Que reste-t-il, dix ans après son explosion tant commerciale que médiatique, de ce que l’on a un peu ridiculement baptisé le true metal ? Entre un Rhapsody (Of Fire) plus ou moins en sommeil, un Stratovarius boiteux ou un Andre Matos de plus en plus nostalgique d’un passé révolu, le bilan fait peur ! Et hormis peut-être un Edguy qui continue de sortir de bons albums ou un Silent Force mésestimé, ce sont finalement les vieux qui s’accrochent le mieux aux branches, eux qui étaient là avant, eux qui n’ont pas attendu que quelques puceaux, qui batifolaient encore dans un bac à sable quand Iron Maiden lâchait son premier rôt, se décident à défendre la cause du heavy metal. Grave Digger fait partie de ces papys qui font de la résistance et mieux encore, se bonifient avec le temps. J’en veux pour preuve Ballads Of A Hangman, sa nouvelle – la treizième - galette. Les mauvaises langues argueront que rien ne ressemble plus à un album de Grave Digger qu’un autre album de Grave Digger. Pas faux. Pourtant, cette cuvée 2009 apporte un peu de sang neuf au style du groupe sans que ses fondements soient non plus réellement bouleversés, grâce à l’embauche pour un CDI d’un second guitariste (enfin !) en la personne de l’ex-Running Wild (on aime la tradition chez les fossoyeurs) de Thilo Herrmann. Avec à la clé une question : n’est-ce pas en définitive cette seconde six cordes qui manquait tant au son des Allemands ?
De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...


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