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Articles

Affichage des articles du août, 2025

Hervé Bodilis - 7 infirmières gourmandes (2010)

Maître du X hexagonal, Hervé Bodilis signe avec 7 Hungry Nurses un film très excitant, jouant sur le fantasme des infirmières. Il a à son service une belle brochette de comédiennes qui font tout le sel de cette production Marc Dorcel. Quel homme normalement constitué ne rêverait pas de se faire soigner l'entre-jambe par Tarra White, Cindy Hope, Black Angelika ou Valentina Blues ?? (06.07.2017) ⍖⍖⍖

Kevin Connor - A Choice Of Weapons (1976)

A Choice Of Weapons est un film aussi méconnu qu'oublié, ce qui peut sembler surprenant eu égard à sa prestigieuse distribution où, sous la houlette de Kevin Connor, artisan mineur mais sympathique ( Frissons d'outre-tombe , Les sept cités d'Atlantis ), se croisent Peter Cushing (qui n'a quelques scènes), John Mills, Donald Pleasence, Barbara Hershey, Bernard Hill et David Birney. En visionnant cette bobine aux nombreux titres alternatifs ( Trial By Combat , A Dirty Knight's Work ), on comprend pourtant assez vite pourquoi celle-ci a disparu de la mémoire des cinéphiles.  Le sujet est curieux (une mystérieuse confrérie dont les membres sont déguisés en chevalier exécute les criminels par des méthodes héritées du Moyen Âge) et aurait pu, par son étrangeté, fournir matière à un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir mais, étiré sur près de 90 minutes, il aboutit à un résultat bancal qui hésite entre comédie et enquête policière. La présence conjointe de Peter Cus...

Process Of Guilt - Slaves Beneath The Sun (2022)

Après cinq ans d'un trop long silence, Process Of Guilt revient enfin nous assommer avec son post metal aux épaisses coutures sludge. Remarqué notamment grâce à une alliance scellée avec Rorcal en 2014, les Portugais nous avaient manqués, collectif au succès limité mais dont les albums d'une charbonneuse sévérité, parmi lesquels un Faemin d'étouffante mémoire, forment des golems écrasants et viciés. Le groupe, qui abrite en son sein deux anciens membres de Before The Rain, entité majeure de la chapelle death doom dont nous apprécierions d'ailleurs qu'il décide un jour de se réveiller de son interminable sommeil (mais ceci est un autre sujet), resurgit donc enfin, qui plus est par l'entremise de Alma Mater Records, label qui comme son nom le laisse deviner appartient aux mecs de Moonspell, des hommes de (bons) goûts, évidemment. Process Of Guilt y a toute sa place. Ni l'abstinence, ni l'âge (déjà une vingtaine d'années au compteur) n'ont érodé la ...

David Luger - 110% Natural 4 (2002)

Ce qu'il y a de chouette - entre autres, avec le porno, c'est qu'il y a rarement tromperie sur la marchandise. Ainsi 110% Natural 4 affiche des poitrines 110% naturelle. Mais plus que les jeunes filles mises en scène dans ce quatrième opus, ce sont les belles queues des Steve Holmes, Nacho Vidal ou Mr. Pete qui donnent tout le sel à cette pellicule emballée avec énergie par David Luger. Bref, c'est du lourd ! (05.03.2017) ⍖⍖

Michael Anderson - Les briseurs de barrages (1955)

Les briseurs de barrages détaille une opération ayant eu lieu lors de la Seconde Guerre mondiale, baptisée Chastise et dont le but fut de détruire trois barrages allemands situés sur la Ruhr. Associant l’innovation scientifique et l’habileté des pilotes de la Royal Air Force, l’opération nécessita l’élaboration de bombes spéciales lâchées en pleine nuit à seulement 20 mètres de l’eau par des bombardiers. De part son sujet, The Dam Busters (nom qui sera plus tard accolé à l’escadrille en question) semble s’arrimer au film de guerre. Pourtant, celle-ci n’occupe véritablement que la seconde partie du récit dont la première heure, étonnamment la plus captivante, est consacrée tout d’abord à la conception difficile de la bombe Upkeep par le docteur Barnes Wallis puis en parallèle l’entraînement périlleux des pilotes qui doivent manoeuvrer avec une minutie d’horloger. Par le classicisme de son travail, qu’on aurait tort de confondre avec de l’académisme, le souci du détail et un Michael Re...

