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Clint Eastwood - Invictus (2009)


Malgré son très bon score dans les salles françaises, faisant de lui un des plus gros succès de son auteur, Invictus n'en reste pas moins un film décevant de la part de Clint Eastwood. Celui-ci ne semble pas s'être beaucoup investi, donnant l'impression d'avoir accepté de le tourner pour faire plaisir à son copain Morgan Freeman. Plus à l'aise avec les recoins, les angles morts de la vie, avec des personnages au traitement moins manichéen, le réalisateur ne parvient pas à passionner totalement. Bien entendu, Invictus est inattaquable tant d'un point de l'interprétation (Freeman est bon, sans pour autant l'être plus que d'habitude) que de la mise ne scène, fluide et classique même si Eastwood abuse lors de ralentis qui ne s'imposaient pas lors du match final. 

Si les parties de rugby sont convaincantes, quand bien même les spécialistes de ce sport ont pu relever de menues erreurs, c'est cependant lors des séquences plus intimes où Mandela dévoile ses fêlures que la signature de Clint est la plus sensible, aidé par la belle partition que signe son fils Kyle. Un peu à la manière de Mémoires de nos pères (2006), Invictus est un bon film mais qui peine à émouvoir, à toucher. Un beau sujet mais ce dernier était-il suffisant pour être porté à l'écran ? Ce n'est pas certain... (07.07.2010) ⍖⍖



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TOP DE LA SEMAINE

Clint Eastwood - Au-delà (2010)

De tous les films réalisés par Clint Eastwood, Au-delà reste sans doute celui qui a la plus mauvaise réputation, considéré comme un ratage complet par beaucoup de critiques, sauf les Cahiers du Cinéma. Il va sans dire, que je ne partage pas cet avis. Hereafter n'est certes pas sans défaut, on peut lui reprocher une approche de l'au-delà naïve voire caricaturale, une partie française peu convaincante, digne d'un téléfilm. pourtant, Eastwood réussit à ne jamais sombrer, parfois de peu il est vrai, ni dans le pathos ni dans le ridicule qu'imposait ce sujet ô combien casse-gueule, grâce au classicisme élégant de sa mise en scène d'une grande fluidité et en jouant sur les clairs obscurs qui permettent de sauver du risible les séquences de spiritisme. Quelques notes de piano lui suffisent aussi pour peindre la solitude de personnages dont on sent qu'il les aime. Si les scènes du tsunami sont à couper le souffle, de même que celles de l'attentat de Londres, le f...

Doro - Doro (1990)

Si sur le papier, Force Majeure marque le point de départ de la carrière solo de la chanteuse, c’est bien ce disque éponyme - son second - qui incarne ses premiers pas hors de Warlock, son aîné n’ayant pu bénéficier d’une sortie sous la bannière du groupe que pour des raisons essentiellement juridiques. Désireuse ne plus être liée à une seule formation dont elle estime qu‘elle bride sa liberté, Doro décide donc désormais de voler de ses propres ailes, ce que confirme bien le nom de cet opus aux airs de nouveau départ. En outre, le succès aidant, elle fait le choix d’affirmer une "américanisation" de sa musique que Triumph and Agony et Force Majeure avaient déjà entamé. Fini les visuels typés heroic fantasy, la jolie teutonne s’affiche sur la pochette de Doro à la manière d’une chanteuse pop. Autre signe qui ne trompe pas : la présence de Gene Simmons (Kiss, mais est-il besoin de le préciser ?) en tant que producteur exécutif. L’avisé musicien et amateur de belles femmes col...

Paradise Lost - Medusa (2017)

Les vieux cons comme votre serviteur se souviennent encore du jour où ils ont découvert le groupe d'Halifax grâce à ce Lost Paradise matriciel dont la pochette comme sortie des enfers, continue encore de les hanter après tout ce temps. Qui aurait pu croire alors que les Anglais seraient toujours parmi nous (presque) trente ans plus tard ? Peu de monde assurément et sans doute pas les principaux intéressés eux-mêmes. Quinze albums ont coulé sous les ponts depuis 1990 comme autant de jalons d'une carrière en constante mutation. Après le retour au gothic metal qui a fait sa renommée avec Symbol Of Life (2002), Paradise Lost a entamé à partir de Tragic Idol (2012) une descente au fond d'une mine de charbon, glissement dans une obscurité sinistre dont nous pensions que le radical "The Pague Within" l'avait achevé trois ans plus tard. Pourtant, Medusa vient nous rappeler que ses créateurs furent bien au début des années 90 un des trois côtés de la Sainte Trinité ...