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Articles

Affichage des articles du septembre, 2025

Peter Sasdy - Nothing But The Night (1973)

Moins inspiré que Terence Fisher ou Roy Ward Baker mais plus habile que Alan Gibson ou Peter Sykes, Peter Sasdy a illustré l'horreur britannique des années 70 avec des films tels qu' Une messe pour Dracula (1970), La fille de Jack l'éventreur (1971) et surtout la Comtesse Dracula (1971) avec Ingrid Pitt. Succédant au méconnu Doomwatch (1973), Nothing But The Night aborde le sujet des enfants maléfiques. Mais sans la puissance envoûtante des Innocents (1963) de Jack Clayton ou angoissante du Village des damnés (1960) de Wolf Rilla, son film déçoit, suspense frustrant qui a certes le bon goût de privilégier l'ambiance et la psychologie au spectaculaire mais échoue à captiver. Davantage enquête policière qu'œuvre horrifique, Nothing But The Night n'intéresse en définitive que lors de son dénouement incroyable, révélant alors la vérité sur ces enfants dont le cerveau est en fait celui des tuteurs qu'ils ont assassinés, lesquels ont trouvé le moyen de vivre ét...

Ulvånd - The Origins (2020)

Si The Origins est son premier signe de vie, Ulvånd n'en est pas pour autant composé de débutants. Ses racines remontent même à un temps éloigné, plongeant dans les années 90 qui verront la naissance de In Lupus Pacis qui ne tardera pas à devenir Leiden. Oublié des plus jeunes d'entre vous, ce nom ne manquera toutefois pas d'évoquer des souvenirs émus à tous ceux qui ont suivi la scène gothic dark hexagonale que foulaient alors des formations telles que Anthemon ou Penumbra par exemple et à laquelle les Toulousains ont dédié trois belles offrandes, L'aube spirituelle, Empty et enfin Dualité, gravées en l'espace de quatre ans, avant de se saborder. Après des parcours tant humains que sonores différents, la déesse Bérangère Ketschker, le guitariste et maître ès machines, Wilfried Rabin et le bassiste-chanteur Serge Courtiès ont décidé d'allier à nouveau leur talent et leur vision au service d'un projet extrêmement personnel. Ulvånd est le fruit de cette quête...

Henry Levin - La haine des desperados (1969)

Artisan d’Hollywood qui n’a suscité ni chapelle ni culte, Henry Levin compte parmi ces nombreux réalisateurs qui sont plus que des besogneux mais moins que des auteurs en ce sens où aucune ligne conductrice véritable n’affleure à la surface d’une filmographie qui embrasse tous les genres, de la SF ( Voyage au centre de la terre ) à la comédie ( La jolie batelière ), de l’aventure ( L’armure noire ) à l’espionnage décontracté (ses deux Matt Helm ) sans oublier le fantastique ( La fille du loup-garou ). Néanmoins, le western paraît l’avoir particulièrement inspiré auquel il a offert les très bons La peine du talion  (1948) avec William Holden, Natchez (1954) et Jicop le proscrit  (1957). Mais La haine des desperados n’en fait pas partie, archétype du western américain de la fin des années 60, en soin palliatif et à la remorque des bobines italiennes dont il échoue à couler les codes dans la tradition hollywoodienne (contrairement à Pendez-les haut et court de Ted Post par exem...

Otyg - Sagovindars Boning (1999)

Si les premiers Vintersorg (le groupe) s'enfonce dans les méandres du pagan black, Otyg, l'autre projet de Vintersorg (l'artiste) explore quant à lui uniquement les contrées du folk metal. Chants suédois, instruments traditionnels (flûtes, lute...), violon et voix féminines discrètes sont au programme de cette deuxième échappée dans le folklore scandinave, ses légendes, ses traditions, que le groupe s'est donné pour mission d'honorer et de faire revivre. Point ici de black metal ou d'accélérations furieuses, mais une musique entraînante, parfois sombre, moins festive et sautillante que celle de Finntroll, moins ridicule aussi. Pour autant, Sagovindars Boning conserve des attaches évidentes avec le metal extrême, les guitares, la batterie, sont là pour en témoigner, de même que son thème (on sait la fascination que voue le monde du black metal aux mythes ancestraux et aux temps médiévaux). Il ne s'agit donc pas tout à fait d'un Kveldsfanger (œuvre sublim...