Helrunar - Sól (2011)

Nonobstant les qualités réelles de Frostnacht et Baldr Ok Iss , ses deux premières offrandes, il faut bien reconnaître qu’on n'attendait pas Helrunar à un tel niveau de réussite et d’ambition. Sól , une fois introduit (doublement, nous en reparlerons) dans la chaîne hi-fi, c’est un Pagan Black Metal froid et sévère qui aurait dû s’en échapper. Or il s’agit de bien plus que cela. Certes, les caractères mentionnés, cette froideur tranchante ainsi que cette sévérité, drapent toujours la musique des Allemands désormais limité à un duo et dont on identifie immédiatement l’écriture et une muse nordique inchangée. Mais, fort d’une inspiration sans limite, ils accèdent à une dimension inédite et ce faisant, ils confèrent au genre une lecture plus mature. Encore une fois propulsé par une prise de son âpre, brute, très peu policée du fidèle Markus Stock (Empyrium, The Vision Bleak), producteur maison du label Prophecy, Sól se déploie donc sous la forme d’un double album axé sur le concept d...

René Clément - Quelle joie de vivre (1961)

L'association entre l'acteur Alain Delon et le metteur en scène René Clément a été fructueuse. On pense forcément à Plein soleil  (1960) et aux Félins (1964). Entre ces deux pépites, se glisse le moins connu Quelle joie de vivre , réalisé en 1961. Celui-ci fut un échec commercial que le contexte de l'époque (la guerre d'Algérie et les attentats de l'O.A.S.) peut en partie expliquer.  Mais pas seulement. Son ton entre burlesque et ironie que rehausse une touche de non-sens, son (beau) noir et blanc (la photo est de Henri Decaë) et l'occasion - rare - de voir Delon dans un registre humoristique et ce, même si à ce moment là de sa carrière, le comédien n'est pas encore attaché à un style particulier, contribuèrent certainement à brouiller la vision de ce film qui mérite du coup d'être redécouvert et réévalué à sa juste valeur.  Se coulant dans la tradition comique italienne, Clément se fait visiblement plaisir à dynamiter aussi bien les anarchistes que les ...

Litanie - Ad Absolutam Essentiae (2019)

Deuxième offrande de Litanie, Ad Absolutam Essentiae aura connu un long et tortueux chemin avant de chatouiller les cages à miel de votre serviteur. L'album est tout d'abord disponible en format uniquement digital (quel sacrilège !) en août 2019. Non Posse Mori Records l'édite en CD plusieurs mois après, en mai 2020 et c'est au moment où il s'endort malheureusement à jamais que ce label le soumet à l'auteur de ces lignes, soit deux ans et demi après qu'il ait vu la nuit ! Mais ce n'est pas grave. Pour deux raisons au moins. D'une part, parce qu'il vaut mieux tard que jamais pour découvrir un très bon disque (nous y reviendrons). D'autre part, parce que Litanie n'est de toute façon pas vraiment un groupe comme les autres. Il aime prendre son temps, ce qui s'explique par les nombreuses phases de sommeil qui morcellent sa carrière au gré des occupations de ses membres qui eux mêmes ont souvent changé. Au départ, l'entité se veut ava...

Joseph Losey - Accident (1967)

Joseph Losey orchestre la rencontre entre ses deux comédiens fétiches, Dirk Bogarde et Stanley Baker dont l'affrontement est tout du long larvé, silencieux et pourtant extrêmement tendu. C'est l'opposition entre de deux personnalités, l'une d'une élégance trouble, l'autre plus virile mais tout aussi fragile. Baker livre une performance au moins aussi subtile que son compagnon. Losey scrute la psychologie de son personnage principal à travers le regard duquel se développe le récit dont le catalyseur est incarnée par Jacqueline Sassard d'une beauté faussement angélique. Jalousie et rancoeur couvent sous la surface de relations polies et de bonnes manières de gentleman, sous le vernis de la respectabilité, les fêlures, les regrets sont tapis.  Avec une économie d'effets, où les regards, les silences et des gestes discrets en disent plus longs que bien des discours ou des mouvements d'appareils, le maître ausculte les sentiments refoulés. Aidé par la rem...

