Même les groupes les plus extrêmes ont droit aujourd’hui à leur best of ! Encore faut-il nuancer cette affirmation car Through Years Of Oppression se veut davantage un album de raretés qu’une banale compilation. Shining n’est pas Abba et c’est tant mieux ! Rassemblant six titres (comme d’habitude) issus des sessions des trois premiers albums du groupe (Within Deep Dark Chambers, Livets Ändhållplats et Angst) et du suivant, (et dernier ?), The Eerie Cold, qui n’était alors pas encore publié, ce disque nous plonge corps et âme dans le black horriblement malsain, venimeux, lent et dépressif que répand, telle la Peste Noire sur le continent européen au Moyen Age, depuis quelques années déjà le torturé Kvarforth, à l’instar de ses frères de sang Forgotten Tomb et Dolorian (le plus doom des trois), avec lequel Shining a d’ailleurs partagé un slipt–cd introuvable, et dont il reste un vestige par le biais de cette très personnelle, mais néanmoins excellente reprise, si l’on peut la nommer ainsi, de la Marche funèbre de Chopin. Cette relecture constitue d’ailleurs, avec « Black Industrial Misery », le seul véritable titre inédit de Through Years Of Oppression, tous les autres se révélant n’être finalement que des versions différentes de morceaux que le fan connaît déjà. Une bonne entrée en matière néanmoins pour le néophyte qui serait tenté par cette formation suédoise culte qui érige la misanthropie et le désespoir le plus absolu, comme un art. (2007) ⍖⍖⍖
Lorsque Clint Eastwood entame le tournage de Sur la route de Madison , il se trouve dans une des périodes les plus fastes de sa carrière. Les années précédentes ont vu le triomphe de Impitoyable et de Dans la ligne de mire , le premier ayant été également couvert de récompenses et en 1994, privilège suprême, il préside le festival de Cannes. Il est donc en position de force quand il décide, vingt-deux ans après Breezy , de tourner une histoire d’amour, sa première en tant que comédien. De fait, le film n’est pas sans évoquer sa troisième réalisation. Tout deux racontent, certes d’une manière différente, une dernière histoire d’amour. Durant quatre (trop) petits jours, nous suivons la relation entre une femme mariée (Francesca) et un photographe solitaire venu dans l’Iowa pour prendre quelque clichés de ses célèbres ponts en bois. Le film est au départ destiné à Sydney Pollack qui pense bien sûr à son ami Robert Redford pour camper Robert Kincaid, le photographe voyageur. Puis, Steven S...
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