorable, la faute à un scénario trop lâche, à des dialogues qui tombent parfois franchement à plat et à une mise en scène par trop impersonnelle de Peter Collinson, dont on préférera revoir L'or de barre (1969) ou Les dix petits nègres (1974). Même Michèle Mercier ne fait pas grand chose à part offrir son charme fatigué bien que pas encore tout à fait fané. Correct au demeurant et agréable. (10.01.2011) ⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...




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