Muhūrta - Tamas (2024)

Il n’est jamais trop tard pour découvrir un (très) bon album. Tel est le cas de Tamas , première trace discographique de Muhūrta, publiée en mars 2024 mais qui atteint nos oreilles seulement cet automne. Qu’est-ce que c’est, Muhūrta ? C’est un groupe français (parisien pour être plus précis) qui tente la fusion entre death metal et musique indienne. Le syncrétisme métalico-oriental n’est pas nouveau, que l’on songe au pionnier Orphaned Land ou à Arkan mais dans ce chemin de Katmandou aventureux, cette jeune pousse tire incontestablement son épingle du jeu. Du death, il puise un chant guttural, des guitares appuyées et parfois une rythmique de bulldozer, tandis que les influences hindoues sont diffusées par le biais d’instruments évocateurs de sonorités et de fragrances lointaines, tels que sitar, gong, tabla, tambûr… De parcimonieuses voix claires (sur ‘Jivan Chakr’ par exemple) viennent pigmenter un ensemble aux traits lourds et lui conférer des atours presque pop (‘Kavir’).  Si l...

Carl Monson - A Scream In The Streets (1973)

A Scream In The Streets , également exploité sous le titre alternatif Girls In The Streets , est un de ces petits films sordides et crapoteux comme le cinéma de quartier US des années 70 en fabriquait. Le scénario (?) suit l'enquête d'un tandem de flics (dont Joshua Bryant, visage familier des séries TV de l'époque, qui n'a même pas peur d'exhiber son kiki) aux trousses d'un travelo (??) violeur de filles.  Finalement (bien plus) érotique que policière, cette bobine est poinçonnée de nombreuses scènes de baise, rarement justifiées, entre deux plans montrant les flics en train de patrouiller mollement. La mise en scène de Carl Monson est inexistante, l'intrigue, ridicule mais les filles se dénudent avec une malicieuse gourmandise.  Prétexte à dévoiler des seins appétissants et des pubis velus, A Scream In The Streets n'est donc sauvé (un bien grand mot) que par la vue généreuse de ces attributs féminins. Le reste entre dialogues ineptes et chairs mascul...

Klaus Schulze - La vie électronique 4 (2009)

Klaus, je ne sais plus. Non, je ne sais vraiment plus quoi dire, quoi ajouter sur cette somme colossale qu'est entrain d'établir peu à peu la série  La vie électronique . Je ne sais que dire que sur ce quatrième chapitre que je n'ai pas déjà griffonné à propos de ses trois devanciers. Qu'il devrait être obligatoire comme la carte vitale ou la Carte d'identité ? Déjà dit. Qu'il s'agit ni plus ni moins de l'apogée créatrice de son auteur ? Déjà dit aussi. Sur trois disques de plus de 70 minutes chacun, La vie électronique 4 , c'est toute la puissance du génie visionnaire de Klaus Schulze, capturée sur scène entre 1975 et 1976. Le premier d'entre eux, ne forme en réalité qu'une seule et longue pièce de musique, baptisée "Just an old fashioned Schulze Track" et subdivisée en neuf parties. C'est un crescendo lancinant qui voit le maître tricoter un méli-mélo de notes planantes, des arabesques synthétiques. Une myriade de sons libérés...

