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Articles

Affichage des articles du février, 2026

Blake Edwards - Opération clandestine (1972)

Un thriller médical adapté de Michael Crichton ( Mondwest ), réunissant James Coburn et la sublime Jennifer O'Neill sous la houlette de Blake Edwards, qui plus est tourné au début des années 70, notre décennie préférée en terme de création cinématographique (mais pas que), c'est peu dire que Opération clandestine augurait d'une jouissive réussite. La déception n'en est donc que plus grande car, autant l'annoncer d'emblée, ce film ne se montre jamais à la hauteur de ses promesses. A la décharge du réalisateur et des scénaristes, la M.G.M. ne s'est pas gêné pour le charcuter, poussant Edwards, déjà échaudé par l'expérience de Deux hommes dans l'ouest (1971), excellent western au demeurant mais lui aussi remonté par le studio contre sa volonté, à migrer en Europe où il emballera Top secret (1973). Malgré tout, on attendait plus excitant de la rencontre entre l'auteur de la Panthère rose et Notre homme Flint . Justifier son échec par le fait que ...

Moonspell - Irreligious (1996)

Deuxième offrande (troisième si l’on compte le mini Under The Moonspell ), des Portugais, Irreligious reste surtout celle qui va les imposer durablement sur l’échiquier métallique ; et une fois le premier titre introductif passé, on comprend mieux pourquoi. Sans crier gare, « Opium » déboule et vous scotche d’entrée de jeu. Puissant, sombre et rageur, il installe d’emblée l’auditeur dans une atmosphère noire, sulfureuse et maléfique, que celui-ci ne quittera plus jusqu’aux ultimes mesures égrenées par le somptueux « Full Moon Madness ». De « Awake » à « For A Taste Of Eternity », sans oublier l’envoûtant « A Poisoned Gift », le démoniaque « Mephisto », ou « Her Spiegelmann », les hauts faits d’armes ne manquent pas sur ce Irreligious qui devrait faire date dans l’histoire du dark metal. Et même si, à l’instar de nombre de ses compagnons de label (Tiamat, The Gathering), Moonspell a confié son sort au désormais incontournable producteur (et guitariste de Grip Inc.) Waldemar Sorychta, au...

Blake Edwards - La party (1968)

Bien qu'il ait touché non sans bonheur à des genres aussi variés que le western ( Deux hommes dans l'ouest ), le drame ( Le jour du vin et des roses ), le polar ( Opération clandestine ) ou l'espionnage ( Peter Gunn ), on se souvient surtout de Blake Edwards pour ses comédies. Entre la romance douce-amère de Diamants sur canapé , la parodie guerrière de Opération jupons et Qu'as-tu fais à la guerre papa ? ou l'aventure burlesque de La grande course autour du monde se glisse bien entendu le corpus de films qui l'associe au génial Peter Sellers dont il est celui qui a révélé à l'écran son génie comique. Aux côtés des épisodes, inégaux, de la série La panthère rose , il y a The Party , très certainement la comédie la plus achevée à la fois du réalisateur et du comédien. Pourtant, le scénario tient sur quelques lignes. Un acteur indien de second plan, gaffeur de surcroît, après avoir fait explosé le décor du film dans lequel il joue, se retrouve par accident i...

Nocternity - Harps Of The Ancient Temples (2015)

Nocternity fait partie de ces hordes devenues cultes alors même que leur oeuvre se révèle au final des plus limités, sur le plan quantitatif s'entend, ceci expliquant peut-être d'ailleurs cela. Deux offrandes seulement en presque vingt ans de carrière dont la seconde, Onyx a été qui plus est gravée il y a douze ans (!), le bilan est maigre mais c'est donc de cette rareté que les Grecs tirent une bonne part de leur mystère. Corollaire de cette activité en pointillés, ce troisième méfait était attendu comme une espèce de messie, quand bien même Khal Drogo, notamment rejoint depuis peu par le batteur de Dead Congregation, ne s'est pas muré dans le silence, multipliant entre 2004 et 2012, splits et EP divers, parmi lesquels un premier court déjà nommé Harps Of The Ancient Temples et un second, éponyme dont l'ensemble des titres (moins la reprise de Vangelis) se retrouve ici bien que dans des versions remaniées. Après une période aussi longue sans véritable album, certa...

