Que reste-t-il, dix ans après son explosion tant commerciale que médiatique, de ce que l’on a un peu ridiculement baptisé le true metal ? Entre un Rhapsody (Of Fire) plus ou moins en sommeil, un Stratovarius boiteux ou un Andre Matos de plus en plus nostalgique d’un passé révolu, le bilan fait peur ! Et hormis peut-être un Edguy qui continue de sortir de bons albums ou un Silent Force mésestimé, ce sont finalement les vieux qui s’accrochent le mieux aux branches, eux qui étaient là avant, eux qui n’ont pas attendu que quelques puceaux, qui batifolaient encore dans un bac à sable quand Iron Maiden lâchait son premier rôt, se décident à défendre la cause du heavy metal. Grave Digger fait partie de ces papys qui font de la résistance et mieux encore, se bonifient avec le temps. J’en veux pour preuve Ballads Of A Hangman, sa nouvelle – la treizième - galette. Les mauvaises langues argueront que rien ne ressemble plus à un album de Grave Digger qu’un autre album de Grave Digger. Pas faux. Pourtant, cette cuvée 2009 apporte un peu de sang neuf au style du groupe sans que ses fondements soient non plus réellement bouleversés, grâce à l’embauche pour un CDI d’un second guitariste (enfin !) en la personne de l’ex-Running Wild (on aime la tradition chez les fossoyeurs) de Thilo Herrmann. Avec à la clé une question : n’est-ce pas en définitive cette seconde six cordes qui manquait tant au son des Allemands ?
Combien de metteur en scène peuvent se vanter de connaître le plus gros succès de leur carrière à 84 ans ? Aucun, si ce n'est bien entendu l'inusable Clint Eastwood dont American Sniper restera le plus grand triomphe au box office. Il est aussi le le film américain à avoir engrangé le plus de millions de dollars en 2014, ce qui n'est pas si surprenant eu égard à son sujet qui parle au coeur des Américains. Si l'homme a pu susciter des controverses, notamment de part ses prises de position assez peu politiquement correctes, son cinéma se veut généralement plus consensuel, à l'exception de Dirty Harry. Mais une fois n'est pas coutume donc, American Sniper déclenche la polémique par son patriotisme supposé. En réalité, et comme souvent chez Eastwood, ce portrait sans fard de Chris Kyle se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait. Loin d'une production cocardière, il s'agit moins d'un produit de propagande qu'une dénonciation des ravages d...


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