Jim Wynorski - 976-Evil 2 (1991)

La suite d'un film d'horreur de seconde zone, au demeurant sympathique, entre les mains nanardeuses de Jim Wynorski, voilà un programme qui peut faire peur !  Mais c'est oublier que le réalisateur du Vampire de l'espace (avec Traci Lords !) ou du Retour de la créature du lagon n'a alors pas encore abdiqué ses ambitions ni son talent (mineur), comme le démontre la scène  aussi habile que délirante où Leslie Ryan se retrouve projetée dans La vie est belle de Capra dont les protagonistes se transforment ensuite brutalement en zombies et finissent par la massacrer ! Du coup et contre toute attente, 976-Evil 2 se laisse zieuter sans déplaisir. S'il ne reste plus grand chose du bon matériau d'origine, Wynorski a pour lui un savoir-faire certain, davantage qu'un Robert Englund dont La ligne du diable constituait, il est vrai, la première expérience derrière la caméra. L'une des rares aussi.  Cette fois-ci le scénario n'expose pas les qualités du tr...

Thrall - Vermin To The Earth (2011)

Si, jusqu’à présent, la Tasmanie ne pouvait malheureusement guère compter que sur Striborg, one-man band aussi je-m’enfoutiste que (étonnamment) culte qui pond des albums comme d’autres vont aux chiottes, pour faire parler d’elle en terme de Black Metal, Thrall est désormais là pour porter les couleurs (noires) de cette terre isolée. Découvert en 2009 avec un premier méfait, Away From The Haunts Of Men , annonciateur de grandes choses, le groupe revient cette année avec sous le bras velu ce Vermin To The Earth cette fois-ci distribué par le respectable label Moribund dont il vient avantageusement gonfler les effectifs. Les Australiens sont les émissaires d’un Black Metal tendu comme le foc d’un navire dont le socle est formé d’une matière tranchante depuis laquelle prolifèrent des riffs venimeux qui grouillent, se répandent, avant d’injecter un poison dans les veines de celui qui les reçoit en pleine face. Ni rapide ni dépressif mais sans doute un peu les deux à la fois, Thrall n’est ...

Daniel Barber - Harry Brown (2009)

On aurait tort de réduire ce premier long de Daniel Barber à un Death Wish à l'anglaise ou à une simple resucée des Vigilante movies des années 70. Les citées rongées par une délinquance gangreneuse pose déjà un autre cadre, urbain certes mais plus misérable et sinistre. De fait, plus qu'un polar, Harry Brown se veut avant toute chose un drame, celui d'un vieil homme, qui se retrouve avec la solitude pour seule compagne, silhouette fatiguée dont la vie, les repères, s'écroulent peu à peu, errant au milieu d'un monde qui suit un même chemin.  Au-delà de la croisade vengeresse et plutôt jubilatoire sur laquelle il débouche, le film prend tout son intérêt dans ce portrait empreint de tristesse auquel Michael Caine offre une composition amère et désespérée. A l'aise avec une violence tantôt sèche ou hallucinée, Barber réussit tout autant sur un terrain plus intimiste. Une main qui se pose sur un oreiller désormais vide, lui suffit ainsi à exprimer toute la solitud...

Spiritual Beggars - Return To Zero (2010)

Sans remettre en question les qualités certaines d’Arch Enemy, on a tout de même l’impression que Spiritual Beggars a été sacrifié au profit de l’autre groupe de Mike Amott, qui a explosé en 2001 avec le recrutement de la furieuse Angela, faisant de lui le principal port d’attache du guitariste alors que depuis le milieu des années 90, les deux projets cohabitaient tranquillement. Grâce à la triplette Another Way To Shine (1996), Mantra III (1998) et Ad Astra (2000), Spiritual Beggars rencontrait même davantage de succès qu’un Arch Enemy certes respecté mais à la notoriété encore modeste. La situation s’est donc inversée et c’est bien dommage... Sans doute lassé que le groupe soit relégué au rang de simple concubine que l’on besogne à intervalles irréguliers, JB (chant) a décidé cette année de quitter le van après seulement deux opus du feu de dieu (les fabuleux On Fire et Demons ) pour se consacrer à son Grand Magus qui d’ailleurs le vaut bien. Etonnamment, c’est vers Apollo Papat...