Blake Edwards - Quand l'inspecteur s'emmêle (1964)

En 1963, La panthère rose connait un retentissant succès, incitant les producteurs à mettre en chantier une suite. Remplaçant Anatole Litvak d'abord pressenti, Blake Edwards décide de recentrer de l'histoire autour de l'inspecteur Clouseau que le génial Peter Sellers avait incarné dans l'oeuvre éponyme, éclipsant au passage le véritable héros campé par David Niven ! Désormais et comme dans tous les longs métrages suivants, la panthère rose n'est plus qu'un prétexte car le vrai sujet devient les tribulations de l'inspecteur gaffeur, lequel déclenche les pires catastrophes avec un naturel désarmant et se montre particulièrement incompétent comme l'illustre son acharnement à éliminer de la liste des suspects, car elle est trop jolie, Elke Sommer, que tout accuse pourtant. Blake Edwards a compris l'immense potentiel comique de ce personnage, trouvaille du premier film sans laquelle celui-ci n'aurait peut-être été qu'une banale comédie policière....

Nocternity - Onyx (2003)

Surtout ne pas s'arrêter à la pochette, figurant un chevalier en armure digne d'Hammerfall ; vous risqueriez de passer à côté d'un très bon prêche de la part du plus fier défenseur hellénique des valeurs qui régissent le black metal depuis les origines. Moribonde est la scène extrême grecque, suite à la disparition de Septic Flesh ou le déclin du jadis solide Rotting Christ. Par contre, dans l'ombre, dans les caveaux de l'underground, ça s'agite, ça vit, ça exhorte le Grand Bouc. Portant sur le coin de la gueule, l'étiquette parfois encombrante, "true black metal", Nocternity en a les qualités, mais sans les défauts inhérents aux médiocres formations qui se contentent de se cacher derrière une production pourrie, soi-disant pour coller à l'esprit "True".  Toujours mélodique, le black metal de ce duo athénien prend vie autour de longs titres lancinants dissonants ( "The Song Of Hammer", "Secreta Ayra [The Key]"), d...

Blake Edwards - La panthère rose (1963)

Malgré la tripotée d'œuvres majeures qu'il a offertes depuis la fin des années 50, Blake Edwards reste avant tout associé à La panthère rose et ce, à juste titre. Aucun autre long métrage n'est à l'origine d'un dessin animé et d'une série de films ( Le retour de la panthère rose , Quand la panthère rose s'emmêle ...). Il faut dire déjà que tout a été réuni pour cela soit une réussite. Triomphe du slapstick, le scénario est une petite merveille de construction comique. Introduit par un générique animé d'une grande originalité et qui donne immédiatement le ton, le film bénéficie en outre des talents conjugués de Philip Lathrop comme directeur de la photographie (il signera plus tard celle de Deux hommes dans l'Ouest ) et de Henry Mancini pour la musique (la plus belle qu'il ait sans doute jamais composée), un fidèle de Blake Edwards lui aussi. Les bouchées doubles ont été mises également pour la distribution qui rassemblent des comédiens tous très...

Nocternity - Crucify Him (2001)

D'origine grecque, Nocternity vient compléter les rangs des hordes qui défendent fièrement le pur black metal, tel qu'il aurait dû toujours être, et non pas comme certains ténors l'ont transformé en une musique quasi grand public. Le logo "Anti-Satyr" trônant au dos de la pochette, se passe à ce titre de commentaires... L'appréciation de ces petites formations végètant dans l'underground reste en définitive très suggestive : pour beaucoup, Nocternity donnera l'impression de régurgiter, comme mille autres, un metal noir mal produit, répétitif, sans puissance ni intérêt. Mais pour une minorité d'initiés, on tient là ce que la scène hellénique a offert de plus evil ! Septic Flesh et Rotting Christ peuvent aller danser le sirtakis. Crucify Him n'est qu'un EP, mais il parvient sans peine en 20 petites minutes à prouver pourquoi ce mystérieux duo fasciné par le Moyen-Age à la tête de cette entité culte, mérite notre éternel respect.  Car Noctern...

