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Shining - III : Angst - Självdestruktivitetens emissarie (2002)


Depuis la sortie l’année précédente de Livets Ändhållplats, son second méfait, beaucoup de changements ont eu lieu dans le camp de Shining : nouveau label (Avantgarde) et nouveaux musiciens autour du sombre Kvarforth, dont notamment Hellhammer, que l’on ne présente plus, derrière les fûts. La présence de ce dernier, ainsi que la signature sur un label plus important que le confidentiel Selvstmord, dirigé d’ailleurs par le maître à penser de la formation, contribuent à extraire (tout est relatif) Shining de l’underground le plus obscur. Cependant ces quelques changements ne modifient en rien la musique née dans le cerveau perturbé de Kvarforth. De fait, Angst reprend les choses où son prédécesseur les avait laissées. 


S’éloignant peu à peu du true black auquel Within Deep Dark Chambers pouvait se rattacher, ces six nouvelles compositions, chacune d’une durée conséquente (8 minutes en moyenne tout de même), arpentent le caveau sans lumière d’un black metal dépressif, lent et maladif. Elles sont comme un scalpel qui vous labourent la chair jusqu’à l’os. Et le pire, c’est qu’on en redemande ! L’aspect répétitif et hypnotique des riffs et des mélodies ( ?) qui confine à la transe, n’y est sans doute pas étranger. Surtout, en dépit de leur longueur, les titres composés par les Suédois se révèlent toujours d’une grande efficacité, mariant furie et lenteur agonisante. Au sein de la chapelle du black suicidaire et misanthropique, dans laquelle prêchent aussi des entités telles que Forgotten Tomb, Xasthur ou Beatrik, Shining est entrain de s’affirmer comme une valeur sûr d’un courant qui parvient à régénérer un style à bout de souffle. (2007) ⍖⍖⍖

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