Jean-Pierre Melville qui adapte Georges Simenon en réunissant Belmondo, Vanel et les beautés Michèle Mercier et Stefania Sandrelli, il y avait que quoi mettre l'eau à la bouche. Contre toute attente, L'aîné des Ferchaux déçoit terriblement. Mais d'où viennent les grumeaux ? De cette Amérique à laquelle on ne croit pas ? De ce récit dont l'intérêt se délite le long des routes pour s'enliser et tomber en panne sèche dans une dernière partie interminable ? De cette ambiance moite bien loin de la froideur coutumière du réalisateur ? De ce tournage à l'atmosphère détestable dont les conditions difficiles marqueront la fin de la collaboration entre Meville et Belmondo ? Pour toutes ces raisons en fait. Seules les scènes où s'affrontent, dans un mélange de respect et de rivalité, les deux principaux comédiens, méritent d'être louées. Décevant et ennuyeux, L'aîné des Ferchaux n'évoque que fugacement l'emphase glacée melvilienne... (04.11.2017) ⍖⍖
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...



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