Blake Edwards - Le jour du vin et des roses (1962)

Le problème de l'alcoolisme n'a que rarement été traité de façon convaincante au cinéma, sombrant souvent dans le sordide de bas étage. Toutefois, deux films sortent réellement du lot, ce sont Le poison (1945) de Billy Wilder et Le jour du vin et des roses . Secondé par quelques uns de ses fidèles collaborateurs (Philip Lathrop, Henri Mancini), Blake Edwards, alors surtout réputé pour ses comédies ( Opérations jupons ), prouve à nouveau après Allô brigade spéciale (1962) sa maîtrise de tous les genres cinématographiques. Même si l'humour n'en est pas absent, Le jour du vin et des roses s'avère une œuvre particulièrement noire, traversée par des moments déchirants, d'une intensité dramatique hallucinante. On pense bien sûr à cette scène terrible et douloureuse située dans la serre où Jack Lemmon, ne parvenant pas à mettre la main sur la bouteille qu'il a cachée dans un pot, devient hystérique. C'est d'ailleurs grâce à ce dernier que le film a pu voi...

Massacre - Mythos (2022)

Mythos est une double confirmation. D'une part, il atteste que le retour aux affaires de Massacre après plusieurs années d'errance n'est pas un feu de paille. D'autre part en succédant au vigoureux Resurgence , il illustre que les vétérans n'ont décidément pas besoin de Viagra pour dresser une inspiration aussi solide que durable. Il faut dire que les bougres connaissent leur death metal old school sur le bout des doigts sales. Le genre chevillé au manche, les trois guitaristes Scott Fairfax (Memoriam), Jonny Pettersson (Wombbabth) et surtout Rogga Johansson (Paganizer) n'ont pas à faire beaucoup d'efforts pour patauger dans les viscères et y extraire des morceaux de viande avariée, simples, efficaces et sans prétention. A l'ancienne. Petite bestiole d'à peine un quart d'heure, Mythos semble être issu des séances d'enregistrement de son prédécesseur. C'est dire sa qualité et sa teneur, sinistre et pestilentielle. Aucune (mauvaise) surpris...

Blake Edwards - Allô, brigade spéciale (1962)

S'il demeure associé à la comédie, à laquelle il a effectivement livré quelques fleurons, tour à tour romantique ( Diamants sur canapé ), parodique ( Opération jupons , La grande course autour du monde ) ou burlesque ( La panthère rose , La party ), Blake Edwards a en réalité touché à presque tous les genres, du western ( Deux hommes dans l'Ouest ) à l'espionnage ( Top secret ) sans oublier le film de guerre, sous un angle comique cependant ( Qu'as-tu fait à la guerre, papa ? ) ou le drame ( Le jour du vin et des roses ). Le polar lui offre d'ailleurs l'occasion pour la première fois de rompre avec le registre humoristique qui a fait son succès avec Allô, brigade spéciale . N'évitant ni certaines facilités (un simple appel téléphonique met en branle toute une équipe du F.B.I.) ni longueurs (dans la seconde moitié notamment) et construit sur un matériau trop léger (un psychopathe terrorise une employée de banque afin qu'elle dérobe une grosse somme d'...

Regarde Les Hommes Tomber - Regarde Les Hommes Tomber (2013)

Déjà, il y a ce nom, Regarde Les Hommes Tomber, curieux, qui évoquera chez certains le premier film de Jacques Audiard mais fait surtout référence au mythe divin de l’homme dans sa quête démiurgique et sa chute inéluctable, indice précieux quant à la personnalité de ce nouveau projet où les individualités s’effacent au profit d’un ensemble, d’un bloc aussi bien humain que sonore. A peine sait-on que ces Français ont de la bouteille, ayant promené leur métier au sein de la chapelle noire hexagonale. Cette expérience détermine à la fois un travail déjà impeccable pour un premier opus et surtout un désespoir sincère collé à la peau de musiciens développant une vision du monde crépusculaire. Forcément. Loin du Black Metal, encore qu’on en retrouve quelques oripeaux dans le chant hurlé, certaines lignes de guitare ou bien dans ces poisseuses accélérations (« Ov Flames, Flesh And Sins »), Regarde Les Hommes Tomber explore les arcanes d’un Sludge Doom nihiliste. Terreux et suffocant, tendu co...

