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Shining - Livets Ändhållplats (2001)


Après un premier essai, Within Deep Dark Chambers, annonciateur de grandes choses, nous attendions de pied ferme son successeur. Un an après, les Suédois, toujours emmenés par le torturé Kvarforth, remettent donc le couvert avec un album bien plus réussi que son ainé. Bien qu’à nouveau enregistré au studio Abyss sous la houlette de Tommy Tägtgren, le son se veut plus clair, moins nécro et  s’éloigne donc des productions true black qui ne jurent que par le minimalisme fleurant bon la cave transylvanienne. Pour autant, Livets Ändhållplats n’a rien du disque surproduit. On n’est pas chez Dimmu Borgir ici ! Bien au contraire, Kvaforth n’en a rien battre du succès commercial. Lui, tout ce qu’il veut, c’est répandre, tel un escadron de la mort, son black rampant, misanthropique, et malsain. Shining est un monstre de dépression à déconseiller (ou pas, si l’on est masochiste)  aux suicidaires. 


Horriblement sombre et suintant le désespoir le plus total, la musique du groupe est forgée autour de titres très longs, qui prennent donc leur temps pour plonger l’auditeur dans une transe funèbre sans espoir de retour. Ses armes ? La voix écorchés de Kvarforth et des ambiances hypnotiques et dépressives que tissent des guitares toujours très présentes. Toutefois, malgré la noirceur absolue qui parent ces six morceaux, Livets Ändhållplats apparaît plus accessible que Within Deep Dark Chambers, et ce, de part une musicalité plus évidente. Des venins tels que « EttLIv Utan Mening », « Död » et surtout « Svart » pénètrent en vous pour ne plus jamais en sortir, et font de cette seconde offrande la meilleure de Shining. (2007) ⍖⍖⍖

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TOP DE LA SEMAINE

Drudkh - Microcosmos (2009)

Nonobstant les qualités réelles de Season Of Mist, on se demande quand même ce que vient faire Drudkh chez l'écurie marseillaise ! Alors certes, une légende telle que Mayhem a rejoint depuis longtemps ce label mais les Ukrainiens se répètent dans un humus bien plus underground que celui des Norvégiens. Pour ceux qui ont découvert cette mystérieuse entité avec la gemme noire qu'est Forgotten Legends en 2003, cette promotion ne peut que laisser perplexe, après tant d'années passées chez Supernal Music, structure plus modeste qui lui convenait bien davantage et qui du reste accueille tous les projets de Roman Saenko, l'âme du "groupe", du regretté Hate Forest à Dark Ages sans oublier Blood Of Kingu. Car Drudkh fait partie de ces formations qui ne peuvent proliférer que dans l'obscurité : ni photos ni crédits dans  des livrets réduits au strict minimum, à des années-lumière donc des digipacks et autre coffret luxueux aujourd'hui de mise. Season Of Mist n...

Kadavar - Rough Times (2017)

Il a suffi aux Allemands d'un seul album, le premier, pour s'imposer comme le chef de file du (hard) rock vintage. Certains jamais contents ne manquent pas depuis de s'interroger sur ce succès, estimant que le trio ne mérite pas plus qu'un autre cette fulgurante ascension. Pourtant, peut-être plus encore que son prédécesseur, le très justement acclamé Berlin , Rough Times apporte la réponse à cette question. Derrière le caractère basique d'une musique brute de décoffrage, ce qui fait d'ailleurs aussi sa force (nous y reviendrons), est tapie une écriture d'orfèvre qui n'oublie jamais qu'un bon titre est celui qui s'accroche à la mémoire comme une sangsue à la peau. Pourtant la défloration de cette troisième rondelle laisse tout d'abord un goût amer dans la bouche, surtout pour qui fut témoin des prestations atomiques délivrées sur scène par 'Lupus' et ses sbires. On attend fiévreusement ces éjaculations guitaristiques dont Kadavar a l...

Paul Maslansky - Sugar Hill (1974)

La Blacksploitation a essaimé dans de nombreux genres, le polar surtout ( Shaft , Coffy etc...), le western mais aussi le fantastique, à l'image de Blacula ou de ce Sugar Hill que réalise Paul Maslansly en 1974, dont c'est la seule incursion derrière la caméra. Ce film puise dans le folklore voodoo pour exploiter le thème des zombies à la sauce black. Quoique sympathique, le résultat ne convainc qu'à moitié à cause de son rythme trop lent et paralysé par les situations répétitives qu'impose le sujet de la vengeance. De fait, timoré en matière d'hémoglobine, il échoue à faire peur. Reste ce cachet typique de la blacksploitation (l'érotisme en moins) tandis que la beauté de Marki Bey, quant à elle, sauve de justesse l'ensemble de l'ennui. (02/12/18) ⍖⍖