Max Cortés - 7 petites salopes (2003)

Un homme (Max Cortés) est attiré par une femme dans un bâtiment aux allures de cathédrale, à l'intérieur duquel se cache en fait un labyrinthe de dépravation. Le héros est le témoin de scènes toutes plus chaudes les unes que les autres où les femmes ne sont que des jouets entre les mains (entre autres) des hommes. Deux heures de sexe non-stop avec des actrices souvent superbes, dont Sarah O'Neil dont on ne se lasse pas ! Bref, un excellent porno ! (06.08.2016) ⍖⍖⍖

Gordon Douglas - Mara Maru (1952)

Si, quatre ans auparavant, il faisait encore illusion dans Les aventures de Don Juan (Vincent Sherman), en 1952, Errol Flynn apparait le visage déjà marqué. Il a grossi et semble peu concerné par ce qu'il tourne. Après la médiocre Taverne de la Nouvelle Orléans de William Marshall, Mara Maru demeure cependant un film d'aventures honnête, ce qu'il doit moins au comédien, fatigué et absent donc mais davantage à Gordon Douglas, lequel, grâce à un noir et blanc profond et d'habiles cadrages (les scènes finales dans l'église) distille une ambiance moite et menaçante. Sa mise en scène est efficace quand bien même le résultat est très inférieur à La maîtresse de fer tourné la même année. Ni les personnages ni le récit n'échappent aux conventions.  A l'image de la tête d'affiche, tous les acteurs paraissent s'exécuter sans grand conviction et rien ne passe entre Ruth Roman (rarement enthousiasmante de toute façon) et son partenaire. Raymond Burr n'a...

1349 - Dødskamp (2019)

Si, en France, on imagine mal un musée faire appel à un groupe de black metal pour rendre hommage à un peintre dont il expose les toiles, il n'y a en revanche en Norvège rien de surprenant à voir 1349 être sollicité de la sorte, avec d'autres artistes issus de sphères différentes, pour illustrer en musique un tableau du grand peintre national Edvard Munch. On parle pourtant là d'une pure horde noire qui trimbale l'artillerie lourde, du corpsepaint aux cartouchières, pas de gentils pandas officiant dans le mélo black ni d'un Enslaved qui s'est depuis longtemps émancipé de la chapelle noire. Reste que la vision torturée du monde à laquelle l'auteur du "Cri" demeure identifié semble se prêter de facto à une interprétation sonore extrême. Le "Combat contre la mort" (1915), soit "Dødskamp" en version originale, a donc inspiré aux Norvégiens un single qui scelle à la fois l'alliance avec Season Of Mist et prépare le terrain a...

3 Some Fuck Fest 5 (2017)

On continue dans le triolisme avec 3 Some Fuck Fest 5 . Toujours un gars et deux filles et cette fois-ci, une bonne dose d'anal. On ne s'en plaindra pas. Les filles sont excitantes (Andy San Dimas, Ashlyn Leigh, Stacy Silver) et on est tout surpris de retrouver le vétéran Chris Charming, un fidèle de Joe d'Amato, qui bande encore ferme ! (05.08.2017) ⍖⍖

Harmon Jones - La princesse du Nil (1954)

Ah Debra Paget !  Jamais peut-être l'actrice n'a été aussi belle, aussi désirable que dans La princesse du Nil . Ne serait-ce que pour cette raison, il est fondamental (mais oui) de voir ce petit film d'aventures exotiques emballé avec un savoir-faire certain par le peu connu Harmon Jones ( Panique dans la ville , Dix hommes pour l'enfer avec Richard Conte et Charles Bronson ne sont pas sans qualités). Debra Paget, plus présente que d'habitude et que l'on a donc tout le loisir  d'admirer, y évolue dans une Egypte médiévale de pacotille (ça fait partie du charme), change de tenues affriolantes à chaque scène, se bat avec énergie et surtout, surtout, danse de sa façon si particulière , comme si demain ne devait pas exister. Les danses qu'elle exécute constituent les moments d'anthologie du film et annoncent déjà celles que l'actrice offrira cinq ans plus tard dans le fameux diptyque de Fritz Lang, Le tigre du Bengale / Le tombeau hindou.   La co...

