Accéder au contenu principal

Clint Eastwood - Vanessa (1985)


Conçue en 1985 pour Steven Spielberg dans le cadre de ses Histoires fantastiques, Vanessa demeure une des productions les plus rares et les plus méconnues de Clint Eastwood. Si la marque du fameux producteur, par ailleurs scénariste de cette histoire de fantômes, se révèle évidente, faisant de cet épisode une oeuvre assez peu personnelle pour le réalisateurs dont, à contrario, on devine peu l'empreinte, cette incursion dans le fantastique, témoigne chez Clint d'un réel intérêt pour le genre avec lequel il a souvent flirté, de L'homme des hautes plaines à Minuit dans le jardin du bien et du mal, jusqu'à Au-delà

Dernière collaboration entre Sondra Locke et le metteur en scène, Vanessa mérite également d'être vu pour la présence de Harvey Keitel, choix à priori curieux pour camper ce peintre qui puise son inspiration dans l'amour fou qui ressent pour sa muse. Mais on aurait aimé voir Eastwood exploiter le talent de l'acteur dans un vrai film, plutôt que dans ce court-métrage télévisuel qui évoque Le portrait de Jennie de William Dieterle, sans en avoir cependant la force. Une curiosité, à tout le moins… (01.10.2016) ⍖⍖



Commentaires

TOP DE LA SEMAINE

Clint Eastwood - Sur la route de Madison (1995)

Lorsque Clint Eastwood entame le tournage de Sur la route de Madison , il se trouve dans une des périodes les plus fastes de sa carrière. Les années précédentes ont vu le triomphe de Impitoyable et de Dans la ligne de mire , le premier ayant été également couvert de récompenses et en 1994, privilège suprême, il préside le festival de Cannes. Il est donc en position de force quand il décide, vingt-deux ans après Breezy , de tourner une histoire d’amour, sa première en tant que comédien. De fait, le film n’est pas sans évoquer sa troisième réalisation. Tout deux racontent, certes d’une manière différente, une dernière histoire d’amour. Durant quatre (trop) petits jours, nous suivons la relation entre une femme mariée (Francesca) et un photographe solitaire venu dans l’Iowa pour prendre quelque clichés de ses célèbres ponts en bois. Le film est au départ destiné à Sydney Pollack qui pense bien sûr à son ami Robert Redford pour camper Robert Kincaid, le photographe voyageur. Puis, Steven S...

Avatarium - The Fire I Long For (2019)

Tout d'abord présenté comme l'un des side-projects de Leif Edling, Avatarium tend peu à peu à couper le cordon avec la tête pensante de Candlemass, afin d'exister par lui-même. Chaque nouvelle offrande voit ainsi la griffe du légendaire bassiste s'effacer au point de voir son rôle désormais réduit à un simple patronage. Bien qu'il ne fasse officiellement plus vraiment partie du groupe, son influence n'en reste pourtant pas moins prégnante, moins pour les compositions - de plus en plus rares - qu'il signe encore que par son style reconnaissable entre mille dont se réclament les autres musiciens. Toute la difficulté pour ces derniers réside aujourd'hui dans leur capacité à faire évoluer, sans pour autant la dénaturer, cette identité très particulière que Eidling a fixée, à savoir cet alliage ensorcelant entre l'élégance d'un chant féminin et la puissance volcanique de guitares coulées dans le plomb, le tout nappé d'effluves progressives échappé...

Avatarium - Death, Where Is Your Sting (2022)

Au départ fruit de la collaboration entre Leif Edling, bassiste et fondateur de Candlemass, et Marcus Jidell, ancien guitariste d'Evergrey, Avatarium semble avoir passé ses dix premières années d'existence à tenter de s'affranchir de l'empreinte écrasante de la légende du doom suédois, qui l'a d'ailleurs quitté depuis cinq ans désormais, le laissant tracer sa propre voie. Six albums (dont le petit dernier) ont coulé sous les ponts, peaufinant une identité très particulière, modelé de prime abord dans le doom gainé de chant féminin mais auquel Jidell injecte une flamboyante dose de metal progressif et de hard rock. Résultat, Avatarium ne ressemble à nul autre. Fort de cette signature qui n'appartient donc qu'à lui, le groupe continue de tracer son chemin, de travailler son art, à son rythme, sans récolter le succès qu'il mérite, comme le démontre sa relégation en seconde division en quittant Nuclear Blast (qui l'hébergeait depuis ses débuts) pour ...