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V/A - Christ Macabre (2009)


La modeste renommée du label qui est à son origine ne doit (surtout) pas vous faire passer à côté de cette compilation qui en quatorze blasphèmes présente un instantané intéressant de l'art noir hexagonal en devenir (hormis les Italiens de Nefarium bien entendu), et qu'il l'est d'autant plus que son menu, outre le fait d'être essentiellement constitué de pistes inédites, affiche une grande diversité de visage.  En plus de 70 minutes au garrot, on a droit à du brutal qui affectionne les pénétrations à la préhistorique ("136 Bastard Priests Murdered" de Nefarium, "Aux portes de la mort" pour Chademn, "Le culte de la charogne"  pour Asthenie), de la tendance sympho mais inspirée ("In The Shadow Of The Labarum" de Maleficentia), de l'intense et torturé ("This Is Hel(e)l' des prometteurs Helel), du pagan (le très bon "Defiguré" de Azziard, "Mel" de Usthen, "Le fils de la peste" de Valuatir), du malsain comme on aime (Moonreich "Unglorious Weapon" et surtout Anus Mundi et son rampant "Maître chien" certainement le meilleur titre de cette somme ). 

Funeral Dawn se montre sous le jour qui est vraiment le sein, c’est-à-dire rustre et dépouillé (« Anna Göldin ») tandis que Seide propose le déjà connu (ce n’est pas grave) « Pleine lune ». Des découvertes également avec Napalm et son grésillant "Goatwar Suicide » ou bien Heathen Credd et le long « Forest »; true et épique. Comme dans toute compilation, des bonnes choses (Helel, Azziard, Napalm…), du plus quelconque aussi (Asthenie, Nefarium). Un tour d’horizon qui témoigne de la vivacité de la scène française et un coup de chapeau au label Christ Macabre pour un travail tout sauf bâclé. (2010) ⍖⍖

 

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