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Burning Witches - The Witch Of The North (2021)

Si nous ne surprendrons jamais Burning Witches en flagrant délit d’originalité, au moins faut-il reconnaître aux Suissesses une louable fertilité. Ainsi, un peu plus d’un an après avoir enfanté le solide Dance With The Devil , les Amazones du heavy metal européen exécutent déjà une quatrième saillie alors même que les EPs Acoustic Sessions puis The Circle Of Five les ont occupées entre ces deux rondelles et en pleine disette scénique imposée par ce fichu épisode  Covid.  Sans doute les belles étaient-elles impatientes de présenter au public leur nouvelle incarnation suite au recrutement de Larissa Ernst, qui a la lourde tâche de remplacer Sonia Nusselder partie caresser son manche au sein de Cobra Spell et surtout Crypta qu’elle a formé avec d’anciennes nanas de Nervosa. Certes, la paire de mini-albums avait déjà présenté la guitariste mais un seul nouveau titre, ‘The Circle Of Five’ et des relectures acoustiques n’étaient pas suffisants pour réellement juger cette recrue. ...

Brian De Palma - Phantom Of The Paradise (1974)

Comparé à tort au Rocky Horror Picture Show dont il se distingue par sa foisonnante richesse aussi thématique que visuelle, Phantom Of The Paradise brasse de nombreuses influences, film musical et fantastique qui se nourrit aussi  bien du Fantôme de l'opéra de Gaston Leroux que du Portrait de Dorian Gray ou du mythe de Faust en une oeuvre gigogne baroque et jubilatoire. Il est une critique du show business où une mode en chasse une autre mais surtout une histoire d'amour tragique façon La belle et la bête. Après Soeur de sang (1973), le talent de Brian de Palma explose sur pellicule, abusant avec une virtuosité gourmande de ce langage cinématographique dont il est (déjà) friand : travellings à couper le souffle, splitscreen, recours à des focales très courtes etc...  On y retrouve également toutes ses obsessions, le voyeurisme symbolisé par cette multitude d'écrans et de caméra, son amour incestueux pour Hitchcock (cf. le clin d'oeil à Psychose ), sans oublier des ré...

Burning Witches - The Circle Of Five (2020)

Malgré sa jeunesse, Burning Witches a déjà connu plusieurs départs dans ses rangs. Après celui de la guitariste Alea Wyss (en 2018) et de la chanteuse Seraina Telli l'année suivante, c'est au tour de la fine lame Sonia Nusselder, par ailleurs très appréciée des fans, de faire sa valise ! Et comme elles l'avaient fait avec Wings Of Steel , alors chargé de soumettre au public la hurleuse Laura Guldemond , les tigresses se fendent aujourd'hui d'un EP afin de présenter leur nouvelle parure. Espérons que cette énième incarnation avec Larissa Ernst à la seconde guitare soit (enfin) la bonne. Produit hydride, The Circle Of Five n'est malheureusement guère prometteur et nous laisse craindre une instabilité récurrente autour des historiques Romana Kalkuhl (guitares), Jeanine Grob (basse) et Lala Frischknecht (batterie). L'inédit qui donne son nom à cette maigre rondelle n'est pas en cause, solide bustier enfermant un heavy metal à la Judas Priest qui voit les bel...

Robert Wise - Le mystère Andromède (1971)

Adaptation fidèle d’un roman de Michael Crichton paru en 1969, Le mystère Andromèd e relate la mission confiée à un groupe de quatre scientifiques visant à identifier un virus d’origine extraterrestre qui s’est propagé suite au crash d’un satellite américain chargé de collecter des micro-organismes inconnus. Ceux qui s’attendent à un film catastrophe bactériologique à gros sabots comme Virus (1980) ou plus tard Alerte ! (1994) risquent d’être fortement déçus par les partis-pris radicaux choisis par Robert Wise qui troque volontairement les acteurs de renom pour d’obscurs seconds couteaux peu enthousiasmants (heureusement doublés en français par les chevronnés Jean-Claude Michel, François Darbon, Paule Emanuele, Raymond Loyer ou Evelyne Séléna) et l’action pour une approche cérébrale et minutieuse. Passé un générique prometteur par ses relents anxiogènes et une entame ad hoc, le film s’installe ensuite dans un huis clos claustrophobique fourni par la base souterraine dans les entraille...

Burning Witches - Wings Of Steel (2019)

Avec son unique piste inédite flanquée de trois extraits live, Wings Of Steel ressemble davantage à un single gonflé aux OGM qu'à l'EP vendu comme tel par Nuclear Blast. Ajoutons à cela le fait que le morceau-titre en question a déjà été diffusé en format digital en juin dernier et vous aurez donc compris tout seul que l'intérêt de cet objet se révèle très limité ou destiné aux fans désireux de tout posséder de leur groupe favori, jusqu'à la moindre miette. Bref, quelle est l'utilité d'une telle rondelle, si ce n'est, pour l'écurie teutonne, le besoin de capitaliser sur le nom de Burning Witches dont le casting 100% féminin n'est étranger ni à son succès et ni à son exposition accrue. Ceci étant, Wings Of Steel possède au moins le mérite de présenter à ceux qui ne la connaîtraient pas encore la remplaçante de Seraina Telli, partie se concentrer sur son Dead Venus à elle. Ancienne chanteuse du modeste Shadowrise, qui n'a semble-t-il pas survécu ...

Robert Wise - Le coup de l'escalier (1959)

Très admiré par Jean-Pierre Melville, tourné entre le remarquable Je veux vivre (1958) avec Susan Hayward et la célèbre comédie musicale West Side Story (1961), Le coup de l’escalier représente un des sommets de l’œuvre de Robert Wise et du film noir en général. Comme souvent, son titre français, au demeurant non dénué d’une certaine poésie, est à côté de la plaque, à croire que les distributeurs n’ont visionné que la dernière bobine ! Drapé dans un très beau noir et blanc, Odds Against Tomorrow n’est pas qu’une énième histoire de braquage de banque (évidemment) foireux. Le coup lui-même n’occupe que le dernier tiers du film. Au vrai, il s’agit avant tout du portrait de deux hommes, un noir et un blanc qui, obligés de travailler ensemble, vont finir par se détester et s’entre-tuer. On suit pendant près d’une heure leur chemin respectif, leurs problèmes, les motivations qui en découlent et les poussent à accepter ce casse organisé par un ancien flic.  Le noir, c’est Harry Belafon...