MimeFreak - Adriana's A Slut (2015)

A côté de Adriana's a Slut , les films X des années 70 sont des spectacles pour toute la famille. Durant presque trois heures et quatre scènes, Adriana Chechik, se fait défoncer la rondelle avec une violence inouïe et une préférence pour l'anal. Anal gaping, insertion de boules de geisha et de godemichets aux dimensions monstrueuses, avec un homme ou trois, rien ne l'effraie ! Les amateurs de hard extrême en auront pour leurs bourses ! Anal Explosion, c'est comme cela que le film aurait dû s'appeler. (22.06.2016) ⍖⍖

Gene Kelly - Père malgré lui (1958)

S'il a partagé avec Stanley Donen la paternité de Un jour à New York (1949), Chantons sous la pluie (1952) et Beau fixe sur New York (1955), on devine aisément que la contribution de Gene Kelly à la réalisation de ces trois chef d'œuvre de la comédie musicale s'est limitée à la chorégraphie des numéros musicaux. C'est beaucoup bien sûr mais ne fait pas de lui un grand metteur en scène, ce qu'ont démontré les films qu'il signa seul, du pesant Invitation à la danse (1956) au pénible Attaque au Cheyenne Club (1970). Père malgré lui est un peu meilleur mais échoue à être une grande comédie. Au départ, le projet n'est pourtant sans atouts. Une pièce de théâtre à succès comme matériau, un couple séduisant pour vedette et un sujet gentiment subversif. A l'arrivée, le résultat déçoit. A qui la faute ? Celle-ci incombe principalement à Gene Kelly dont la mise en scène est vierge de la folie et de la malice nécessaires. On se prend à rêver de ce qu'un F...

Hate Forest - The Gates (2001)

Malgré (ou à cause) de son sabordage inattendu décidé en 2007 après douze ans de service effectif et seulement quatre vrais albums, Hate Forest jouit désormais d'un véritable culte dont cherchent à bénéficier les labels qui ont signé les divers véhicules (Blood Of Kingu, Drudkh, Dark Ages et le récent Old Silver Key) de son ancien guide, le mystérieux Roman Saenko, sur lequel on ne sait quasiment rien, voire dans une moindre mesure ceux de Thurios (Kladovest), cependant que d'autres tentent de profiter de cette manne en raclant les fonds de tiroir, en espérant sans doute tromper le chaland persuadé d'avoir à faire à de nouveaux opus, l'entité noire ayant généreusement répandu sa semence entre 1999 et 2005, notamment avant l'enregistrement de son premier méfait longue durée, le brutal et épidermique The Most Ancient Ones (2001). Ainsi, après les rééditions diverses et la mise en vente de Dead But Dreaming , produit hybride car agglomérat de titres inédits et de pist...

Mike Metropolis - 6 c'est du sport ! (2005)

Comme son titre original (Six In Me) le laisse deviner, 6 c'est du sport ! met en scène à chaque fois une femme occupée avec six bonshommes. Elles sont trois chanceuses à offrir ainsi leur corps aux mains et aux membres de rudes gaillards en rut. Le film vaut surtout pour le gang-bang acrobatique de Terri Summers, laquelle y exécute de furieuses double pénétrations vaginales. Tout un programme ! (05.05.2016) ⍖⍖

Volker Schlöndorff - Colère en Louisiane (1987)

L'immense succès rencontré par Le tambour (1979) ouvre à Volker Schlöndroff les portes des productions internationales ( Un Amour de Swann - 1984), quitte à lui faire perdre une bonne part de son talent. Il n'est du reste pas le seul réalisateur, européen notamment, à avoir sacrifié sa personnalité sur l'autel d'un cinéma plus commercial. Durant la seconde moitié des années 80, il échoue aux Etat-Unis où il signe deux téléfilms, Mort d'un commis voyageur (1985) avec Dustin Hoffman puis Colère en Louisiane , qui sera cependant sélectionné au festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard puis exploité dans les salles européennes. Celui-ci nous rappelle malheureusement qu'un beau et louable sujet (la dénonciation du racisme dans le Sud des Etats-Unis au cas particulier) n'aboutit pas nécessairement à un bon résultat. Schlöndorff n'esquive ni le pensum laborieux ni la caricature quand bien même il évite de trop sombrer dans le manichéisme (malgré...