100% Deep Anal ! (2016)

De la MILF, des culs rebondis et inondés d'huile, un peu d'anal, tel est le programme de cette production Brazzers. Trois scènes, trois filles dont la seconde est Phoenix Marie. (16.07.2018) ⍖⍖

Moonreich - Terribilis Est Locust Iste (2013)

Votre serviteur se souvient encore du jour où Zoon Politikon a débarqué dans ses cages à miel, EP séminal dont l'efficacité ne permettait pas à ses auteurs de se distinguer d'une chapelle noire au bord de l'indigestion. C'était en 2009, il n'y a donc pas si longtemps. Et pourtant, l'écoute de Terribilis Est Locus Iste achevée, une éternité semble séparer ces deux offrandes tant le groupe a progressé en l'espace de quatre petites années. Le fait qu'il ne reste plus grand chose de la formation originelle, si ce n'est bien entendu Weddir, au départ guitariste, désormais chanteur, n'est du reste peut-être pas étranger à cette bonification car grand bien en a pris au musicien de s'emparer du micro et de recruter les solides Arawn à la guitare et Macabre à la basse, tous les deux par ailleurs actifs dans quelques unes des hordes les plus estimables que l'hexagone abrite dans le genre, Neptrecus pour le premier, Mortis Mutilati pour le second....

Blake Edwards - Opération jupons (1959)

Durant la Seconde Guerre mondiale, un sous-marin américain recueille des jeunes femmes. D’où problèmes. Opération jupons peut être considéré comme la première œuvre majeure de Blake Edwards ainsi que sa première grande comédie, celle où les qualités narratives et comiques qui feront le succès de ses films suivants, commencent à s’imposer. Construite autour d’un long et judicieux flash-back, l’odyssée de ce sous-marin se découpe en deux parties distinctes. La première partie est consacrée à la vie et aux péripéties de l’équipage lancé dans la Seconde Guerre mondiale après l’attaque de Pearl Harbor. Mais tout de suite, le caractère dramatique de cet événement déterminant se trouve désamorcé par l’humour que le réalisateur injecte, d’abord par petites touches, puis d’une façon de plus en plus délirante. On tient là une des constantes de l’œuvre de Blake Edwards, à savoir un comique dévastateur et paroxysmique (il n’y a qu’à penser à La Party ou aux films de la série La panthère rose po...

Moonreich - Curse Them (2012)

Un (petit) coup de gueule pour commencer (c'est un vieux con qui parle)... Pourquoi ne proposer cet EP qu'en format digital, quand bien même ces quatre titres étaient originellement conçues pour un split avorté avec Dark Managarm ? Parce que, déjà, nostalgique des vinyles et de la bonne vieille cassette audio des familles, on a bien du mal à trouver un quelconque charme à de simples fichiers MP3, alors quand en plus la qualité de la musique en présence justifie à elle seule l'existence d'un vrai support physique, on ne peut s'empêcher de faire la gueule. Voilà, c'est dit ! On imagine que l'opération est plus rentable pour De Tenebrarum Principio, l'actuel label de Moonreich, d'autant qu'un EP de 20 minutes n'est bien entendu pas le truc dont on vendra des cagettes entières. Ceci étant, sa nature immatérielle n'empêche pas Curse Them d'être un objet en tout point intéressant en cela qu'il confirme tout le bien qu'on pensait de...