Jon Oliva's Pain - Global Warning (2008)

Ce nouvel album – le troisième déjà depuis 2004 ! – du projet solo de Jon Oliva est à la fois une mauvaise et une bonne nouvelle. Mauvaise car sa réalisation ne rend que plus improbable encore la survie de Savatage, principal port d’attache (jusqu’à présent) du chanteur. Or, depuis 2001 et la publication de Poets And Madmen et la tournée qui a suivi, le groupe mythique a depuis déserté les écrans radar. La chance d’un retour semble donc s’éloigner d’année en année. Bonne car ce Global Warning de haute volée confirme encore un peu plus que le charismatique et généreux musicien a définitivement repris goût au micro après une longue période d’abstinence, à partir du Edge Of Thorns de Savatage (1993). Surtout il confirme que l’homme, entouré désormais d’une troupe solide quoique pourvue d’un talent anonyme, n’a pas perdu son inspiration. Mieux, chacune des nouvelles offrandes de son side-project se veut un cran au-dessus de la précédente. Plus diversifiée que de ses deux aînés, et paras...

Jürgen Goslar - Albino : Le souffle de la mort (1976)

S'il est loin d'être une pépite oubliée, on remerciera quand même l'indispensable Bach Films d'avoir déterré Albino : le souffle de la mort , production aussi obscure que curieuse où l'on retrouve Christopher Lee, Trevor Howard, Sybil Danning (dont la présence - forcément - dénudée ne se justifie que par le viol qu'elle subit) et même Horst Frank dans la peau de l'albinos noir (?).  Mal fichu, ennuyeux dans sa seconde partie qui tourne pourtant autour d'une chasse à l'homme, situation pourtant propice à une intensité qu'on peine à déceler, et handicapé par un flagrant manque de moyen, le film passe à côté d'un bon sujet. Il y avait ainsi moyen d'exploiter avec plus de force les tensions raciales qui ronge l'Afrique du Sud de l'apartheid, dont cet albinos est censé être l'esprit vengeur. Toutefois, le film se nourrit de ce cadre atypique et de son budget anémique pour distiller - par moment - un climat étrange, presque malsain....

El Supremo - Acid Universe (2023)

En l'espace de six ans qui l'ont vu aligner trois indispensables rondelles ( Become The Sun , Endless Flight et enfin Cracks And Lines ) , Egypt s'est imposé parmi les fers de lance du stoner rock taillé dans le désert caillouteux américain. Las, le groupe s'est sabordé en 2018 nous privant sans aucun doute de nombreuses autres pépites grasses et velues. Très vite heureusement, le guitariste Neil Stein et le batteur Chad Heille ne tardent à faire de nouveau parler la poudre, désormais réunis au sein de El Supremo. Celui-ci est en réalité un vieux projet que Heille avait monté tout seul en 2008 et qu'il avait déserté après une unique démo pour se concentrer sur Egypt. C'est donc tout naturellement que les deux comparses ont décidé de le réanimer et de le transformer en un vrai groupe en recrutant le bassiste Cameron Dewald et surtout l'organiste Chris Gould. Surtout, parce que dans le recours à ces claviers moelleux qui dégueulent et sur lesquels plane le fan...

