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Romano Ferrara - Gungala, la vierge de la jungle (1967)


Avec La vierge de la jungle, Artus inaugure une nouvelle collection dédiée aux filles de la jungle, du cinéma alternatif pur jus comme on l'aime. Après le succès de Liane la sauvageonne (1957), les Italiens s'engouffrent dans la fente et mettent en branle les aventures de Samoa, Tarzana (ça ne s'invente pas) ou de Gungala donc. Comme souvent, ils accentuent la nudité inhérente à ce genre d'héroïnes, gratifiant la rétine de nombreuses scènes topless. C'est d'ailleurs le seul intérêt de cette modeste production sans doute tournée dans un bois autour de Cinecitta. Réalisateur du Monstre aux yeux verts avec Michel Lemoine, Romano Ferrara n'a aucun talent et met en scène platement un scénario qui tourne à vide, simple prétexte dévoiler la beauté dénudée de Kitty Swan. 

Seule sa présence - et celle de Linda Veras, qu'on aimerait davantage voir à poil - maintiennent vaguement le spectateur en éveil, lequel n'attend qu'une chose : admirer la superbe plastique de la Danoise qui n'a rien à dire et se contente de courir ou de se baigner sans aucune raison du reste ! Quoique mineur, ce Gungala connaîtra un certain succès, qui inspira à la fois le fumetti Jungla et une suite, La panthère nue, nettement plus enthousiasmante car avec beaucoup plus de cinéma dedans. Il faut dire que c'est Ruggero Deodato, futur auteur de Cannibal Holocaust, qui sera aux manettes... (30/12/2018) ⍖⍖




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TOP DE LA SEMAINE

Clint Eastwood - American Sniper (2014)

Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait.  Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...

Paradise Lost - Medusa (2017)

Les vieux cons comme votre serviteur se souviennent encore du jour où ils ont découvert le groupe d'Halifax grâce à ce Lost Paradise matriciel dont la pochette comme sortie des enfers, continue encore de les hanter après tout ce temps. Qui aurait pu croire alors que les Anglais seraient toujours parmi nous (presque) trente ans plus tard ? Peu de monde assurément et sans doute pas les principaux intéressés eux-mêmes. Quinze albums ont coulé sous les ponts depuis 1990 comme autant de jalons d'une carrière en constante mutation. Après le retour au gothic metal qui a fait sa renommée avec Symbol Of Life (2002), Paradise Lost a entamé à partir de Tragic Idol (2012) une descente au fond d'une mine de charbon, glissement dans une obscurité sinistre dont nous pensions que le radical "The Pague Within" l'avait achevé trois ans plus tard. Pourtant, Medusa vient nous rappeler que ses créateurs furent bien au début des années 90 un des trois côtés de la Sainte Trinité ...

Clint Eastwood - Jersey Boys (2014)

Clint Eastwood poursuit sa carrière hors des modes et du temps. Alors âgé de 84 ans (!), l'année 2014 le voit offrir deux films, Jersey Boys et American Sniper , deux biopics aussi différents que réussis qui illustrent si besoin en était encore, la large palette de son inspiration et surtout sa verve cinématographique quand tant d'autres réalisateurs ont été mis à la retraite depuis longtemps. Après les funèbres Lettres d'Iwo Jima et ou Au-delà et les pesants Invictus ou J.Edgar , cette adaptation d'une comédie musicale, retraçant la carrière d'un groupe de rock fameux aux Etats-Unis, les Four Seasons, semble presque être l'oeuvre d'un jeune metteur en scène. Classique dans le fond, sa forme swingue, emportée par un tempo enlevé cependant que les comédiens n'hésitent pas à s'adresser directement à la caméra. Après Une nouvelle chance , sur un mode mineur néanmoins, quel plaisir de voir Eastwood revenir à un cinéma simple, s'appuyant sur des...