Terence Fisher - Frankenstein et le monstre de l'enfer (1974)

Sorti en 1974, Frankenstein et le monstre de l’enfer est un triple testament. D’une part, il ferme un corpus de sept films que la Hammer a consacré au fameux baron. D’autre part, il marque la fin de la carrière de Terence Fisher, qui n’avait d’ailleurs plus rien tourné depuis Le retour de Frankenstein en 1969 et qui décèdera six ans plus tard. Enfin, même s’il ne s’agit pas de sa dernière production (c’est Une fille pour le diable qui scellera sa fin en 1976), le fait est que la firme britannique se trouve alors en soins palliatifs, ses tentatives farfelues ( Les 7 vampires d’or ) ou maladroites ( Dracula vit toujours à Londres ) de moderniser son bestiaire n’ayant pas permis d’enrayer un inexorable déclin commercial. Film crépusculaire, Frankenstein et le monstre de l’enfer s’inscrit dans ce morne contexte qui explique sa réussite mitigée. En effet, certes plus convaincante que son prédécesseur réalisé par Jimmy Sangster ( Les horreurs de Frankenstein ) ou les derniers Dracula, ce...

V/A - Christ Macabre (2009)

La modeste renommée du label qui est à son origine ne doit (surtout) pas vous faire passer à côté de cette compilation qui en quatorze blasphèmes présente un instantané intéressant de l'art noir hexagonal en devenir (hormis les Italiens de Nefarium bien entendu), et qu'il l'est d'autant plus que son menu, outre le fait d'être essentiellement constitué de pistes inédites, affiche une grande diversité de visage.  En plus de 70 minutes au garrot, on a droit à du brutal qui affectionne les pénétrations à la préhistorique ("136 Bastard Priests Murdered" de Nefarium, "Aux portes de la mort" pour Chademn, "Le culte de la charogne"  pour Asthenie), de la tendance sympho mais inspirée ("In The Shadow Of The Labarum" de Maleficentia), de l'intense et torturé ("This Is Hel(e)l' des prometteurs Helel), du pagan (le très bon "Defiguré" de Azziard, "Mel" de Usthen, "Le fils de la peste" de Valuatir...

Terence Fisher - Le retour de Frankenstein (1969)

Si dans les précédents films mis en scène par Terence Fisher, le baron Frankenstein était avant tout un savant victime de l'obscurantisme, cette avant-dernière exploration du mythe de Mary Shelley par le pilier de la Hammer, pousse le personnage dans les bras  du mal absolu, "héros" dont il ne reste plus aucune trace d'humanité, guidé par un but obsessionnel et allant même jusqu'à violer son hôte, incarnée par Veronica Carlson, désirable dans sa nuisette transparente. Le monstre n'est plus la créature - si tant est qu'elle ne l'ait jamais été - mais le docteur lui même.  Il en résulte une oeuvre extrêmement brutale, peut-être la plus cruelle de son auteur dont l'horreur s'appuie autant sur la présence glaçante d'un Peter Cushing au mieux de sa forme que sur la partition agressive de James Bernard. Soulignons enfin la beauté des décors de Bernard Robinson dont on ne dira jamais assez l'importance dans la réussite des grands films de la c...

Moonreich - Zoon Politikon (2009)

Pas facile, lorsque l'on décide d'exalter les forces sombres, de pactiser avec le Grand Bouc, de s'extraire du marécage de l'anonymat et ce, d'autant plus lorsqu'on aligne, comme la rue Saint Denis les femmes de petites vertus, pas mal de clichés grevant le black metal depuis toujours : corpsepaint de rigueur, croix renversée, pochette grisâtre et ici comme cerise sur le charnier, patronyme à consonance germanique. Pourtant, Moonreich, horde qui vient d'émerger de la terre francilienne, possède dans sa besace quelques atours qui pourraient peut-être lui offrir un passeport vers la reconnaissance. Zoon Politikon , son premier (petit) méfait en témoigne. La prise de son, sans être une claque dans la gueule, est, de part sa sécheresse digne d'un vagin avant d'habiles préliminaires, écrin idoine pour ce genre d'agression reptilienne : un black metal malsain et souvent lancinant, bien qu'assez accrocheur et catchy. Moonreich aime les saillies cour...