Gregory La Cava - Laugh And Get Rich (1931)

Production RKO de 1931, réalisée par Gregory La Cava, cinéaste (trop) oublié aujourd’hui auquel on doit cependant Mon homme Godfrey (1936), Pension  d’artistes (1937) avec Katharine Hepburn et Ginger Rogers ou surtout l’ahurissant Gabriel Over The White House (1933) et emmené par des comédiens peu connus hormis des cinéphiles les plus pointus, c’est peu dire que Laugh And Get Rich se présente comme une comédie aussi poussiéreuse que peu appétente. Or contre toute attente et sans être inoubliable ni totalement abouti, il s’agit d’un divertissement plutôt cocasse qui a étonnamment échappé aux affres du temps (pour un film qui affiche plus de 90 ans au compteur s’entend !). Comme beaucoup de comédie pré-code, Laugh And Rich se veut joyeusement immoral, prenant pour héros les membres d’une famille qui cherchent à s’enrichir mais sans faire trop effort ! Le père n’a pas tellement envie de travailler alors que le pays est frappé par la Grande dépression et la fille, pourtant amoureu...

Witchcraft - S/T (2004)

L’habit ne fait pas le moine, dit-on. Cet adage colle parfaitement à ce jeune groupe suédois. En effet tout, de l’artwork occulte signé Stephen O’Malley (Sunn O)))), au nom du groupe, en passant par le label qui le produit (Rise Above, propriété du leader de Cathedral, Lee Dorrian, et spécialisé dans le doom et le stoner), nous incite à penser d’abord que Witchcraft n’est qu’un de ces énièmes clones du Black Sabbath première incarnation (avec Ozzy donc). Pourtant, en dépit de quelques attaches à l’univers du grand Sabbath (la voix de Magnu Pelander notamment), les influences de Witchcraft sont à chercher ailleurs. Oh, pas très loin en réalité ; mais davantage du côté de la fin des sixties et de toute la vague psychédélique et hippie. Led Zeppelin, Deep Purple ou Vanilla Fudge sont quelques noms auxquels on pense à l’écoute de ce premier essai. Le mimétisme est troublant et on se croirait revenu 30 ans en arrière : même patine sonore, même son de guitare, même type de voix… De fait, par...

Brian G. Hutton - Quand les aigles attaquent (1968)

Archétype du film de commando estampillé Alistair MacLean ( Les canons de Navarone ), Quand les aigles attaquent en constitue surtout un des plus beaux fleurons, tout du long spectaculaire et enchaînant les morceaux de bravoure sans jamais débander, rythmé par la BO d'une belle ampleur dramatique de Ron Goodwin. Richard Burton et Clint Eastwood jouent avec intelligence de leur opposition, de leurs différences, l'un cérébral, l'autre, machine à tuer du nazis.  A leurs cotés, un casting de choix, avec Anton Diffring, le Conrad Veidt des années 60, et de charme, même si Ingrid Pitt n'a pas grand chose à se mettre sous les dents. Invraisemblable, l'histoire ne tient pas de debout mais assure un bon moment de cinéma. Enfin, pour Clint, le film s'inscrit dans une période assez courte qui le voit se frotter à des comédiens reconnus, Burton ici, Lee Marvin et Jean Seberg dans La kermesse de l'Ouest et enfin, Shirley MacLaine dans Sierra Torride . Un modèle du genr...

Altar Of Plagues - Tides (2010)

On s’en rend compte aujourd’hui, White Tomb , son premier essai, a non seulement imposé Altar Of Plagues comme une des entités les plus intéressantes du moment (à la mode, diront même les mauvaises langues, ce que tendrait à confirmer la récente signature chez Candlelight), mais il a surtout fixé - pour un temps peut-être - la signature de ces Irlandais. Tides , EP de plus de trente minutes au garrot, en témoigne. A nouveau, deux titres-fleuves dont les ramifications charbonneuses s’enfoncent dans le substrat de la roche fouettée par le vent et la pluie ; à nouveau ces guitares épaisses, minérales qui tissent des fils de désespoir aux allures de câbles ; à nouveau ce chant rugueux générateur de sentiments tourmentés et déchirés. Ceci étant, Altar Of Plagues ne se contente pas de proposer un White Tomb 2. Tides met ainsi davantage l’accent sur l’aspect le plus atmosphérique du metal hybride, aux confluents du black, du sludge, du post rock que sculptent dans la terre mazoutée ses auteu...

