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Terence Fisher - Le cauchemar de Dracula (1958)


Nonobstant l'incontestable talent de Terence Fisher et du légendaire duo Peter Cushing / Christopher Lee, il n'en demeure pas mois que leurs plus grandes réussites ne seraient rien (en forçant le trait bien sûr) sans le travail de précieux collaborateurs, comme le démontre Le cauchemar de Dracula. Jimmy Sangster, auteur d'une adaptation d'une remarquable concision, James Bernard qui signe un score extrêmement expressif, lequel souligne constamment le suspense et les rebondissements, Bernard Robinson qui cisèle des décors entrés à jamais dans notre inconscient de cinéphiles pour qui l'Angleterre victorienne ou les villages et châteaux d'Europe de l'Est posséderont toujours les atours que le chef-décorateur a imaginés, sans oublier Jack Asher qui magnifie ces décors à l'aide d'une palette chatoyante que domine le rouge de l'hémoglobine, additionnent leur savoir-faire pour un résultat quasi mythologique.

La grande force des meilleurs films de la Hammer est d'avoir su dépoussiérer les vieux mythes de la Universal (comme elle venait de le faire avec Frankenstein) grâce à l'usage de la couleur et d'un érotisme inédit, fixant les codes de l'horreur gothique. Sous les traits de Christopher Lee, Dracula et les vampires en général gagnent en attraction sexuelle, loin de la créature des ténèbres ne distillant que l'effroi. S'il prend quelques libertés avec l'oeuvre de Bram Stoker et en dépit d'un budget qu'on devine assez serré, Le cauchemar de Dracula s'impose néanmoins sans aucun doute comme la plus belle et puissante adaptation usinée par le studio britannique. Le récit tient en 77 minutes, l'action se révèle omniprésente, débarrassée des préliminaires et autres inutiles palabres. Et nous n'oublierons jamais l'apparition de Dracula en haut d'un escalier ni Van Helsing se jetant après les rideaux pour laisser filtrer la lumière du jour et ainsi venir à bout du vampire... (vu le 12.07.2020) ⍖⍖⍖



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De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...

Doro - Doro (1990)

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Paradise Lost - Medusa (2017)

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