Buddy Van Horn - Pink Cadillac (1989)

Pink Cadillac s’inscrit dans la période la moins faste de Clint Eastwood, tant sur le plan professionnel que personnel. De Bird en 1988 à La relève en 1991, tous ses films connaissent peu de succès, à part La dernière cible , lequel est toutefois, de toutes les aventures de Dirty Harry, celle qui a le moins bien marché au box-office (19 millions de dollars de recettes américaines contre près de 35 millions pour Le retour de l’inspecteur Harry en 1983). La biographie de Charlie Parker et Chasseur blanc, cœur noir , tous deux présentés au festival de Cannes, constituent d’incontestables réussites artistiques et sont bien reçus par la critique mais leurs sorties se soldent pas de graves échecs. Ce troisième film de Buddy Van Horn représente, à l’instar du cinquième épisode de l’inspecteur Harry, une sorte de monnaie d’échange pour Bird vis à vis de la Warner. Pink Cadillac est le seul film de l’acteur à ne pas être sorti en salles en dehors des Etats-Unis ce qui, au vu de toutes les ...

Code - Resplendent Grotesque (2009)

Négocier l'après-chef-d'oeuvre est toujours difficile. Et plus encore lorsque le dit chef-d'oeuvre fut aussi un premier album. L'attente et les espoirs placés dans ce qui sera son successeur sont alors immenses et s'accompagnent des sempiternelles questions du genre : "pourront/sauront-ils faire mieux la prochaine fois ?". On en est là avec ce   Resplendent Grotesque , petit frère que (Code) aura donc mis quatre ans à donner au fabuleux   Nouveau Gloaming   qui constitua en 2005 pour beaucoup un second souffle au black metal norvégien, quand bien même le projet accueille aussi en son sein des Anglais. Il avait cela de fascinant qu'il ouvrait de nouvelles portes sans pour autant renier un socle âpre et ferrugineux. Comme souvent lorsqu'un disque est trop attendu, cette seconde offrande peut sembler tout d'abord décevante. Certes on y croise toujours le chant clair, aérien et fragile de Kvohst, capable à lui seul de transcender tout ce qu'il ...

Terence Fisher - L'homme qui trompait la mort (1959)

Si les premières minutes sont alléchantes, laissant espérer un très grand cru fisherien, ce que tend à confirmer le générique (Fisher + Sangster + Robinson + Lee...), las, très vite, L'homme qui trompait la mort (aka L'homme qui faisait des miracles) peine à se hisser au niveau des chef-d'oeuvre du maître, et notamment du Chien des Baskerville , réalisé la même année. Tiré d'une pièce de théâtre et malgré un sujet vraiment intéressant, l'oeuvre ne parvient jamais à passionner, la faute à son aspect trop bavard et statique. Car, au final, il ne se passe pas grand chose au court de récit dont on aurait également aimé qu'il soit emmené par Peter Cushing pour lequel le rôle principal semble avoir été écrit.  De belles images, des décors soignés, une interprétation parfaite (avec en sus, la belle Hazel Court) ne suffisent pas à élever ce film. Dommage. Cependant, cela reste du Terence Fisher et mérite de fait d'être découvert et L'homme qui trompait la mor...

Nuit d'encre - De l'autre côté (2022)

Nuit d'encre est un nom qui n'évoquera sans doute rien à nombre d'entre vous. A cela rien de surprenant puisque le projet n'en est encore qu'à ses débuts. Les qualités du séminal Sans maux dire (2020) n'ont pourtant pas manqué d'être (très justement) saluées et De l'autre côté bénéficiera sans aucun doute d'un accueil identique. Entité solitaire, Nuit d'encre a en effet de quoi intéresser celui qui aime être transporté dans un sombre et immersif univers dont mélodies et émotions ne sont cependant jamais éconduites. Que le maître des lieux (Franswa Felt) gravite autour de Krys Fruit-Denhez et de ses potes (il joue en live avec Demande à la poussière et Edgard Chevallier a gravé son premier album) n'est pas anodin tant cet indice biographique nous renseigne sur ce que le projet a dans le ventre à la fois dans la forme et dans le fond. La forme impressionne par son insolente habileté et ce d'autant plus que le gaillard se démultiplie, assur...